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interview : Démêlés judiciaires Alberto Olympio « reste serein » car il n’a rien à se reprocher

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Cette semaine le président du parti des Togolais ALBERTO Olympio s’est expliqué sur les raisons pour lesquelles il n’a pas déposé sa candidature pour l’élection présidentielle d’avril prochain lui qui a été le premier a annoncé sa candidature. Il n’a pas manqué de s’expliquer également sur ses démêlés judiciaires. Lire l’interview
 
Dites-nous de quoi il a été question au cours de cette rencontre ?
 
J’ai voulu convié la presse parce que beaucoup de mes militants ont voulu savoir les raisons profondes qui m’ont poussé à ne pas déposer ma candidature. C’est vrai que j’ai rencontré les populations par exemple ce samedi j’étais à Aného pour l’expliquer directement aux populations. J’ai un emploi du temps très serré en ce moment ce qui fait que je ne peux pas trop me déplacer pour aller directement pour aller voir les autres à Cinkassé ils m’ont aussi appelé. C’est pourquoi c’est important de faire cette conférence de presse pour que vous puissiez relayer les raisons qui m’ont poussé à ne pas déposer ma candidature. Et les raisons je vais vous les rappeler rapidement : la première c’est que le mandat qu’on m’a donné c’était pour être candidat aux élections propres totalement  transparentes et ce n’est pas ce qui se passe pour le 15 avril prochain. Nous devons faire l’audit, la loi nous y autorise mais nous n’avons pas eu du tout gain là dessus  mais nous continuons la bataille. Nous avons saisi la Cour constitutionnelle et demain nous aurons leur réponse  j’espère sinon nous allons aller à l’étape suivante où nous  allons saisir la CEDEAO, nous allons saisir les chancelleries occidentales, l’Union africaine, l’union européenne, la francophonie, tout le monde pour nous aider, pour défendre la cause togolaise, il faut que  l’Etat togolais et ses institutions respectent les lois de la République.
 
Deuxièmement  la manière cavalière dont on a convoqué le corps électoral qui n’était pas constitué. On ne peut pas faire des élections dans ces conditions, d’abord c’est illégal. Moi je ne peux pas endosser la responsabilité, je ne peux pas être complice d’une affaire illégale au Togo.
 
Troisièmement aussi  nous savons tous que le président sortant avait lui-même dit que si on allait aux élections sans réformes et sans audit, nous allons réveiller encore les vieux démons et moi je ne peux pas être complice d’une violence annoncée c’est pour ça que  conformément au mandat qui m’a été donné et que j’ai accepté avec beaucoup d’humilité d’être le candidat du parti des Togolais, nous avons tous ensemble décidé de ne pas déposer notre dossier pour ne pas jouer le rôle de faire valoir à cette mascarade, dans cette parodie d’élection qu’on nous annonce pour le 15 avril. Mais ça ne veut pas dire que nous restons les bras croisés. Nous devons nous battre jusqu’au bout avec détermination, avec courage, avec franchise et faire de  sorte que ce processus soit arrêté afin qu’on puisse faire les élections dans la plus grande transparence qui puisse exister au Togo. C’est pour ça que nous avons saisi la Cour constitutionnelle et nous continuons par travailler avec tout le monde. Je vais vous dire que ceci n’est pas une bataille ou une lutte du parti des travailleurs. Ce n’est pas une lutte d’Alberto Olympio, c’est la lutte à nous tous, c’est tout le peuple togolais qui tout réclamer qu’on fasse des élections propres au Togo. Nous ne voulons plus qu’il y ait des violences électorales au Togo, nous voulons que tout se passe bien dans la paix au Togo. Le Togo a déjà payé un lourd tribu pour sa liberté. Je ne parle pas seulement de ce qui s’est passé en 2005, je pense à tout ce qui s’est passé depuis les indépendances. Donc il est temps que ça s’arrête, il est temps que cette fois-ci on ne vole plus la victoire au peuple togolais, il est temps qu’on arrête ce processus. La vraie bataille c’est à la CENI, nous devons tous  allés réclamer l’audit du fichier.
 
Pourquoi vous insistez tant sur le fichier ? Est-ce que ce fichier ne vous inspire pas confiance ?
 
