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Grève de la STT : Des menaces d’élimination physique ou d’arrestation planent sur les responsables syndicaux

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La lutte syndicale au Togo est au cœur de tous les débats et il ne se passe pas un seul jour sans que des rebondissements ne rappellent aux populations que le travailleur togolais est au bout du rouleau, étranglé par les mauvaises conditions de vie. Depuis quelques mois, le bras de fer entre les travailleurs réunis au sein de la Synergie des travailleurs du Togo (Stt) et le gouvernement se durcit. Les négociations piétinent et les intimidations se transforment en menaces d’élimination physique des leaders syndicaux.
 
Malgré l’ouverture des discussions, le rapprochement des points de vue est loin d’être réalisable. Les déclarations donnent l’impression que la satisfaction des revendications salariales n’est pas à l’ordre du jour de l’agenda du gouvernement. Au refus de satisfaire leurs doléances plus que légitimes, les travailleurs opposent un durcissement du mouvement. Et les manœuvres de menaces et d’intimidations des responsables de la Stt ont augmenté d’un palier.
 
Il ne s’agirait plus de simples menaces et d’intimidations, mais de réelles intentions d’arrestation voire d’élimination physique. C’est en tout cas le contenu du communiqué rendu public par la Coordinatrice du mouvement, Mme Nadou Lawson-Olunkounlé et de la note signée par le porte-parole du mouvement, Dr Gilbert Tsolenyanu. « Depuis lundi 16 février 2015, des informations précises venant de sources concordantes font état d’arrestations imminentes dans les heures à venir dans les rangs des premiers responsables de la Stt », révèle le communiqué de Mme Nadou Lawson-Olunkounlé. Dans ce courrier, elle rappelle que les actions de la Stt ont toujours été motivées par la recherche de meilleures conditions de vie et de travail pour tous les travailleurs. « La Stt prend les travailleurs, tout le peuple togolais et toute l’opinion internationale à témoin. Le gouvernement togolais endossera seul la responsabilité et les conséquences qui découleront de ces arrestations », précise-t-elle.
 
Mais 24 heures après ce communiqué, une autre déclaration – celle du porte-parole de la Stt, Dr Gilbert Tsolényanou – rendue publique est encore plus alarmante. «Je voudrais vous dire et je voudrais dire à tous les Togolais et à tout le monde entier qui suivrait cet élément. Si demain nous devrions trépasser ou nous faire arrêter parce que nous avons mené cette lutte, je vais juste vous demander une faveur. Si nous ne sommes pas là, dites à nos enfants que nous avons combattu le bon combat. Dites à nos enfants qu’il y a eu des hommes et des femmes valeureux qui ont voulu dire non à l’arbitraire, à l’injustice sociale. Dites à nos enfants que le courage est togolais… », sollicite-t-il. Une déclaration qui montre que les menaces d’élimination physique des responsables de la Stt sont réelles. On y décèle aussi la détermination des travailleurs, mais surtout des responsables de la Stt à demeurer droits jusqu’au bout de la lutte syndicale.
 
Il faut le rappeler, dans la foulée du sit-in organisé par la Stt, les élèves sont descendus dans les rues pour réclamer la présence des enseignants dans les salles de classe et la reprise des cours. Tout comme à Lomé et dans les autres villes du pays, ils étaient des milliers à arpenter les rues de la ville d’Atakpamé, lassés par les multiples perturbations des cours. Malheureusement, les manifestations dans cette ville ont fait deux blessés. « Nous avons payé l’écolage et il est inconcevable de ne pas suivre les cours. Nos profs ne viennent pas et quand ils sont présents pour les cours, ils écrivent au tableau que les chapitres sont considérés comme faits et nous évaluent sur ces chapitres. C’est pour cette raison que nous sommes dans les rues pour réclamer nos cours, car nous avons des examens à passer », déclarait un élève manifestant.
 
La grève se poursuit aujourd’hui pour prendre fin demain. Les travailleurs vont se réunir en assemblée générale pour faire le bilan du mouvement et décider de la méthode à adopter pour obtenir satisfaction.
 
G.A.
 
source : Liberté Hebdo
 

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Publié le 20 février 2015


Catégorie(s) : Société
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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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