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Il y a cinq ans le faux coup d’état de pâques.

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12-13 avril 2009 au 12-13 avril 2014, déjà cinq ans que les inimitiés entre les deux frères Faure et Kpatcha Gnassingbé se sont montrées au grand jour. Le domicile du second a été la cible d’une fusillade de plusieurs heures qui a occasionné des pertes en vies humaines dont le nombre exact ne se saura presque jamais dans cette république si particulière du Togo où le régime fait de tout un secret d’état.

Le meneur de cette attaque n’est autre que le beau frère de Kpatcha Gnassingbé actuel chef d’état major, Abalo Félix Kadanga, qui jouit d’une impunité illimitée malgré qu’il batte le record d’actes répréhensibles qui méritent des poursuites judiciaires assorties d’un certain nombre d’années en prison. Mais au Togo, « les serviteurs lèches bottes » du régime tant qu’ils sont dans les bonnes grâces du prince peuvent tout se permettre sans aucune inquiétude.

La nuit du 12 avril 2009 a sans doute été très longue pour un Kpatcha Gnassingbé fils de Gnassingbé Eyadema qui n’a eu la vie sauve que grâce à cet autre fils, Rock Balakiyem Gnassingbé.
Au-delà d’une affaire de pseudo coup d’état ce sont les rivalités qui minent les fils Gnassingbé qui sont exposées au grand jour et habillées en tentative de coup d’état pour faire politiquement correct. Cinq après il est toujours difficile aux togolais de connaitre le mobile de cette fusillade, les tenants et les aboutissants de ce complot d’atteinte contre la sureté de l’état.
Que se passe t-il dans cette famille qui régente le Togo telle dans une dynastie pour que la résidence de l’un des Gnassingbé soit attaquée à l’arme lourde, mis aux arrêts, jugé dans un procès comme à la cour du Pétaud et écope de 20 ans de prison ?
Une science fiction à la togolaise dépourvue de raison et totalement illogique.
Inutile de revenir sur la succession dynastique que le Togo a innovée aux yeux béats du monde entier. Une succession dont toute la famille Gnassingbé, l’armée et la communauté internationale sont coupable vis-à-vis du peuple souverain.

Pourquoi Faure Gnassingbé qui a gagné le fauteuil présidentiel avec le soutien de Kpatcha Gnassingbé toujours côte à côte pour prouver aux togolais leur union dans le mal laisse le domicile de son demi frère essuyer des tirs à l’arme lourde ? Qu’est ce qui oppose tant les deux frères soudés pour pérenniser le règne familial pour que le plus Faure n’a daigné lever le petit doigt pour sauver son frère de député ?
Il se susurre que Gnassingbé Faure aurait même appelé Gnassingbé Kpatcha pour avoir de ses nouvelles et savoir comment la famille du demi frère se préparait pour la pâque. Le plus Faure ne savait il pas que les forces spéciales allaient attaquer son frère ? Lui chef suprême des armées conformément à la constitution ?

Si le fauteuil présidentiel n’a pas posé de problème sur la question de qui va l’occuper à la mort de papa, qu’est ce qui oppose finalement ces frères ?
Beaucoup de sources confirment que ce montage pascal n’a pour mobil que l’épineuse question de l’héritage familial, les mêmes sources soutiennent que l’un a juste voulu éliminer l’autre pour jouir seul de l’héritage familial.

Pour d’autres sources encore Kpatcha avait réellement une intention de putsch.
Les togolais qui sont plus préoccupés à comment joindre les deux bouts face à la misère noire que le régime en place lui impose en toute méchanceté n’à que faire d’une guerre fratricide entre frères ennemis.
Que l’intention de faire partir Faure Gnassingbé du pouvoir soit vraie ou pas, cinq ans après toute cette comédie insultante pour l’intelligence de tout un peuple, il est important qu’une enquête soit ouverte pour situer l’opinion sur cette vraie fausse tentative de coup d’état.
La fusillade au domicile d’un citoyen n’est pas une preuve de coup d’état, ni son arrestation, encore moins ce procès taillée sur mesure dont les sentences ressemblent plus à un règlement de compte de la part du plus Faure au trône.

