3 femmes sur 10 000 souffrent de fistule obstétricale au Togo, selon l’UNFPA-Togo

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La célébration le 21 mai dernier de la journée internationale pour l’élimination de la Fistule obstétricale, a été encore une fois l’occasion pour le bureau national du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA-Togo) d’informer la population sur cette maladie « grave » mais toujours méconnue.

Si en 2010, un premier recensement au Togo a permis de dénombrer 250 cas, l’enquête d’envergure menée la même année (MICS), où sur la base des signes présomptifs, la prévalence est estimée à 0, 03 %, autrement, sur 10 000 femmes de 15 ans et plus, il y a 3 qui portent la maladie actuellement.

Perforation de la paroi vaginale qui communique avec la vessie ou le rectum « à la suite d’un travail d’accouchement long et difficile», la fistule obstétricale est « caractérisée par une perte continue d’urines et parfois de matières fécales par le vagin, engendrant une souffrance physique, morale, psychologique et sociale », a expliqué le docteur Yao Agbigbi, chargé de programme santé de la reproduction à l’UNFPA-Togo.

Elle peut être également causée par les grossesses précoces, l’accès limité aux soins obstétricaux d’urgence, le manque de moyens financiers, le manque d’information relative à la fistule obstétricale et l’inexistence de mesures préventives sur une grossesse identifiée à risque.

Selon le responsable de l’UNFPA-Togo, » les femmes atteintes de cette morbidité sont souvent issues des milieux pauvres. 50% d’entre elles ont été répudiés par leur mari suivant les études de 2011″.

Débutée entre 2003 et 2004, la lutte contre cette maladie a permis l’élaboration de la loi sur la santé de la reproduction votée en 2007 et la mise en place du réseau Coalition pour la Santé Maternelle et la Lutte contre les Fistules Obstétricales (COSMALFO), qui dispose d’un plan d’action.

L’agence internationale a appuyé l’élaboration du plan stratégique de lutte contre la fistule qui court de 2013 à 2017.

Telli K.

 

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