Gilbert Bawara : « Si le Président de la République quitte le pouvoir dans ces conditions, d’autres Togolais se mobiliseront demain pour faire partir celui qui viendra… »

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Le ministre Gilbert Bawara de la Fonction Publique était l’invité jeudi de l’émission « Taxi-Presse » sur radio Taxi Fm, une radio privée de la place. Au cours de l’entretien, le ministre Gilbert Bawara n’a pas manqué de dire tout le mal qu’il pense de Tikpi Atchdam et de son parti, le Parti National Panafriacin (PNP). Le ministre sans ouvertement le nommer, estime que le PNP est plus attiré par la « violence » et les actes de « déstabilisation » des institutions de la République qu’autre chose. En témoigne, a-t-il dit, les violents heurts survenus à Sokodé entre les forces de l’ordre et les manifestants avec leur lot de destruction de biens publics et privés et de morts. « Les gènes de la violence sont consubstantiels à certains partis politiques mais la loi est là pour ramener l’ordre et protéger tout le monde », a-t-il martelé.
 
Bawara est plusieurs fois revenu sur la mort en octobre dernier de deux militaires en poste au domicile d’une personnalité dans la ville de Sokodé. Un acte qu’il a fortement condamné. « L’exécution des militaires à Sokodé est un acte grave qui ne restera pas impuni. Ça prendra le temps que ça prendra », a-t-il assuré.
 
Pour sortir le Togo de la crise qu’il connait aujourd’hui, Gilbert Bawara a une solution toute faite : le « dialogue ». Il a réitéré la disponibilité du gouvernement à engager « très rapidement » un dialogue avec les formations politiques de l’opposition pour parvenir à des solutions négociées et a exhorté la classe politique à accepter la main « tendue » du gouvernement.
 
« Faure Gnassingbé est président par la volonté des Togolais. Il a été élu dans les urnes et si les gens devraient s’engager dans des logiques autres que la logique démocratique pour demander aujourd’hui son départ, d’autres Togolais se mobiliseront demain pour faire partir celui qui viendra aussi », a indiqué le ministre qui regrette qu’il y a des Togolais qui s’inscrivent dans la logique de rupture de l’ordre constitutionnel. « Ce serait la porte ouverte à toutes les aventures, à l’incertitude et à l’instabilité », a-t-il prévenu.
 
La situation dans l’éducation
 
La question des enseignants et leur menace de grève a également été abordée par le ministre de la Fonction Publique au cours de cette émission. Le ministre de la Fonction Publique a dans un premier temps, détaillé les efforts qui sont menés par le gouvernement pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. A ce jour, a-t-il tenu à préciser, les préoccupations et revendications exprimées par les enseignants ont été satisfaites.
 
Il a également manifesté la disponibilité du gouvernement à poursuivre ces efforts pour trouver des solutions pérennes aux restes des revendications du monde de l’enseignement. « L’essentielle des raisons ayant conduit le gouvernement à adopter une loi de finance rectificative, c’est les 8 milliards réservés à l’amélioration des conditions des enseignants notamment à l’aspect traitement salariale », a-t-il laissé entendre.
 
Raphaël A.
 
source : afreepress
 

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