Jean-Pierre Fabre : « les discussions proprement dites ne démarreront qu’après satisfaction de nos revendications »

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La date de l’ouverture des pourparlers entre le pouvoir et l’opposition est connue depuis vendredi. Et c’est ce 15 février 2018 à Lomé. Dans une interview accordée à la rédaction, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise, soutient que la Coalition des 14 est prête à aller au dialogue. « Mais, précise-t-il, les discussions proprement dites ne démarreront qu’après satisfaction de nos revendications ». Lisez plutôt !
A travers un communiqué rendu public par les émissaires des médiateurs ghanéen et guinéen, le démarrage du dialogue est prévu pour le 15 février. Dans quel état d’esprit comptez-vous aborder les discussions ?
Mais… dans le même état d’esprit que ce que nous avons démontré jusqu’à présent. C’est-à-dire très offensif. Et puis, il ne faut pas oublier que les discussions proprement dites débuteront après la satisfaction de nos revendications.
Dans le communiqué de la Coalition des 14, vous avez parlé des points à éclaircir. Il s’agit de quels points exactement ?
Par exemple ce que je viens de dire. Les discussions proprement dites ne démarreront qu’après satisfaction de nos revendications. Les mesures d’apaisement ou de décrispation, nous y tenons, nous n’avons rien abandonné. Elles sont là.
En prenant acte du communiqué des émissaires, est-ce à dire que vous irez au dialogue ?
Je dis, les discussions proprement dites ne démarreront qu’après satisfaction des revendications que nous avons formulées, que nous formulons depuis un moment. On verra bien si d’ici 15 février, les mesures d’apaisement seront satisfaites. Et j’espère que nous aurons un signe de bonne volonté de la part du pouvoir en place.
Est-ce la dernière manifestation avant le début du dialogue ? Puisque c’est bien dit dans le communiqué des émissaires qu’il n’y aura plus de manifestation avant et durant les discussions.
Vous venez de vous référer à un texte signé de deux médiateurs. C’est eux qui disent des choses. Nous, nous savons que c’est notre droit constitutionnel de manifester. Ça dépend de nous si nous souhaitons manifester. Nous ne sommes soumis qu’à la Constitution.
Propos recueillis par A. Godfrey
icilome

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