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Interview du Président de la République Faure Gnassingbé : « Nous pouvons dire que la frontière entre le Togo et le Ghana sera ouverte 24h sur 24 dans un délai raisonnable ne dépassant pas un an »

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Le Président de la République Faure Gnassingbé qui est à la tête d’une forte délégation, achève ce mercredi une visite d’Etat au Ghana. Lors de son séjour à Accra dans la capitale ghanéenne, Faure Gnassingbé a abordé plusieurs sujets d’ordre politique, économique et social avec ses hôtes et la presse.
 
Mardi, au cours d’une conférence de presse organisée conjointement par les deux Chefs d’Etat, Faure Gnassingbé a été interrogé sur les projets communs que son pays développe avec le Ghana et leur impact sur la vie des citoyens. Pour lui, les relations entre le Togo et le Ghana, qui sont en constance amélioration, ont un intérêt indéniable pour les populations. Plusieurs sujets portant sur l’actualité sociologique du Togo ont été aussi abordés.
 
Le Chef de l’Etat qui a été l’invité d’honneur à la cérémonie de présentation des activités de l’usine pharmaceutique Danadams d’Accra, en a profité pour accorder une interview à la presse togolaise l’accompagnant dans ce périple.
 
Lire l’intégralité de l’entretien.
 
Bonjour son Excellence Monsieur le Président de la République. Quels sont vos sentiments lors de cette visite d’Etat que vous effectuez au Ghana ?
 
Son Excellence Faure Gnassingbé : Mes impressions sont plutôt bonnes. Nous avons eu l’occasion de l’exprimer lors de la conférence de presse avec le président Dramani Mahama. C’était une visite attendue mais en même temps espérée. La séance de travail que les deux délégations ont eue a été exceptionnellement longue parce qu’il y avait beaucoup de sujets à débattre. Ce qui prouve que nous avons vraiment beaucoup de choses à faire ensemble. Le Togo et le Ghana ne sont pas seulement rapprochés par la géographie, mais il y a réellement une coopération qui peut s’engager entre nos deux pays dans pratiquement tous les domaines. Dans le domaine de l’eau jusqu’à celui de l’électricité en passant par le commerce.
 
Vous savez bien que le commerce est très dynamique entre nos deux pays. Naturellement nous nous plaignons de temps en temps de part et d’autres de certaines choses. Mais des visites comme celles-ci nous permettent d’aller dans le fond des choses et de prendre des mesures transitoires.
 
Vous parlez d’un projet d’ouverture 24h sur 24 de la frontière entre les deux pays. De quoi s’agit-il réellement ?
 
Son Excellence Faure Gnassingbé : Aujourd’hui je pense que c’est un problème technique. La décision est prise mais elle ne peut pas se matérialiser sans que certaines mesures soient prises.
 
Le poste juxtaposé de Noèpé a été inauguré mais n’est pas encore opérationnel parce qu’il faut certaines mesures d’accompagnement comme le manuel de procédure. Il nous faut là mettre des gens ensemble ou tout simplement ouvrir les frontières 24h sur 24 entre nos deux pays et ce, rien qu’en organisant le travail. Ce n’est qu’une question de temps. Nous pouvons dire que la frontière entre le Togo et le Ghana sera ouverte 24h sur 24 dans un délai raisonnable ne dépassant pas un an.
 
La présence de Gilchrist Olympio au sein de votre délégation est particulièrement remarquée au cours de cette tournée. Que peut-on comprendre de cela ?
 
Son Excellence Faure Gnassingbé : Vous avez observez la présence de M. Gilchrist Olympio dans notre délégation. Je voudrai en même temps profiter de cette occasion pour le remercier d’avoir accepté de nous accompagner dans ce voyage. Je pense que sa présence ici est l’un des symboles de la réconciliation qui est en cours au Togo. Mais cette réconciliation et ce symbole ont une racine, une fondation qui est le progrès démocratique, le progrès dans la construction et la consolidation d’un Etat de droit. C’est aussi cet état de fait qui nous a permis d’aller vers la normalisation de nos relations avec le Ghana parce que nous partageons les mêmes principes de démocratie et de liberté avec ce pays.
 
A partir de ce moment-là, nous pouvons organiser des élections et avoir des dirigeants qui ont toute la légitimité nécessaire pour promouvoir cette réconciliation. C’est ce que nous avons fait à partir du moment où les élections ont été crédibles, M. Gilchrist Olympio a accepté de discuter avec nous pour voir comment nous pourrions travailler ensemble pour notre peuple, pour tout le peuple togolais.
 
Si les élections n’avaient pas été crédibles, si nous n’avions pas de légitimité, je pense que le dialogue aura été difficile. Mais on peut toujours améliorer et c’est ce que nous essayons de faire. Nous avons mis en place un comité Vérité, Justice et Réconciliation qui nous a prescrit un certain nombre de recommandations que nous essayons de mettre en œuvre.
 
En plus, depuis 2005 et la sortie de crise, nous n’avons jamais eu de gouvernement composez d’un seul parti politique. Nous avons toujours cherché à faire des gouvernements d’ouverture, à faire des gouvernements d’union nationale parce que nous pensons que cette réconciliation a besoin d’être consolidée et c’est ce que nous allons faire dans les prochains jours. Nous avons inlassablement cherché le consensus pour faire progresser le pays.
 
La présence de Gilchrist Olympio ici ne veut pas dire que nous sommes d’accord sur tout. Nous avons des divergences. Il les exprime, nous les exprimons, nous nous expliquons et nous essayons d’avancer. Donc je pense que l’essentiel c’est que ce qui nous unit ou nous rapproche est supérieur à ce qui peut nous diviser ou à ce qui peut nous séparer.
 
Que dites-vous du débat sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles ? Serez-vous candidat aux prochaines élections présidentielles ?
 
Son Excellence Faure Gnassingbé : Pour le débat sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles dans mon pays le Togo, je voudrai rappeler qu’il y a un principe qui ne varie pas, c’est celui du respect des dispositions constitutionnelles qui sont aujourd’hui en vigueur. Naturellement, l’opposition, les partis politiques peuvent avoir telle ou telle autre opinion sur certaines choses, mais je crois que ce vers quoi nous devons tous tendre c’est le respect des dispositions constitutionnelles.
 
Quant à ma préférence personnelle, vous comprendrez que je puisse réserver la primeur de la nouvelle à mes compatriotes à Lomé. Mais tout ce que je peux vous dire c’est que la constitution sera rigoureusement respectée.
 
Propos compilés et transcrits par Olivier A.
 
source : afreepress
 

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Publié le 26 novembre 2014


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