Claude Améganvi : « mes amis sont tombés dans le piège du régime RPT/UNIR »

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« Pas de compromission, ni de compromis avec le régime de Faure Gnassingbé qui doit tout simplement dégager du pouvoir ».

Telle est la position exprimée dimanche sur une radio locale par Claude Améganvi, le président du Parti des Travailleurs pour dénoncer les récentes concertations entre le premier ministre et les partis politiques parlementaires, la rencontre du chef de l’Etat et Jean-Pierre Fabre, le financement public des partis politiques et la loi qui crée le statut du chef de file de l’opposition.

Pour lui, le régime en place a démontré pendant 41 ans qu’il est au pouvoir et qu’il ne veut pas le quitter et les élections qui sont organisées sous son règne ne peuvent jamais être qu’une mascarade électorale.

« Ce qui le confirme de manière absolue, ce sont les élections législatives du 25 juillet dernier qui ont administré aux yeux des Togolais que la solution à la crise togolaise ne peut jamais venir par la voie des urnes. A partir de là, il faut en tirer les conséquences, se réorganiser et se préparer pour mener la lutte sur d’autres stratégies », a-t-il expliqué avant d’ajouter que les stratégies qui se développent actuellement se font « à froid ». « On ne peut pas aller négocier avec un pouvoir qui ne veut pas quitter tant qu’on n’a pas montré qu’on a la force et la puissance de la population », a-t-il regretté.

Sur la question de la loi portant statut de l’opposition et de chef de file de l’opposition que Jean-Pierre Fabre porte aujourd’hui, l’ancien responsable du Collectif « Sauvons le Togo » (CST) se dit « désolé «  que « ses camarades et amis » des différents partis de l’opposition tombent « immanquablement » à chaque fois dans le piège des machinations et de la division que leur tend le régime UNIR/RPT aujourd’hui.

« C’est au Burkina Faso que le statut de leader de l’opposition a été institué délibérément par Blaise Compaoré pour discréditer totalement le principal responsable de l’opposition. En lui donnant des privilèges et avantages, il savait que celui-ci allait s’en glorifier et à partir de là se discréditer totalement aux yeux de la population, ce qui ferait qu’assez facilement, il l’éliminerait de l’échiquier politique. Je ne peux pas comprendre qu’au moment où cette loi a été instituée, elle a été dénoncée, mais quelques temps après, mes propres amis qui l’ont dénoncée tombent dans ce piège qui continue de semer un vent de division extraordinaire », a-t-il souligné

A le croire, cela rend la tâche extrêmement facile au régime RPT/UNIR. « Là où les forces qui parlent au nom du peuple togolais doivent rester unies pour combattre le régime que nous avons en face, les voilà qui avec un simple statut qui renvoie à un certain nombre d’avantages douteux, se divisent et se déchirent au grand dam de la population ».

Dernier sujet abordé par M. Améganvi, c’est le cas d’Hilaire Logo Dossouvi, l’un des artisans de l’insurrection du 5 octobre 1990, décédé il y a quelques jours. « Je ne suis pas attristé par la mort d’Hilaire Logo Dossouvi et pour ma part, je ne lui rendrai jamais hommage pour la simple raison qu’on ne construit pas une nation avec la compromission et les trahisons, en éduquant la jeunesse dans l’idée que quel que soit ce qu’on fasse, aujourd’hui on adopte des positions justes et courageuses mais demain, on va passer à l’opposé », a-t-il ajouté.

Telli K.

 

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