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AGBEYOME KODJO : « Et si nous trouvons le compromis, je compte que l’alternance est à côté ».

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Le congrès de OBUTS, le parti de l’ancien Premier Agbeyome Kodjo a pris fin ce samedi à Lomé. Au cours de ce congrès, les militants du parti ont désigné M. Agbeyomé comme leur candidat à l’élection présidentielle de cette année mais ce dernier a décliné l’offre. Devant la presse M. Kodjo a explique les raisons de son refus de participer à cette élection et annonce qu’il va entreprendre une mission auprès des sages de la République et auprès de ces collègues de l’opposition pour un compromis aboutissant aux réformes avant les élections.
 
M. le président le congrès souverain vous a désigné comme candidat à l’élection présidentielle 2015, vous avez décliné l’offre. Pourquoi ?
 
Agbeyomé Kodjo : Vous savez le Togo traverse une crise profonde de confiance et une crise institutionnelle. Militant de l’opposition, la formation politique que j’ai l’honneur de diriger a toujours prôné le rassemblement des forces de l’opposition. Nous avons à chaque fois démontré cela que ce soit au moment de la création du FRAC à Paris, que ce soit au moment de la création du CST, que ce soit lors des élections législatives de juillet 2013, nous avons toujours prôné le rassemblement des forces de l’opposition.
 
C’est avec consternation que OBUTS a constaté que cette dynamique unitaire que nous avons toujours souhaité a été brisée sur l’autel des intérêts particuliers. C’est parce que cette dynamique a été brisée que vous avez vu donc la multiplication des candidatures dans un scrutin à un tour puisque les réformes que le peuple désire que l’opposition porte. Parce que certains pensent que la dictature de la minorité peut prospérer ces réformes. Donc nous aurons un scrutin à un tour. L’Opposition ou certains militants de l’opposition ont déjà annoncé leurs candidatures, ils sont si je ne m’abuse pas au nombre de 7. Je comprends les militants de OBUTS qui se sont exprimés unanimement pour que je sois leur porte-flambeau. Je comprends leur désir d’alternance dans le pays. Mais de manière objective en tenant compte des messages que la vingtaine de partis politiques qui nous ont honoré de leur présence pendant nos travaux qui me chargent de prendre des intitiatives vis-à-vis de mes autres collègues de l’opposition pour que nous puissions nous asseoir, discuter et voir si c’est possible de peser dans les négociations pour que les réformes se fassent avant les élections si nous validons cette proposition ici (NDLR : proposition de désignation par les congressistes pour qu’il soit leur candidat), je suis de facto disqualifié pour mener cette mission. C’est tout comme je cherchais l’intérêt de mon parti ou mon propre intérêt. C’est dans cette démarche de recherche de solution à la crise togolaise, au mal être des Togolais que nous avons dans un premier temps présenté un programme que les congressistes ont baptisé « Programme de la renaissance du Togo » parce que nous avons une solution pour tous les problèmes que rencontre le Togo aujourd’hui pour pouvoir offrir le mieux être aux Togolais. Je me dois de m’inscrire dans cette démarche unitaire, je me dois de ne pas me mettre en rupture avec la ligne politique du parti puisque dès demain matin je vais voir les sages du pays, je vais leur donner le programme et je vais leur demander dans une maison où il y a des sages cette maison ne peut pas être détruite, il faut qu’ils usent de sagesse pour que le Togo retrouve le chemin de la compréhension, le chemin de la raison, le chemin de l’humilité, le chemin de la responsabilité pour que nous puissions construire quelque chose de beau dans ce pays dans la joie, le bonheur que les Togolais attendent. Voilà les raisons pour lesquelles je n’ai pas voulu que OBUTS soit un problème pour l’opposition puisque notre slogan c’est que OBUTS doit être la solution.
 
A deux mois des élections, est-ce que n’est pas aujourd’hui une navigation à vue que d’aller chercher un consensus qu’on a cherché plusieurs mois durant. Ce n’est pas une perte de temps de vouloir coûte coûte ce consensus au niveau de l’opposition. Par ailleurs, cette situation ne cache-t-elle pas un malaise au niveau de votre parti ?
 
