Francis Ekon : il vaut mieux aller tout de suite à l’Assemblée nationale pour éviter des « erreurs »

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Francis Ekon, le président de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP), parti extraparlementaire a donné vendredi sur les ondes de la radio Victoire FM, sa position sur les derniers événements qui ont meublé la voie politique togolaise ces derniers jours, notamment le problème du cadre de discussions des réformes et la rencontre entre Jean-Pierre Fabre et le chef de l’Etat.

 

Selon le président de la CPP,« qu’on le veuille ou pas, qu’on gesticule ou pas, les réformes constitutionnelles et institutionnelles se feront en dernière analyse au parlement, on ne peut pas éviter le parlement ».

 

Mais, discuter pour lui des réformes en dehors de l’assemblée nationale avant de la saisir pour qu’elle adopte les textes obtenus par consensus, serait faire la même erreur faite il y a 15 ou 20 ans.

 

Lors du dialogue inter-togolais, a-t-il soutenu,  la communauté internationale était très préoccupée et des facilitateurs de plusieurs pays ont été dépêchés dans ce pays. « Nous avons réussi à sortir des textes de consensus qui n’avaient pas impliqué directement ni l’assemblée, ni le gouvernement, mais le RPT et tous les partis politiques de l’époque étaient impliqués. Où sont aujourd’hui ces textes de consensus ? Dès qu’ils sont arrivés à l’assemblée, celle-ci ne s’est pas sentie concernée parce qu’elle déclarait qu’elle n’était pas une chambre d’enregistrement et qu’elle avait son mot à dire alors qu’il faut adopter les textes en l’état. C’est ce qui nous a amené au boycott des différentes élections ».

Sur la question de la rencontre entre le préside »nt de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre et le président de la République, Faure Gnassingbé, M. Ekon estime que le Togoest un pays où ce qui est normal, paraît extraordinaire.

 

« Que le chef de file de l’opposition ou un opposant discute avec le chef de l’Etat de son pays, c’est quelque chose de tout à fait ordinaire puisque tous les deux pensent à l’avenir du pays. Mais, il faut avouer que ce qui s’est passé le 5 mars dernier décrispe nettement la politique du Togo parce que rencontrer le chef de l’Etat aujourd’hui ne peut plus être perçu comme une trahison », a-t-il ajouté.

 

« Comment pouvons-nous gouverner un pays si nous n’échangeons ? », s’est-il demandé avant d’ajouter quec’est la position constante de la CPP.

 

« Pendant les périodes les plus difficiles de ce pays, la CPP a continué à rencontrer le chef de l’Etat parce que nous étions convaincus et nous restons convaincus que cette façon qui consiste à mettre une cloison entre le pouvoir et l’opposition est erronée », a-t-il expliqué.

 

Telli K.

 

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