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Un an après sa sortie de la gendarmerie, Pascal Bodjona donne encore du tournis à ses pourfendeurs

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bodjona_famille

Lorsque vous n’êtes pas sûr d’abattre un buffle, n’oser jamais lui tirer dessus. Ce sage conseil du feu général Eyadema trouve toute sa raison d’être dans le descriptif que nous ferons à l’instant du dossier Pascal Akoussoulèlou Bodjona.

Il y a donc un an, le 09 avril 2013, à 18h25, Pascal Akoussoulèlou Bodjona sortait triomphalement des locaux de la gendarmerie nationale où il a été détenu pendant 7 mois 9 jours de la façon la plus arbitraire et la plus incongrue possible.

La nouvelle fut répandue comme une drainée de poudre drainant en un temps record, membres de la famille, curieux, journalistes …au domicile de celui-là qui a tout donné de sa vie et de son savoir-faire, des années durant, pour concéder une image humaine au pouvoir de l’héritier d’Eyadema.

Dans un imposant costume bleu-Marine assortie d’une cravate et d’une chemise élégamment dressées sous la veste, l’homme de Kouméa a été royalement conduit par un impressionnant cortège de véhicules et puissamment escorté par le très sulfureux capitaine Ayéwani Akapko de la gendarmerie nationale jusqu’à son domicile.

Là, une foule compacte de curieux, de témoins mais surtout de journalistes l’attendaient. Ils avaient soif de voir celui-là qui incarnait l’âme même du pouvoir du fils d’Eyadema.

Toujours souriant, encore plus requinqué que jamais, Pascal Bodjona pose ainsi les pieds dans sa coquette villa qu’il avait quittée tôt en ce samedi noir du 1 er septembre 2012, lorsque le même capitaine Akakpo avait fait irruption dans cette résidence avec à la main un chiffon que les tenants du pouvoir ont abusivement qualifié de plainte du sieur Abass El Youssef contre la personne du ministre.

Beaucoup de fatalistes avaient cru que l’audacieuse prédation de l’homme de Kouméa par le pouvoir de Faure Gnassingbé, allait sonné le glas de son histoire politique. Tant ce pouvoir est passé maître dans l’extinction des compétences et des bras valides qu’il redoute pour une raison ou une autre.

Mais voilà que le fils de Lébilaki Bodjona a la peau satinée et parfaitement dure, très dure. Vraiment ces freluquets de dirigeants avaient bien raison de le redouter. Pendant 7 mois 9 jours, ils ont tout fait pour avaler tout crue cet imposant ministre aussi massif que solide, mais en vain. Ils ont donc fini par vomir avant de l’avoir réellement avalé.

C’est donc tout gai et rayonnant d’assurance et même de véhémence que Pascal Bodjona a regagné ce jour du 09 avril, son domicile où il déclarera volontiers aux nombreux journalistes présents à son domicile.

« Je n’en veux pas à ceux qui ont cru, par une procédure inique, atypique, acrobatique, et illégale à tout point de vue, m’interpeller et me garder pendant des mois à la gendarmerie. J’ai intérêt plus que quiconque à ce que ce dossier aille jusqu’au bout pour que l’on me dise ce qu’on me reproche. Je suis innocent et ceux qui me poursuivent le savent ».

Il n’avait là, fait que donner le ton d’une farouche et redoutable bataille juridique et judiciaire qu’il était prêt à engager, ensemble avec son cortège d’avocats spontanément constitués à ses côtés, pour non seulement prouver son innocence dans cette ténébreuse affaire mais surtout pour laver le vilain affront que les prédateurs du droit et de la justice avaient cru pouvoir lui faire suer.

Un an après, cette bataille continue de plus belle avec autant de soubresauts que d’incongruités, de démences et de délires. C’est sans blague. Pascal Bodjona est redouté, vraiment !

Le pouvoir de Faure Gnassingbé a le feu aux fesses et ne sait vraiment par quel bout prendre pour se sauver la face, tant l’aventure contre la personne de Bodjona était risquée, trop risquée. Et, plus le temps passe, plus les masques tombent et dénudent systématiquement l’ensemble des artisans de cette cabale combien immorale, bestiale et forcément inintelligente.

Ils auront tout fait, tout tenté sans pour autant trouver le fil conducteur d’une action saine qui pourra leur permettre de démolir réellement l’homme de Kouméa. Finalement, de guerre lasse, la chambre d’accusation a été obligée d’annuler purement et simplement la fameuse procédures infestée de toutes les immondices le 06 décembre 2013 et de condamner l’Etat togolais aux dépens. La chambre ira plus loin en déclarant ce qui suit.

« Attendu en effet que les faits de complicité d’escroquerie pour lesquels Monsieur Bodjona Akoussoulèlou Pascal est poursuivi devant le premier cabinet étaient déjà connus du juge d’instruction du 4ème cabinet ; que le Magistrat instructeur étant saisi in rem, nul n’était besoin de diligenter une procédure contre Monsieur Bodjona Akoussoulèlou Pascal au sujet des mêmes faits, étant entendu que c’est au juge d’instruction du 4ème cabinet qu’il revenait en vertu des dispositions des articles 13, 14 et 63 du code de procédure pénale de poser ou de décider de tous actes d’investigation relativement auxdits faits, qu’en ayant agi en marge des textes susvisés comme ils l’ont fait, les acteurs judiciaires concernés ont exposé la présente procédure à une nullité certaine ».