Les togolais pour la plupart ont douté de l’existence d’un tel complot parce que trop habitués aux inventions contre nature d’un régime qui s’éternise au pouvoir près de demi siècle et basé sur la falsification des faits, de faux et usage de faux. Les explications des prestidigitateurs agrées de la république n’ont fait que confirmer ce doute. Ce complot pascal a une forte odeur d’un grotesque montage à tout point de vue.

Par contre un fait reste infalsifiable, la torture que 32 personnes ont subi dans l’Agence Nationale de Renseignements, un camp de concentration en ce siècle de modernité où des hommes sont soumis au peloton d’exécution, menottés pieds et mains liés pendant des jours, exposés au soleil pendant des heures, où les produits de premières nécessités tels que le lait, le sucre, le gari ont été prescrits tels des ordonnances pour produits pharmaceutiques et bien d’autres atrocités telles que décrites dans le rapport de la CNDH qui a échappé in extrémis à la falsification. Autre élément non négligeable l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO qui atteste que le procès made in Togo est inéquitable confirmant ainsi que le montage reste incohérent et indigeste.
Le peuple togolais a tous les arguments et sans avoir recours à aucun montage non sens pour ester en justice les tenants du régime cinquantenaire. Que Faure Gnassingbé et sa bande d’amis veuillent se cacher derrière de sordides montages pour assouvir des desseins inavoués est scandaleux et une insulte aux togolais bien vaccinés contre ces méthodes gangsters dont usent ceux qui doivent incarner les bonnes manières.

En l’absence de preuve tangible pour convaincre l’opinion nationale et internationale d’un complot contre le Togo, le peuple est en droit de demander qu’une enquête internationale s’ouvre pour situer les responsabilités.
Même si sous Faure Gnassingbé rêvé devenir chef de l’état reste un crime, accuser sans preuve doit être reconnu comme un autre crime.

Depuis que le numéro un togolais s’est fendu d’un pompeux discours au lendemain de la fusillade maquillée en coup d’état pour rassurer les togolais que la force de la loi va primer sur la loi de la force, l’opinion a assisté plutôt a une république jungle ou les Faure ont droit de vie et de mort sur tous les autres avec une justice qui abuse de la loi de la force.
Cinq ans après, impossible pour le pouvoir togolais de prouver que la tentative de putsch est avérée, cinq ans après le pouvoir contre le bon sens, à l’encontre de la décision de la cour de la CEDEAO qui ordonne la cessation des violations sur les détenus maintiennent Kpatcha et ses Co accusés en prison.
Pendant combien de temps le pouvoir va affronter la cour de la CEDEAO en jouant à l’insubordonné ?
Si la fameuse politique de réconciliation devenue une marque de fabrique ne s’applique dans ce cas et dans tant d’autres où le pouvoir se sert de la justice pour anéantir des citoyens et des adversaires politiques, pourquoi demander aux togolais d’oublier le génocide de 2005 qui reste un crime imprescriptible et un crime contre l’humanité pour lequel les togolais sont en droit de réclamer justice à tout moment ? Pourquoi leur demander de se taire sur les énormes crimes économiques où une minorité pille à ciel ouvert les ressources du pays ?

Les togolais se réservent sans doute le droit d’ester en justice tous les coupables de crimes politiques et économiques en cinquante ans de gestion chaotique au moment opportun et n’ont besoin d’aucun maquillage ou scénarios montages pour donner l’impression que la justice va sévir alors que cette dernière reste à la solde d’autres qui méritent sentences.

La réconciliation n’est pas sélective et ne doit empêcher la justice d’agir conformément aux règles du droit. Se servir des institutions de la république pour régler des différends familiaux et l’appeler tentative de coup d’état, invoquer la trouvaille de la CVJR, les fameux programmes de paix et de non violence pour banaliser les drames et les crimes et s’assurer une impunité à vie est tout aussi grave que de rêver faire un coup d’état.

 
Fabbi Kouassi
 

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Publié le 15 avril 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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