Braquages/Insécurité : Les malfrats utilisent un « mode opératoire très rodé », selon Gerry Taama

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Les malfrats qui sèment la terreur ces dernières semaines à Lomé et sur certains tronçons à l’intérieur du pays à travers des braquages et des tueries, utilisent un « mode opératoire très rodé », a affirmé ce mercredi sur une radio privée, Gerry Taama, président du Nouvel Engagement Togolais (NET, opposition).

Ancien militaire, M. Taama avait intégré à 24 ans, l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (France) où il a été formé. Ce dernier était instructeur à Ecole de Formation des Officiers des Forces Armées Togolaises (EFOFAT) à Pya (Nord) avant de quitter l’armée togolaise.

Les malfrats utilisent « un mode opératoire très rodé, avec une bonne logistique. Et ce sont des gens qui connaissent surtout les temps d’intervention de nos forces de sécurité. Et ça, c’est très inquiétant », a déclaré sur radio Victoire Fm, Gerry Taama, âgé de 39 ans.

« C’est très facile pour ces individus de faire leurs opérations à motos qu’en voiture. Ils tournent dans deux virages et disparaissent. Ce sont des gens qui savent ce qu’ils font, ils ont une bonne maîtrise de ce genre d’opération », a-t-il souligné.

Selon lui, ces malfrats ne sont forcément pas des militaires : « Il faut plutôt insister sur la détermination de ces gens, au lieu de penser que nos forces ne seraient pas suffisamment réactives. Car, il faut compter au minimum une trentaine de minutes à une heure, pour que des gens dont la mission n’était pas justement de réagir sur ce genre de théâtre, puissent agir ».

« Il est important qu’on soit doté de moyens aériens : un ou deux hélicoptères assez légers. Nous devons également renforcer le dispositif de vidéo-surveillance à certains endroits », a suggéré le président du NET.

Dimanche dernier, des commerçants qui s’apprêtaient à voyager avaient été braqués aux environs de 11H30 sur le parking de l’aéroport international Général Gnassingbé Eyadéma, par des individus armés de Kalachnikov. Bilan : deux morts, trois blessés et une importante somme d’argent emportée.

Ce braquage intervient après ceux d’Avépozo (juillet), de l’établissement Fontana au grand marché (août) et du tronçon Atakpamé-Notsé (15 septembre).

Le ministre de la sécurité, le Colonel Yark Damehame avait appelé dimanche dernier, la population à sortir de son « mutisme » pour collaborer avec les forces de l’ordre, afin que ces individus hors la loi, soient démasqués.

« C’est un acte de banditisme que nous vivons depuis un certain moment. Nous devons tout faire pour mettre hors d’état de nuire, ces individus sans foi ni loi », avait-il martelé, invitant la population « à ne pas céder à la panique ». FIN

Junior AUREL

Savoir News

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