Ceux qui ont des bribes de connaissances en droit, savent d’emblée, à partir de cette analyse de la chambre d’accusation ayant abouti à l’annulation de la procédure querellée, que l’acte posé dans le dossier Bodjona est plus que grave et s’apparente de près à une démence « des acteurs judiciaires » initiateurs de cette procédure.

De tout bon sens, l’on doit logiquement s’attendre à ce que le sieur Bodjona soit dédommagé par cette justice qui a donc agi en marge de la loi pour ensuite infliger une interpellation illégale, une détention arbitraire ainsi que des inculpations et des placements sous contrôle judiciaire tout à fait en marge de la loi.

Mais hélas ! L’immoralité politique continue de saouler les gens au sommet de l’Etat togolais. C’est ainsi qu’ils vont décréter une deuxième inculpation du ministre Bodjona dans la première procédure le 04 décembre avant même que cette chambre d’accusation ne rende son arrêt annulant la procédure viciée.

Du coup l’homme de Kouméa s’est retrouvé avec deux inculpations, deux placements sous contrôles judiciaires pour les mêmes faits concernant les mêmes parties. Quelle violation flagrante de la règle non bis in idem !!!!

Du jamais vu en droit, ni au Togo ni ailleurs dans le monde !!!!

En le faisant ainsi, les pourfendeurs du droit au Togo espéraient pouvoir étouffer définitivement le redoutable ministre et ses conseils. C’était naturellement sans compter avec les méandres atypiques que contient ce dossier.

Ils n’avaient certainement pas vu la pièce d’audition du ministre Bodjona en date du 18 mars 2011 par la gendarmerie nationale, au moment où ce dernier exerçait de plains pieds en qualité de ministre de la République.

Or cette audition était faite en violation flagrante et délibérée de l’article 422 du code de procédure pénale qui donne un statut spécial et un mode spécial d’audition des membres du gouvernement.

Voilà qui leur sert à nouveau la gorge. Impossible d’envisager une sortie honorable pour ces prédateurs des libertés dans ce dossier autrement que par la folie ou le délire qui arrache tout bon sens et toute raison.

Mais tout compte fait, le dossier Bodjona se retrouve une fois encore à la cour suprême qui vient d’ailleurs, le 03 avril dernier de recevoir les mémoires soutenant le pourvoi formulé de droit par pascal Bodjona et ses conseils.

L’on attend bien de voir si cette cour qui avait brillé en novembre dernier par un arrêt particulièrement délirant, va enfin se rattraper en disant, au moins une fois, le droit dans ce dossier.

Les plaisantins du régime ont dit qu’il s’agit d’un dossier judiciaire, ils ont affirmé que c’est une question de droit. Nous y sommes. Faisons alors du droit dans toutes ses dimensions, sans retenue ni recul…Quelle honte !!!

Mais ce qui est évident, c’est que le Ministre Bodjona tel qu’il a agi jusqu’à ce jour a bien donné la preuve que jamais, il ne saura démordre devant le non-droit, l’arbitraire et l’injustice.

Si les magistrats au Togo sont autant sous la coupe du régime en place, sans doute qu’il existe d’autres créneaux où les gens gardent encore le sens de l’honneur et de justice.

Il apparait alors évident que ce n’est pas à cette étape du combat que le fils d’Antoine Bodjona saura abdiquer surtout qu’il dispose encore de solides armes à la main.

Que ceux à qui il reste encore un minimum de bon sens et de raison entendent. Pacal Bodjona a encore le vent en poupe.

Il a une famille attentive qui l’écoute et le soutient. Il a un cortège armé d’avocats et de juristes qui lui donnent de la matière.

Il a enfin de l’énergie et de la persévérance qui alimentent son désir vorace de faire triompher la vérité dans cette ignominieuse affaire. « Que ce soit au Togo ou ailleurs, il saura donc se faire entendre », affirment des proches de l’homme de Kouméa.

De plus, le redoutable homme politique consume lui-même le code de procédure pénale au quotidien. Il sait où se trouvent ses droits, il a une parfaite connaissance de ce que lui confère la loi, telle qu’elle est conçue par le législateur. C’est donc avec beaucoup de sérénité qu’il suit le cours des événements dans ce dossier aussi grossier que puéril.

Mais pour l’instant, il fait bien de pousser ses pourfendeurs au bout du rouleau, de leur faire sortir toutes leurs cartouches et toutes leurs munitions. Ils s’affichent chaque jour dans leur bassesse, dans leur démence et dans leurs incongruités juridiques qui les plongent dans le ridicule et l’immoralité absolue.

Et quand l’homme se décidera demain à se faire entendre au Togo et hors du Togo parce que ces gens auront vraiment fini d’afficher leur mauvaise foi et leur lâcheté, c’est de bon droit que sa voix va porter et personne ne lui en voudra de chercher à casser la baraque…

 
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Publié le 11 avril 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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