Agitation suspecte du Prince à propos de la violence électorale

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Ces dernières semaines, il suffit de suivre quelque journal télévisé ou radiophonique pour entendre soit Gilbert Bawara soit Yark Damehane ou encore certaines amies (intimes) du Prince « sensibiliser » les populations togolaises à propos de la violence électorale.
 
Pendant que le ministre de l’administration territoriale s’évertue à parcourir tous les cantons de la préfecture du Golfe pour passer douloureusement ce message de la non violence et de l’intérêt du vote, des associations de circonstance que parrainent des nanas comme Cina Lawson ou Victoire Dogbé et consort regroupent les populations ici et là pour passer le même message.
 
Pas de violence en période électorale, les togolais n’ont qu’à aller voter dans la paix et choisir le candidat de leur préférence !
 
Tout ça est très bien, car aucun citoyen honnête et soucieux du devenir de ce pays ne saurait faire l’apologie de la violence.
 
Mais il y a tout de même un problème et pas des moindres.
 
Qu’est-ce qui cause des violences en période électorale au Togo ? La question est sans doute essentielle et même fondamentale.
 
Elle est d’une telle importance qu’il s’avère particulièrement urgent de revisiter les réponses qui ont été données à une telle question par les différentes études commises aussi bien par l’Etat du Togo que par les instances internationales d’observation des scrutins dans notre pays.
 
En effet, les missions d’observations de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la CEDEAO, de la francophonie ou encre la commission vérité justice et réconciliation ont tous retenu le fait que les violences au Togo tiennent de l’opacité qui entoure les scrutins présidentiels ou législatifs dans notre pays.
 
A son tour, cette opacité tient du manque de transparence et d’équité de la plupart de ces scrutins.
 
Voilà pourquoi, dans l’intérêt bien compris de tout le peuple togolais, il a été unanimement recommandé des réformes politiques qui devraient contribuer à instaurer des règles claires d’équité et de transparence des scrutins.
 
Mais le Prince bien-aimé a tout simplement refusé des les mettre en œuvre. Il a délibérément mis un embargo sur ces réformes à travers des astuces aussi lâches que parfaitement irresponsables.
 
Mais alors, si tant est que les réformes en questions sont préconisées dans l’intérêt bien compris de l’ensemble des tout le peuple togolais, pourquoi alors le Prince a-t-il refusé de les mettre en œuvre avec autant d’opiniâtreté ?
 
Sans doute qu’il n’y trouve pas ses propres intérêts. Autrement dit, l’équité et la transparence des scrutins ne l’arrangent en rien. Ainsi donc, il tire toute la substance de son maintien au pouvoir à travers l’opacité qui entoure les scrutins au Togo. Il n’y a pas une autre réponse possible !
 
C’est ici que l’on trouve la réponse à toute cette agitation des sbires du Prince qui tiennent à réduire les togolais à la résignation et au silence avant, pendant et après le scrutin présidentiel prochain.
 
Il apparait clairement que sachant très bien qu’ils ont tout fait pour entretenir les mêmes conditions d’opacité autour du scrutin prochain, les sbires du Prince sont en train de s’arranger pour voler et décréter encore une fois leur victoire comme ce fut le cas par les années antérieures, notamment en 2005.
 
Ils ont manifestement réuni toutes les conditions pour récidiver dans le bourrage des urnes, dans la fraude électorale et dans le transport des urnes par les militaires ou les hommes en armes en vue de modifier les données du vote en faveur du Prince bien-aimé.
 
Bref ils ont rassemblé tous les éléments pour ramener les démons des scrutins passés, comme l’avait reconnu le Prince lui-même.
 
Et, en prévision de toute cette manœuvre, ils anticipent pour exhorter les togolais à la résignation et au silence quel que soit le coup qu’ils opéreront contre eux. Quelle curieuse logique !
 
Cela transparait net aux yeux de tout observateur avisé des réalités politiques togolaises.
 
Mais la question est bien de savoir comment l’on peut se mettre à frapper indéfiniment quelqu’un et l’empêcher en même temps de pleurer ou même de se défendre ?
 
Faure Gnassingbé est-il en train de demander aux togolais de ne pas réagir quelles que soient les preuves que ceux-ci auront du vol et de la fraude qui vont émailler ce scrutin ?
 
Il est évident que si le Prince tenait tant à un scrutin apaisé, il aurait naturellement résolu le problème à partir de sa racine en faisant simplement les réformes politiques nécessaires.
 
S’il ne l’a pas fait alors que lui-même a eu tous les rapports sur les causes de ces violences électorales au Togo, c’est sans doute qu’il tient plus à son maintien forcé au pouvoir qu’à la paix et même aux vies des pauvres togolais.
 
Toute l’agitation actuelle que l’on observe de la part des affidés du Prince appelant les togolais à la non violence n’est donc rien que du folklore.
 
Et il nous semble que beaucoup de togolais l’ont bien compris et n’ont d’ailleurs pas hésité à le cracher droit à la figure de Gilbert Bawara lors de sa tournée dans les différents cantons de la préfecture du Golfe.
 
Si Faure Gnassingbé tient à la paix et à la non-violence, qu’il ne tente plus de voler ou de frauder pour gagner l’élection présidentielle en perspective.
 
source : togoinfos
 

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