Je vais répondre au niveau de notre parti. Sans fausse modestie, le spectacle que vous avez vu que ce soit au siège ou ici est rarissime, en tout cas dans la classe politique togolaise et donc il n’y a pas de malaise. Si il y a malaise vous l’aurez senti.
 
Maintenant est-ce que ce n’est pas une navigation à vue. Vous savez moi je n’ai pas une langue de bois. 1. le désir de changement, d’alternance au Togo est très fort, personne ne peut me dire le contraire. Mais dis bien je connais, j’ai un peu d’expérience 7 contre 1 même si le 1 est nul il risque de passer. Dans un pays où on a fait des analyse qu’il manque d’éducation civique comment on peut faire la différence entre le programme de UNIR et le programme de renaissance du Togo parce que de toutes les façons les gens n’ont pas encore le niveau. On dit l’ignorance des masses est la force des leaders politiques donc je ne pense pas que l’entreprise dans laquelle je vais m’exercer à partir de demain est tardive. Nous avons deux mois. Si tous les leaders acceptent de se sacrifier un tout petit peu, de placer l’intérêt des jeunes, des femmes de ce pays, nous pourrons trouver en moins d’une semaine le compromis. Et si nous trouvons le compromis, je compte que l’alternance est à côté. Si demain, l’ensemble de l’opposition présentait un seul candidat, un seul programme et que nous investissons le terrain, je suis persuadé que nous allons gagner.
 
Le compromis d’après vous se sera quoi ?
 
Le compromis c’est puisque les autres n’ont pas de programme. Il faut savoir raison garder. Alberto Olympio lui aussi a sorti un livre dans lequel il développe les idées forces qu’il veut mettre en application, nous mettons tous ensemble et les leaders s’asseyent si on peut faire la synthèse et de toutes les façons demander à M. Jean-Pierre Fabre de descendre de son piédestal que nous puissions ensemble démocratiquement choisir qui doit aller. Je dis peut être dans cet exercice, il peut être notre candidat mais pour l’heure il n’est pas le candidat de OBUTS. Il peut être aussi le candidat d’autres partis aussi. Donc qu’il descende mais bon vous savez la dictature, l’arrogance, c’est moi d’abord, les autres après. Je pense que nous avons passé l’âge et donc ce compromis s’il peut le faire, si on s’entend sur un programme, si on s’entend sur le candidat, nous pouvons gagner les élections. Mais il faut qu’il y ait un seul candidat, s’il 2, 3, 4 il y a déjà danger maintenant il y a 8 ça pose un problème.
 
Dans deux mois le Togo et les Togolais iront aux urnes, vous Agbeyome Kodjo, vous avez bien connu Faure Gnassingbé, vous l’avez même trainer dans les couloirs présidentiels, que lui reprochez-vous aujourd’hui et qu’est-ce que vous vous changez s’il cédait la place ?
 
En fait j’étais avec un membre du gouvernement actuel qui me disait que ce qu’on reproche au président de la République actuel c’est d’être le fils de son père. C’aurait été quelqu’un d’autres peut être que le jugement ne serait pas le même. Parce que dans l’imaginerie populaire togolaise en fait on voit Gnassingbé 38+10+5 à venir voilà. Il faut que la gestion du pouvoir politique aussi il y ait une limite. Je crois d’abord qu’il y a ça dans l’esprit des gens. Et puis la conjonction de deux événements : la crise à l’interne et les effets extérieurs également qui font que le pouvoir d’achat s’est rétrécit, ceux qui ont le mal être se demande j’ai vécu des difficultés pendant 10 ans et s’il est encore élu pendant 5 ans, je continue par porter ma croix. C’est cela qu’on reproche à Faure GNASSINGBE plus que lui-même a fait certains constats qu’il y a des dysfonctionnements au niveau des deniers publics et les gens attendent que ceux qui illégalement ont pris dans la marmite nationale qu’ils justifient. On reproche aussi que l’APG qui a été l’élément de légitimité pour lui avec tout ce qui a été dit n’a pas été fait en son temps. Mais en dehors de cela c’est un désir de tourner la page, de faire venir un autre. Chacun a son style.
 
Agbeyomé Kodjo, premier ministre au lendemain des élections présidentielles, vous déclinerez l’offre ?
 
C’est une hypothèse possible !
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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Publié le 1 février 2015


Catégorie(s) : Non classé
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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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