Ce fichier comporte beaucoup de doublons pour être juste et gentil. Ça comporte beaucoup d’autres choses encore. Les personnes décédées qui votent encore, les mineurs qu’on a enrôlés de force pour aller voter, les gens qui ne sont pas du Togo qui n’ont pas le droit de vote qui y sont sans compter ceux qui ont dix cartes, vingt cartes et j’en passe les meilleurs. Donc nous devons enlever tout ça. Et ce n’est pas moi seul qui le dit, nos amis du CAP 2015 aussi ont fait une conférence et ils ont dit que ce fichier est verrouillé. Ils ont eu un fichier PDF partiel, ils en  ont fait l’étude ils ont trouvé beaucoup de doublons, imaginez alors si on avait le fichier complet c’est pour ça que c’est important qu’on ait accès à l’ensemble du fichier et non qu’on nous donne le PDF pour faire cela. Le fichier ce n’est plus un soupçon, les faits  sont établis, d’ailleurs le ministre Gilbert Bawara m’a dit directement qu’il sait qu’il y a des doublons dans le fichier il faut le nettoyer.
 
Est-ce que aujourd’hui pour vous faut-il arrêter le processus électoral ?
 
Oui en ce qui me concerne pour arrêter ce processus, il faut le faire dans la légalité ça commence par l’audit. Une fois que l’audit est établi, on a un corps électoral, on peut convoquer ce dernier et fixer une date des élections et demander aux gens de venir déposer leur dossier de candidature et allez aux élections.
 
Parlez-nous des requêtes que vous avez déposé ?
 
J’ai déposer deux requêtes, la première c’est pour que la cour constitutionnelle rétablisse la loi. Le code électoral nous dit dans son article 60 que tous les partis politiques ainsi que le ministère de l’administration territoriale, ainsi que la CENI ont le droit d’accès au fichier. Aujourd’hui ce n’est que la CENI  et que le ministère de l’administration territoriale qui exerce ce droit. Nous les partis politiques on nous refuse ce droit. Nous demandons à la cour constitutionnelle d’établir que nous avons ce droit là et si nous avons ce droit là il faut qu’on arrête le processus pour faire le contrôle.
 
Deuxièmement on a aussi dénoncé que la date qu’on a convoqué le corps électoral n’est pas légal parce qu’elle n’a pas été définit par la CENI et le corps électoral n’était pas encore constitué, donc il faut arrêter ça aussi et convoquer le corps électoral une fois que celui-ci soit déterminé.
 
Si vous n’obtenez pas une réponse favorable à ces requêtes quel sera votre attitude ?
 
En principe la Cour constitutionnelle peut prendre jusqu’à un mois pour examiner les requêtes mais en cas d’urgence comme c’est le cas ici elle doit répondre dans LES huit jours. Demain ce sera la date, en principe nous devons avoir une réponse. En fonction de leur réponse nous agirons. Si elle est négative, si elle aussi décide de fouler au pied les Lois de la République, elle qui est la plus haute juridiction du Togo, nous allons faire appel aux partenaires du Togo comme la loi nous y autorise.
 
Et si les partenaires restaient muets ?
 
Si les partenaires restaient muets et ne nous aident pas, je l’ai toujours dit personne ne fera le travail à notre place. C’est à nous-mêmes de prendre notre responsabilité, ce n’est pas le travail d’Alberto Olympio mais le travail de nous tous.  En ce moment c’est à nous de  décider si nous voulons prendre la  liberté ou si nous voulons rester sous le joug de ce régime.
 
Vous êtes convoqué devant le juge dites-nous pour une affaire vous concernant. Dites-nous de quoi il s’agit et si vous pensé qu’il s’agit d’une manipulation ?
 
J’ai reçu la convocation, on m’a dit qu’un de mes partenaires de ma société a porté plainte donc c’est jeudi que j’irai voir le juge pour avoir plus d’information là-dessus d’ici là quand je sortirai jeudi je vous appellerai, je vous dirai de quoi il s’agit réellement. Moi je suis serein. Je sais que je n’ai rien à me reprocher on va voir comment ça va se passer.
 
Selon les informations vous êtes interdit de sortir du territoire
 
Non pas du tout, je ne suis pas interdit de sortir du territoire. On m’a seulement dit que si je veux sortir de le prévenir, c’est tout. Juste les prévenir par téléphone.
 
De quelle affaire il s’agit au juste ?
 
Qu’un de mes partenaires a porté plainte contre moi voilà il faut que j’aille voir le contenu de cette plainte, je vais y aller avec mes avocats on va voir ça et puis on va étudier.
 
Vous étiez déjà entendu  dans cette affaire ?
 
Oui mais on n’avait pas accès au dossier c’était juste pour nous lire les chefs d’accusation. C’est ce jeudi que nous allons travailler sur le fond du dossier.
 
Est-ce que cette coïncidence entre l’élection présidentielle et cette affaire ne vous surprend-t-elle pas ?
 
De toutes les façons que ce soit aujourd’hui, deux ans ou six mois que çà arrive je serai toujours surpris parce que je ne suis pas concerné, parce je n’ai rien à reprocher parce que quand on n’a rien fait et quand on est convoqué on est que surpris. Donc le timing pour moi n’a rien d’importance.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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Publié le 10 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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