Éperviers du Togo : L’horizon se dégage pour le recrutement du successeur de Didier Six

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De mémoire de journaliste, jamais un appel à candidature pour le recrutement d’un sélectionneur national au Togo, n’a suscite autant d’engouement. C’est aussi la première fois que des candidats s’y prennent par une approche qui frise l’inédit.

C’est quasiment un mois après la clôture du dépôt des candidatures pour le choix du sélectionneur national, que la composition du « Comité technique mixte d’études des dossiers de sélectionneur national et de rédaction de contrat », est rendue publique. Aucune information officielle n’est cependant disponible sur les dossiers de candidatures enregistrés au secrétariat de la Fédération Togolaise de Football (FTF). Selon nos informations, Gabriel Améyi après avoir ignoré plus d’une invite de la ministre des sports de lui transférer les dossiers de candidatures, a tenté de dépouiller le comité technique de ses prérogatives.

La FTF a pris soin d’éliminer 17 candidatures sur les 30 enregistrées au niveau du secrétariat de la FTF. Gabriel Améyi a donc pris soin d’aligner des candidatures qui lui permettraient de reconduire d’anciennes pratiques dans la sélection des joueurs, souvent dénoncées dans la presse. Bien évidemment, Didier Six reste en course tout comme 07 des candidats togolais dont Tchanilé Tchakala, ancien sélectionneur adjoint.

Le mercredi 09 avril, un évènement inédit dans un processus de recrutement sur appel à candidature non restrictif, s’est produit. Deux candidats, Abraw Samer et Bawa Bako, ont annoncé le retrait de leur candidature au profit de Tchanilé Tchakala. Une initiative qui soutiennent t-ils, est destinée à donner des chances à une préférence nationale. Mais l’autre hic, c’est que cette manœuvre est à l’actif de l’association des entraineurs de football du Togo.

On se croirait dans un processus électoral où des candidats désistent en faveur d’un autre. Seulement ici, nous sommes bien dans un processus d’appel à candidatures, où seules ne devraient valoir que, les critères retenus dans l’appel à candidatures ainsi que les prétentions salariales et autres projet sportif et méthode de travail soumis à appréciation par les candidats.

Sur le fond comme dans le fond au regard de certaines considérations qui ont toujours été dénoncées dans le landernau des techniciens du football au Togo, la scène de la bande à Abraw Samer pose de nombreux problèmes et ne rassure guère sur la maturité de ces prétendants aux premiers rôles aux commandes des Eperviers du Togo.

Etre un entraineur de haut niveau, du standing auquel se sont hissés aujourd’hui les cadres de la sélection nationale ainsi que les prétentions légitimes du Togo sur le continent, c’est aussi avoir le sens de la tactique. Or, cette stratégie qui consiste pour des techniciens togolais à avoir une préférence au sein du lot des Togolais, est de nature à faire perdre la partie à la nécessaire cohésion entre Togolais.

Ils sont d’ailleurs nombreux les fanatiques des Eperviers du Togo à dire tout haut que dans le contexte actuel et au regard des pratiques au niveau de l’instance faitière du football national, il vaut mieux opter pour un technicien expatrier de haut niveau. En outre, il est impérieux de requérir l’avis des cadres de la sélection nationale sur le profil d’entraineur souhaité. Cette pratique est courante dans toutes les sélections nationales, et à l’avantage d’associer ces principaux acteurs, à la réflexion sur le profil du sélectionneur national.

Composition du Comité technique :

– M. Salokoffi Kodjo, directeur national des sports et loisirs ;
– M. Manou Mensah Adjiwanou, chef d’inspection des sports et des loisirs , attaché de cabinet ministère des sports et des loisirs ;
– M. Koudjonou Yawo Midodji, profeessseur adjoint d’EPS, entraîneur de football/formateur ;
– M. Bédinadé Biréani Essohana, chef de la division études budgétaire à la direction ds budgets ;
– M. Lengue Yemboite, directeur adjoint de la fonction publique ;
– M. Djahlin Kokou Adjé, inspecteur du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale ;
– M. Améyi Gabriel ; Président du bureau exécutif de la FTF ;
– M. Degbovi Koffi, membre
– M. Boukpessi Babanasssim, membre ;
– M. Elitsa Koadjo Lanou, ancien DTN de la FTF

Dans un premier temps, le comité technique procèdera à la notation et au classement des candidats suivant un barème préétabli. Cinq (05) candidats seront retenus à la suite de cette étape pour être soumis chacun à une contre-expertise médicale et une interview. Ils devront aussi exprimés chacun leurs prétentions financières.

Le Comité qui va dégager le nom du sélectionneur à l’issue des deux étapes, dispose d’une semaine pour produire les résultats de leur travail. Ce délai est susceptible d’une prorogation, souligne l’arrêté ministériel portant s création et nomination des membres.

 
koaci
 

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