Me Agboyibo : « Le mandat actuel de Faure doit subir la limitation »

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Le projet de loi relatif aux réformes constitutionnelles et institutionnelles envoyé à l’Assemblé Nationale par le gouvernement fait toujours polémique au sein de la classe politique Togolaise. Les partis politiques de l’opposition désapprouvent la manière unilatérale dont le pouvoir veut trancher la question des réformes politiques. Ainsi, le Président d’honneur du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) (Opposition), Me Yaovi Agboyibo a fustigé dimanche, le texte que le gouvernement vient d’envoyer aux députés afin d’en faire un.

« En toute évidence, c’est un texte à rejeter à l’Etat tel qu’il est conçu parce qu’au fond, le gouvernement sait bien qu’il y a une clé qui a été introduite dans l’Accord Politique Global (APG). C’est l’obligation de faire par consensus», a indiqué Me Yaovi Agboyibo, ancien Président du CAR.

En tant que l’un des principaux acteurs de l’APG, il a signifié par là que pour faire tout par consensus, s’agissant des réformes à opérer, il faut que tous les partis politiques s’accordent sur les sujets de fond. Il faut préciser aussi que « la manière de procéder à ces réformes a été clairement défini par l’APG».

Il s’est aussi interrogé sur la portée et la définition de la durée du mandat présidentiel de ce projet de révision de loi. Selon lui, il est clair que le mandat actuel du Chef de l’Etat doit pouvoir subir la décision de limitation. C’est pourquoi cela devrait être discuté dans le cadre pour trouver un consensus entre tous les acteurs politiques. Mais, le pouvoir n’avait pas la volonté de dialoguer avec l’opposition lors des discussions de Togotélécom2.

Sur les questions de limitation de mandat présidentiel, l’ancien Premier Ministre estime que cette limitation doit aller de pair avec le déverrouillage des institutions surtout la CENI et la Cour constitutionnelle pour rendre possible l’alternance au Togo. C’est le fait que « c’est le pouvoir qui a le contrôle à travers les modalités de choix dans ces institutions ».

Par ailleurs, l’ancien Président du parti des déshérités n’a pas rejeté l’initiative du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) d’organiser les marches d’ protestation contre ce projet de loi. Il a indiqué que tous les mouvements de pression sont nécessaires, mais le problème c’est leur gestion. « Si on sait gérer les mouvements populaires, on peut en tirer d’immenses avantages pour le peuple. Mais, si on ne sait pas les gérer, de milliers de personnes vont beau descendre dans les rues, mais cela ne donnera rien», a-t-il martelé.

 
Togo Breaking News
 

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