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Encore un autre juge pour gérer le dossier Bodjona !!!

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L’histoire retiendra qu’à un tournant de la vie politique et juridique togolaise, un dossier a eu à défrayer la chronique et battre le record de succession des juges d’instruction dans sa gestion. Il s’agit bien du dossier Bodjona.
 
Alors qu’hier, nous faisions état d’un nouveau rendez-vous que ce redoutable homme politique a avec la Cour Suprême pour ce jeudi, il nous revient que dans la foulée, le juge chargé du quatrième cabinet d’instruction qui était en charge de ce dossier a été subitement muté de son poste.
 
Komi Somdina est ainsi remplacé dans la gestion de cet épineux dossier par un certain Adinka, un autre juge d’instruction. Avant Somdina, c’était le juge Kéléwani Mataké, un beau-frère de l’avocaillon de Pya, qui avait géré ce dossier. Puis, une autre branche de ce même dossier a été confiée à un certain Symphorien Bitassa à l’époque doyen des juges d’instruction.
 
C’est ce dernier qui le premier, avait pris le risque d’inculper sauvagement Pascal Bodjona dans une deuxième procédure acrobatique qui finira par mourir d’elle-même un an plus tard après avoir causé un préjudice incommensurable à l’ancien ministre d’Etat de Faure Gnassingbé.
 
Les choses se seraient arrêtées là que les togolais auraient déjà pardonné à cette justice ses sempiternelles divagations et les torts qu’elle a bien pu causer à Pascal Bodjona et à bien d’autres citoyens innocents. Mais hélas !!!
 
Les braconniers du droit au Togo, alchimistes de leur état, ont trouvé le moyen de réengager Pascal Bodjona dans la première procédure de ce même dossier où il a été inculpé par Komi Somdina le 04 décembre 2013 alors même que la deuxième procédure où il était déjà inculpé, était encore en souffrance auprès de la chambre d’accusation qui, deux jours plus tard, finira par l’éteindre définitivement de fait de son caractère illégal, arbitraire et même démentiel.
 
Ce 04 décembre, le juge Somdina aurait bien fait son travail de magistrat que les conseils de Pascal Bodjona se seraient tus pour avancer dans la procédure et permettre l’audition aisée de leur client sur le fond de cette rocambolesque affaire d’escroquerie internationale.
 
Malheureusement, ce juge de Pissari dans la Binah, tiraillé par les injonctions du ministre imposteur, spécialisé dans l’égarement des âmes au Togo et naturellement les pertinents éléments de droit que soulevaient les avocats de Pascal Bodjona, a fini par tomber dans la piraterie judiciaire pour faire plaisir à ces « chefs hiérarchiques ».
 
Mais oui, que personne ne soit étonné du fait qu’au Togo, un juge d’instruction, juge de siège par essence, a des chefs hiérarchiques. Un peu rigolo n’est-ce pas ?
 
Il s’agit bien du procureur de la République qui se prend naturellement comme un chef pur et dur des juges d’instruction.
 
Il s’agit aussi du doyen des juges d’instruction et même du ministre garde des sceaux qui n’hésite guère à appeler le juge d’instruction pour lui donner expressément la conduite à tenir dans des dossiers signalés comme bien sûr celui de Pascal Bodjona.
 
Il est par ailleurs arrivé des occasions où des ordonnances concernant Pascal Bodjona ont été rédigées au cabinet du doyen des juges d’instruction en lieu et place de celui du quatrième ; l’en-tête oublié sur ces ordonnances, les a trahis par moment.
 
Voilà comment, de bourde en bourde, de bévue en bévue, de forfaiture en forfaiture, les pourfendeurs de la justice au Togo sont bien obligés de multiplier la succession des juges dans la gestion de ce dossier singulier.
 
Komi Somdina sort donc de ce dossier la tête basse, honteusement après s’être aussi facilement rendu complice d’un préjudice moral et juridique aussi lourd contre un homme d’Etat. Que lui restera-t-il de digne ou de valeureux pour le reste de son parcours professionnel ?
 
Quel jour nos magistrats comprendront-ils qu’il est particulièrement dangereux pour eux et pour leur carrière de jouer le jeu des politiciens pour s’égarer aussi littéralement du droit qu’ils sont appelés à dire dans la droiture et l’équité ?
 
Symphorien Bitassa avait cru que son zèle qui a consisté à inculper et à déposer Pascal Bodjona à la gendarmerie nationale de Lomé, allait être amplement récompensé par le Prince. Il s’est retrouvé parachuté à la cour d’appel de Kara tel un chien atteint de gale.
 
Avant lui, un certain N’Dakena en sa qualité de procureur général avait courbé l’échine devant Massina et consort pour ne pas mettre en exécution une décision de la Cour Suprême ordonnant la libération de Agba Bertin. Ce juge Nawda s’est retrouvé garé quelques mois plus tard à la Chambre Administrative de la Cour Suprême, complètement rangé dans les oubliettes.
 
Aujourd’hui, Komi Somdina rentre lui aussi dans les oubliettes recalé au 5ème cabinet d’instruction, sans récompense véritable alors même que sa main a déjà servi à faire un mal injuste et peut-être ineffaçable dans la vie de Pascal Bodjona.
 
Dormira-t-il vraiment ? Aura-t-il la paix du cœur tout le restant de sa vie ? C’est vraiment triste pour le Togo et en même curieux que nos fameux magistrats se laissent encore beurrer les yeux avec autant de facilité par la mafia politique à la mode au Togo.
 
Alors après Adinka, qui d’autre viendra encore s’occuper de ce dossier infesté de toute part par des incongruités juridiques et pesté de tant d’immondices juridiquement insurmontables ?
 
Nous ne saurions répondre à cette question en lieu et place du Prince et de ses acolytes.
 
Mais ce qui par contre est certain, c’est que le feuilleton Bodjona est loin de finir sauf si, par extraordinaire, les gens se résolvaient enfin à ressusciter la raison et le bon sens dans la gestion de ce dossier.
 
Sinon, tant qu’ils resteront dans cette logique immorale et amorale d’abattre Pascal Bodjona par ces acrobaties juridiques ; ils auront toujours du fil à retordre car le droit est comme le soleil dont le rayonnement ne saurait être caché par une simple main.
 
togoinfos
 

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Publié le 15 octobre 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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