Eric Dupuy : « Si M. Aganahi et le gouvernement togolais s’enferment dans cette obstination, ils seront responsables des drames qui peuvent survenir au lendemain de l’élection présidentielle du 25 avril 2015 »

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A quelques jours du scrutin présidentiel du 25 avril prochain, le ton se durcit du côté du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) dans la contestation du système unifié de compilation et de centralisation des résultats dénommé « SUCCES ».
 
A la suite du courrier adressé par le candidat du CAP 2015, Jean-Pierre Fabre au chef de l’Etat, Faure Gnassingbé pour exiger l’abandon « pur et simple » de ce système considéré par le regroupement de partis politiques de l’opposition comme « un instrument de fraude électorale », Eric Dupuy, secrétaire national en charge de la communication de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), parti membre du CAP 2015, a mis en garde le gouvernement sur l’utilisation de ce système.
 
« Si M. Aganahi et le gouvernement togolais s’enferment dans cette obstination que nous ne comprenons pas, ils seront responsables des drames qui peuvent survenir au lendemain de l’élection présidentielle du 25 avril 2015 », a déclaré le responsable du CAP 2015 sur la radio Victoire FM.
 
Selon lui, M. Clément Aganahi n’est pas membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Par conséquent, a-t-il ajouté, « il n’a aucune autorité pour collecter les résultats, encore moins pour les annoncer. C’est une violation de la loi et de la volonté des Togolais ».
 
Au CAP 2015, on s’en tient à ce que prévoient les dispositions du code électoral en matière de compilation, de centralisation et de proclamation des résultats des votes. Ces résultats, selon M. Dupuy, doivent être proclamés sur la base des procès-verbaux compilés bureau de vote par bureau de vote vers les Commissions électorales locales indépendantes (CELI) qui, après compilation et vérification, envoient ses rapports à la CENI qui se chargera de les vérifier, de les analyser avant toute proclamation des résultats.
 
Pour Eric Dupuy, la violence n’est pas du côté du CAP 2015 mais de celui du pouvoir en place. « Il appartient à Faure Gnassingbé de veiller à ce que les élections soient transparentes et justes pour qu’il n’y ait pas violence », a-t-il prévenu.
 
Telli K.
 
source : afreepress
 

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