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Gilbert Bawara confirme que le Prince n’est pas démocrate

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Dimanche dans l’émission 12/13 sur Nana FM, Gilbert Bawara a bien parlé. Il a parlé de lui-même, de son humilité, de sa modestie et de son respect pour autrui. Il a aussi parlé de l’échec du projet de réformes qui serait dû, selon lui à l’intransigeance des partis de l’opposition etc.

Le journaliste a voulu le forcer à parler de l’épineux et honteux dossier Bodjona, mais le jeune Ministre de Siou a bien fait de décliner poliment cette offre qui fait naturellement la honte de tout le pays.

Bref le jeune ministre de l’administration territoriale était allé à la radio avec de très bonnes intentions et il a fait l’immense effort de les matérialiser à travers un langage dénué de toute acrimonie à l’égard des partis politiques de l’opposition.

Seulement voilà, dans sa posture de ministre de Faure Gnassingbé, il n’avait pas de choix que de protéger ce dernier ou même de l’innocenter sur toute la ligne. Et c’est justement à ce niveau, qu’il a laissé des grains difficiles à avaler.

Gilbert Bawara dit que le gouvernement n’a aucune emprise sur l’Assemblée Nationale qui est un pouvoir à part entière. Ça c’est vrai, mais dans une démocratie affranchie. Ici au Togo, tenir un tel langage dans le contexte que tout le monde connait, est tout au moins un mensonge, si ce n’est une farce.

Qui peut objectivement jurer que sans instruction des sbires de Faure ou de Faure lui-même, la majorité présidentielle a pu unanimement voter contre un projet de loi qui a été envoyé par le gouvernement avec autant de difficultés que l’on a connues ?

Qui au Togo ou dans les chancelleries ne savait pas que depuis toujours le Prince ne voulait pas entendre parler la limitation de mandat et du mode de scrutin à deux tours ?

Le cinéma qui a été organisé à la commission des lois où tous les députés de la majorité ont cru devoir s’inviter pour « argumentailler » sur ces deux points est une éloquente démonstration de ce que consigne a été donnée pour ne pas laisser passer l’amère pilule.

Sinon quel est l’intérêt des députés de la majorité à discutailler aussi longtemps sur la limitation du mandat présidentiel ou le mode de scrutin à deux tours si ce n’est pour respecter la volonté du Prince qui voit à travers les deux réformes les clés qui vont ouvrir les portes à son prochain départ du pouvoir ?

Est-ce à dire que l’ensemble des députés de UNIR pensent sincèrement et du fond de leur cœur que sans Faure Gnassingbé, le Togo serait sans guide, dans l’impasse totale ? Aucun des députés de cette majorité n’aspire à postuler un jour à ce fauteuil de Président de la République ?

Ont-ils tous oublié que pour être là où il est aujourd’hui, il a fallu, en 2005 à la mort de son père, que le Prince se fasse réhabiliter le même jour et à la même heure, à l’Assemblée Nationale puis élu président de l’Assemblée Nationale et par ricochet Président par intérim du Togo ?

Mais passons car il y a politiquement plus grave dans les propos du ministre Bawara lorsqu’il s’est interrogé sur comment l’on pouvait concevoir que le Président de la République actuel qui est l’initiateur des réformes pourrait ne pas être candidat à l’issue de ces réformes.

En clair, le Ministre Bawara, comme tout l’entourage du Prince et le Prince lui-même pense, qu’il est inadmissible que Faure Gnassingbé initie les réformes dont le but immédiat serait de le faire partir du pouvoir. Voilà donc pourquoi ces réformes ont été purement et simplement bloquées par des artifices à l’Assemblée Nationale.

Mais mieux, si on doit raisonner de cette manière où l’on a du mal à concevoir que quelqu’un initie des réformes qui vont aboutir à sa perte du pouvoir, c’est qu’on va inéluctablement aboutir à une autre question simple et logique : Est-il possible au Togo que quelqu’un organise des élections pour les perdre ?

La réponse est donc claire. De même que l’on a tout mis en place pour faire rejeter le projet de loi sur les réformes du fait qu’il n’arrange pas les tenants du pouvoir, c’est exactement de cette manière que ceux-ci mettront tout en place pour ne pas perdre les élections quel que soit le vote du peuple. C’est évident et tout à fait logique !!!

Mais au-delà de tout ce raisonnement, interrogeons-nous un peu sur la conception que le prince et ses amis ont du pouvoir au point de s’y accrocher contre toute logique et tout bon sens.

Dans une conception orthodoxe, le pouvoir est un piédestal de sacrifice pour le peuple. Ce qui suppose en principe que celui qui est au pouvoir exerce un sacerdoce qui, nécessairement l’use puisqu’il est tenu, au quotidien de veiller au bien-être de l’ensemble du peuple sans distinction aucune.

Voilà pourquoi, les démocraties avancées et les esprits éclairés ont institué le principe de l’alternance au pouvoir pour non seulement permettre à celui qui l’exerce de respirer un peu en se déchargeant des lourdes missions qui lui ont été confiées pendant 10 ans maximum, mais surtout aussi pour permettre à une nouvelle tête de prendre les rênes du pouvoir et de se déployer avec un nouveau savoir-faire toujours dans l’intérêt du peuple.

Il est évident qu’avec un tel rythme de travail sain dans la direction d’un pays, l’on n’a plus rien de neuf à donner au bout de dix ans si ce n’est d’instaurer une routine. Alors Faure Gnassingbé a-t-il une telle conception saine du pouvoir ?

Tous les togolais seraient évidemment étonnés que l’on réponde à une telle question par l’affirmatif. Et Gilbert Bawara, en sa qualité de Ministre qui, originellement signifie « serviteur du peuple », en justifiant le rejet du projet de loi sur les réformes comme il l’a fait, a démontré clairement que son mentor n’a pas cette conception élégante et responsable du pouvoir.

Le fils-héritier tel qu’il s’affiche aux yeux du peuple, est loin d’être un Président de la REPUBLIQUE qui signifie La CHOSE PUBLIQUE, LA CHOSE COMMUNE A TOUS et qui implique un partage juste et équitable de cette CHOSE COMMUNE.

D’ailleurs le dictionnaire Le Petit Robert ne définit-il pas la République comme « une forme de gouvernement où le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus pas un seul, et dans lequel le Chef de l’Etat n’est pas HEREDITAIRE » ?

Faure est-il un héritier ou pas ? Détient-il tous les pouvoirs du pays ou pas ? Alors le Togo peut-il s’appeler une République avec de telles réalités aussi flagrantes ?

Togoinfos

 

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Publié le 7 juillet 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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