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Me Apévon : « Si nous ne créons pas un rapport de force devant ces gens-là, nous irons à Canossa »

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arc-enciel


Les travaux du dialogue inter togolais ont pris fin mardi dernier avec l’adoption du rapport final en l’absence des parties prenantes de l’opposition qui dénoncent le manque de consensus sur les douze (12) points qui ont fait objet de discussion. L’Honorable député Me Apévon Dodji de la coalition Arc-en-ciel réagit par rapport à ce énième échec du dialogue Togolais sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles.
 
En effet, pour le président du comité d’Action pour le renouveau (CAR), le parti au pouvoir a sciemment programmé l’échec du dialogue. Me Apévon relate que durant toute la durée des discussions, les délégués du parti Unir, parti au pouvoir ont refusé de se prononcer sur les points inscrits à l’ordre du jour. Ce qui a enlevé aux discussions, le caractère d’un dialogue. « Comment peut-on dialoguer quand on ne connaît pas la position de l’autre sur le sujet et qu’il ne s’exprime pas ?», se demande le responsable d’Arc-en-ciel.
 
Me Dodji Apévon a appelé l’opposition à créer un rapport de force pour mettre en difficulté le pouvoir en place afin d’avoir les réformes nécessaires avant l’élection présidentielle de 2015. Pour ce faire, l’opposition doit parler avec unité et personne ne doit prêcher pour sa chapelle, a préconisé le président du CAR.
 
Togobreakingnews : Comment s’est déroulé le dialogue Togotélécom 2 qui est finalement considéré aujourd’hui comme un échec ?
 
Me Dodji Apévon : On a participé à toutes les phases de ce dialogue. Nous avons participé aux débats sur les douze (12) points que nous avons inscrits au chronogramme. Mais, nous avons voulu pour notre part que le dialogue passe à sa deuxième phase qui est pour nous celle de la recherche du consensus parce qu’un dialogue ne consiste pas à venir pour faire le catalogue des point de désaccord et se séparer. Et lorsque nous avons constaté les points de désaccord, nous avons voulu que le facilitateur nous aide dans la 2e phase à rechercher absolument un consensus entre les protagonistes. Mais on nous a dit non parce qu’on devrait respecter un délai que le dialogue devrait normalement finir le 31 mai dernier. Comme ce n’est pas fini, on nous a donné deux jours supplémentaires. Les deux jours sont passés et on doit se séparer.
 
Mais, nous avons demandé sur quel résultat on se sépare ? On nous dit qu’il faut adopter un rapport et après, c’est terminé. Nous avons refusé parce que l’objectif que nous avons en venant au dialogue, ce n’est pas de venir ressasser seulement les points de divergence et puis se séparer. Nous avons appris aussi que l’objectif poursuivi par le gouvernement est de venir à ce dialogue pour demander au parti au pouvoir (UNIR) de ne pas participer aux débats, constater que rien n’a bougé et renvoyer finalement le dossier à l’Assemblée Nationale. C’est trop malin. Et c’est pour ça que nous avons dit que cette manière assez spéciale de faire les choses dans notre pays, nous ne pouvons pas y participer. S’ils veulent adopter le rapport, ils n’ont qu’à y aller mais nous nous ne pouvons pas nous associer à cette mascarade.
 
Mais, au moment où on était parti, comprenons-nous très bien, tout était terminé. Mgr Barrigah a dit que les débats étaient clos. Personne ne parlera plus de dialogue. La seule chose qui restait à faire, c’est d’adopter le rapport et de partir. Et nous étions partis en ce moment-là.
 
Togobreakingnews : Maintenant que l’échec est constaté, quelle sera alors la suite ?
 
Me Dodji Apévon : La suite, je ne sais pas. C’est le gouvernement qui nous dira ou c’est le facilitateur, s’il est encore dans son rôle d’apporter quoi que ce soit. Mais, ça a été malheureux de constater qu’on s’est rassemblé dans cette salle pendant une dizaine de jours et que malgré l’attente des populations, on n’ait ramené aucun résultat. C’est vraiment triste et dommage!
 
