Décès de l’Ambassadeur Adéwui: une affaire qui dérange

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Soixante douze heures après le décès accidentel de l’Ambassadeur du Togo en République du Gabon, c’est presque le black-out officiel. A Libreville comme à Lomé, on tente d’en dire le moins possible sur une affaire qui dérange en haut-lieu.

Au Gabon, rien ne filtre sur l’enquête dans l’accident qui a coûté la vie au diplomate togolais, dans la nuit du samedi au dimanche à Libreville. La presse locale fait son travail en relayant des informations collectées auprès des riverains du lieu où s’est produit l’accident. Le ministère des affaires étrangères ne fournit pas d’information officielle, quelques agents se contentant de distiller des révélations sur la vie du représentant du Togo. Du côté de Lomé, c’est la langue de bois qui prévaut. Après avoir annoncé que toute la lumière serait faite sur l’affaire Robert Dusseh, le Ministre des affaires étrangère s’enferme et semble se débiner.


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L’automobile que conduisait l’ambassadeur, sortie de la mer avec les corps des deux infortunés.

D’après les informations de notre rédaction, les présidents des du Togo et du Gabon se seraient parlé au téléphone le lundi au sujet de la mort d’Adewui. Faure Gnasssingbé et Ali Bongo sont visiblement pressés d’en finir. Des instructions auraient été données pour le rapatriement rapide du corps du diplomate à Lomé. Les consignes seraient de “préserver la dignité du défunt”. Rien de précis n’est dit au sujet de la jeune dame qui tenait compagnie à Essohanam Adewui et qui est également morte dans l’accident.

Sur les réseaux sociaux, les photos des corps de l’ambassadeur et de sa cavalière d’infortune font le buzz. Des internautes spéculent sur les circonstances de l’accident et les questions de mœurs suscitées par l’affaire. Chacun y va de son détail, mêlant morale et affaire d’Etat.

Il est possible qu’on n’en sache jamais plus sur les réelles conclusion de l’enquête. Mais il serait utile que les autorités gabonaises et togolaises communiquent franchement sur l’accident et permettent aux deux familles éplorées de s’occuper des deux victimes, dans un minimum d’assurance.

 
Le Temps
 

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