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Acculé, le pouvoir du Prince réveille les démons de la barbarie contre les travailleurs

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Il faut dire que le Chef de l’Etat du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé a le don de la prémonition.
 
Lorsqu’en 2012, il recevait le rapport de la CVJR, le Prince avait bien soutenu que les réformes étaient indispensables, qu’il fallait impérativement les faire pour ne pas réveiller les vieux démons de la violence et de la barbarie dans notre pays. Et bien nous y sommes.
 
Lundi, c’est pratiquement le chaos à Dapaong. Tout est par terre. La ville est totalement méconnaissable, les gaz fusent de partout. La fumée des pneus brûlés aussi. Elèves, enseignants, médecins et agents de santé sont résolus à exprimer de la plus belle manière, leur ras-le-bol suite à des actes affreux posés la veille contre les travailleurs par des miliciens du pouvoir.
 
En effet dimanche, alors que les travailleurs de l’administration publique exerçant dans la région des savanes s’apprêtaient à faire leur Assemblée Générale en vue de voir la conduite à tenir par rapport au mot d’ordre de grève que venait de lancer à nouveau la STT, des miliciens armées de gourdins, de machettes et d’autres armes blanches ont fait irruption sur les lieux.
 
Sans ménagement ni retenue, ils se sont littéralement déchaînés sur ces médecins et enseignants aux mains nues, occasionnant ainsi plusieurs blessés graves.
 
Manifestement, le pouvoir du Prince a choisi de franchir, encore une fois, l’étape des muscles, de la force brute et naturellement de la barbarie.
 
Il est dérangé par les grèves des travailleurs, il en est tellement dérangé qu’il a opté finalement pour des méthodes fortes d’intimidation et de violence aveugle en vue de bâillonner cette dynamique unitaire des travailleurs qui le met dos au mur. Quelle lâcheté !
 
En réalité, l’on voyait ce danger venir à partir des propos orduriers et particulièrement agressifs tenus par le Premier Ministre du Togo lors de sa descente sur le CHR de Lomé.
 
A travers ses propos grossiers et particulièrement maladroits, il apparaissait clairement que le pouvoir tenait en aversion les responsables de la synergie et partant tous les travailleurs qui les suivent dans leurs revendications.
 
Ahoomey-Zunu les avait tellement dénigrés, tellement chosifiés que l’on a senti d’emblée qu’il voulait à tout prix susciter une sorte de révolte contre les travailleurs grévistes.
 
A l’époque l’on avait cru que c’était une bourde malsaine venue de la seule initiative du PM.
 
Mais non, lui-même affirmera gaiment qu’il l’a fait de concert avec son mentor puisqu’il a soutenu dans un droit de réponse qu’une « feuille de cigarette ne peut pas passer » entre lui et son chef.
 
Au même moment, le ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara lui apportera un soutien ferme sur radio Kanal en jurant que son chef du guvernement avait « parlé avec son coeur ».
 
C’est donc expres que toutes ces provocations sont montées en chaîne contre les travailleurs et partant contre le peuple togolais.
 
L’on comprend alors pourquoi, dans la foulée, le ministre des enseignements primaire, secondaire et de l’alphabétisation a sortie une circulaire tendant à acter le licenciement des enseignants grévistes et leur remplacement par des personnes qui seront identifiés par les directeurs régionaux de l’éducation comme étant « potentiellement capables d’exercer le métier d’enseignant ».
 
En clair, le régime du Prince n’a aucune intention de résoudre les problèmes que soulèvent les travailleurs. Il a juste envie d’activer des miliciens et probablement aussi des militaires et forces de l’ordre pour contraindre, par la force et les armes, les travailleurs à la résignation et au silence.
 
C’est une formule alchimique qui est bien connue au Togo. Elle a déjà été utilisée contre l’Alliance Nationale pour le Changement lorsque les militants de ce parti avaient initié une marche de protestation à partir d’Adewi, quartier artificiellement considéré comme chasse-gardée du régime du Prince.
 
Des jeunes avaient été drogués et armés par les affidés du pouvoir pour attaquer dangereusement les manifestants. De graves blessés avaient été enregistrés à l’époque.
 
Mais l’acte est resté non seulement impuni mais surtout soutenu par Gilbert Bawara, le ministre de l’administration territorial qui s’était arrangé à défendre cette barbarie de ces miliciens dans une émission télévisée sur la chaîne nationale.
 
Dans la foulée, suite à la réaction énergique du HCDH et d’autres organisations de défense des droits de l’homme, le pouvoir a fait croire qu’une enquête était ouverte mais jusqu’à ce jour, rien de plus. Et pourtant, à un moment donné, le ministre de la sécurité avait dit clairement que cette enquête avait été bouclé et que la liste des présumés auteurs de ces actes était mise à la disposition du procureur de la République.
 
La même formule a été mainte fois utilisée par réprimer tous ceux qui osent protester contre le style de gouvernance du Prince. C’est ainsi que des journalistes ont vu leur menton déboité par les forces de l’ordre au cours des manifestations à Lomé.

Aujourd’hui, le pouvoir du Prince réveille encore ces vieux démons à partir de Dapaong. L’objectif est précisément d’œuvrer pour museler la dynamique amorcée par les travailleurs qui, pour une fois sont unanimes autour d’un objectif commun de revendication de leurs droits.
 
De quoi sera fait demain au Togo ? Personne ne peut le prédire. Mais il est clair que le Prince et ses sbires ont choisi une voie sans issue. Ces vieux démons qu’ils viennent de réveiller risquent justement de se retourner contre eux à un moment donné. A moins qu’ils se ravisent à temps, il est fort à parier que des lendemains risquent d’être tumultueux au Togo.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 16 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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