Togobreakingnews : A vous entendre, c’est dire qu’il n’y a eu aucun accord sur le moindre point…
 
Me Dodji Apévon : Mais, est ce qu’on peut être satisfait ? On a au contraire de l’amertume. Je dirai même qu’on est furieux qu’on nous ait perdu du temps. Et j’ai dit, au moment où je partais, à la délégation du parti UNIR que si elle savait que leur parti n’allait rien concéder à ce dialogue, ils auraient pu maintenir leur position selon laquelle, les choses ne vont pas se faire dans un cadre structuré mais plutôt à l’Assemblée Nationale. On aurait gagné au moins dix (10) jours pour aller faire autre chose, au lieu de nous perdre le temps pour venir prendre des sandwiches aux frais du contribuable Togolais. Cet argent-là, on aurait pu le donner à d’autres que de faire ce qu’on a fait là-bas. C’est tellement dommage !
 
Togobreakingnews : Mais le facilitateur a dit que les divergences tournaient autour de deux (2) points essentiellement la limitation du mandat présidentiel et le mode de scrutin pour les élections; Quels étaient votre avis et votre proposition ?
 
Me Dodji Apévon : On vous l’a dit à plusieurs reprises que UNIR a refusé de se prononcer sur ces points. On fait de tour de table, nous on a dit clairement ce qu’on voulait. Mode de scrutin, on voulait les deux tours ; limitation du mandat on a dit cinq (5) ans renouvelable une seule fois et qu’il faut faire en sorte que ce que la constitution de 1992 a prévu sur deux(2) mandats soit inscrit. C’était notre position à Arc-en-ciel et aussi à l’ANC-ADDI. L’UFC dit qu’elle veut qu’on retienne ce que le CPDC rénové a dit, cinq (5) ans renouvelable mais qu’il faut mentionner que la loi n’est pas rétroactive. Sur le mode de scrutin, l’UFC dit qu’elle est pour les deux tours de scrutin.
 
Curieusement et malheureusement, le parti au pouvoir ne s’est pas prononcé sur le sujet. Alors, comment vous pouvez faire un dialogue si l’autre ne vous dit pas sa position ? Si au moment du dialogue il a dit sa position, vous pouvez au moins dire que si c’est comme ça, faisons ceci ou cela. Ce n’est que le dernier jour qu’on partait et finalement, qu’ils ont dit qu’en tout cas, le mode de scrutin, c’est un tour ou rien. Ils ne sont pas allés à ce dialogue dans l’esprit d’apporter quelque chose ou de contribuer à apporter une solution. Ils sont allés juste pour bloquer et faire constater que le dialogue ne peut rien donner.
 
Togobreakingnews : Est-ce qu’il y a encore un espoir que les réformes constitutionnelles et institutionnelles aboutissent avant 2015 ?
 
Me Dodji Apévon : La réponse à cette question dépend de la réaction que l’opposition va apporter à la situation parce que si tout cela qui se déroule doit aller un peu plus loin et mieux que ce que nous avons fait, c’est l’appel de rapport de force qui le fera. Si nous créons de vrais rapports de force en face du pouvoir en place, on aura la réponse. Au lieu de raisonner comme on a commencé à le faire depuis un certain moment dans l’opposition que chacun prêche pour sa Chapelle, il faut sortir de ce carcan.
 
Si on reste dans ce carcan, ces gens-là vont nous avaler un à un. Ils vont nous broyer un à un. Alors, il est temps que chacun comprenne que la politique de moi seul ne payera pas. Nous devons taire nos égos et reconstituer une force de l’opposition avec l’humilité nécessaire qu’il faut pour chacun et faire face à ces gens-là ; sinon nous irons tous à Canossa.
 

Commentaires

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1 Réponse pour “Me Apévon : « Si nous ne créons pas un rapport de force devant ces gens-là, nous irons à Canossa »”

  1. Mikodjime Tovi dit :

    Nous interpelons, nous peuple Togolais, la conscience de l’armee togolaise. Trop c’est trop. Que chaque togolais se sente concerne. Que l’armee sache que continuer a servir Faure, c’est continuer a servir Eyadema pourtant mort. Et respecter les paroles d’un mort jusqu’a ce niveau revele de la pure imbecilite. Tovi

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Publié le 8 juin 2014


Catégorie(s) : Non classé
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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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