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Jeu-trouble de part et d’autre de la classe politique : Les intérêts personnels prennent le dessus sur la cause nationale

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Depuis les dernières élections législatives de juillet 2013, un schéma ambigu semble se dessiner au niveau de la classe politique. Le silence, ou du moins l’hypocrisie politique, a remplacé les discours tonitruants d’avant les élections. Le peuple est renvoyé à son habituel et difficile vécu quotidien pendant que les politiques (du pouvoir que de l’opposition) savourent leurs ‘’trophées’’, disons, personnels. .
 
Pendant plusieurs décennies, les Togolais ont été manipulés par les politiques réduisant ainsi la dignité humaine en un jouet. Pendant que le pouvoir nourrissait son peuple de Tee-Shirt propagandiste sous la menace des bruits de bottes, l’opposition assouvissait sa soif par les manifestations de rue, ceci, pour pouvoir monter les enchères. Preuve, rien en ce jour n’a été obtenu en dehors des acquis des années 90. Il a fallu que des hommes et des femmes épris d’une certaine justice sociale s’organisent, à l’image de la Synergie des Travailleurs du Togo, pour amener le gouvernement à apprendre à écouter les autres. Ce qui nous amène à dire que rare sont ses politiciens togolais qui sont véritablement sensibles aux causes des populations.
 
En somme, il revient aux filles et fils de la terre de nos aïeux de s’organiser, chacun à son niveau, pour réclamer ses droits constitutionnels. Attendre l’opposition ou le pouvoir tel qu’il est aujourd’hui sera une cause perdue d’avance. Que les journalistes s’organisent eux-mêmes pour conquérir la liberté de presse ; que les enseignants, les praticiens hospitaliers, les fonctionnaires s’arrangent eux-mêmes pour réclamer de meilleures conditions de travail ; que les commerçants, les opérateurs économiques s’ordonnent eux-mêmes pour défaire l’asphyxie économique à eux imposer par le pouvoir ; que les politiques s’entourent de leurs familles et proches, le peuple au troisième rang, pour prendre le pouvoir. Tant qu’on n’aura pas des leaders incontestablement sensibles aux désirs des populations, le schéma est ainsi clair. Combien sont-ils, ses leaders, à raser les murs les nuits à la recherche du gain personnel au détriment du peuple ?
 
Sans jeter l’anathème sur les uns ou les autres, qu’il vous souvienne qu’après la proclamation des résultats controversés de la présidentielle de 2005, les leaders du PDR et de la CPP se sont joints au pouvoir (sans accord voire coalition politique) pour tirer leur part du gâteau national. Une résistance timide s’est organisée par la branche dite radicale de l’opposition pour donner naissance à la tenue d’un dialogue. Suite aux assises, un accord dit Accord Politique Global a été signé le 20 août 2006 pour permettre à tous ceux qui, jusque-là, hésitaient de rallier le camp par la ‘’grande porte’’. Résultat, toute l’opposition se trouve ainsi cooptée par le pouvoir de fait à l’exception de l’UFC (ancienne version) qui avait monté très haut les enchères. Question, quel est donc l’avenir du processus démocratique ?
 
Lorsque Maître Yawovi Agboyibo, Premier Ministre, a prononcé dans le temps son discours devant l’Assemblée Nationale mise en place par le RPT et pour le RPT, des observateurs de la scène nationale avaient estimé qu’il s’était engagé à respecter les décisions d’une institution qu’il a toujours combattue parce qu‘elle n’est pas représentative du peuple. Il ne fut pas seul. Tous les autres acteurs politiques, usés par une quinzaine d’années déjà de lutte sans issue et craignant pour leurs fortunes, ont tous mordu à l’appât du jeune président.
 
Ainsi, le jeune héritier du trône a réussi, toujours selon ses observateurs, à les amener à lui légitimer le pouvoir qu’il acquit dans des conditions controversées. Les acteurs politiques, ceux qui ont déjà trouvé leurs sièges autour de la table du gâteau national et ceux qui continuent de se bousculer pour y entrer, partagent désormais la pleine responsabilité du pouvoir. Ils sont ainsi contraints de s’opposer entre eux et à tous ceux qui s’opposeront à leurs décisions.
 
En clair, les acteurs politiques qui se regroupent dans l’opposition sont souvent trop pressés d’accéder au pouvoir. Ils ne font pas une bonne analyse des stratégies du camp présidentiel ; illustrent l’actualité de ses dernières semaines. Alors que le débat tempêtait au tour de l’organisation des élections locales sur insistance de l’Union Européenne, la classe politique de l’opposition s’est vu offerte un ‘’os’’ par le pouvoir à l’image des débats sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles avec en fond sonore la rencontre Faure Gnassingbé-Jean Pierre Fabre. Du coup on oublie l’autre débat pour se rabattre sur le nouveau. Le pouvoir peut se frotter les mains. Peut-être avec notre analyse, une voix courageuse s’élèvera pour crier raison. Mais on peut se poser de questions. A quand remonte la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles au Togo ? Qu’est-ce qui a été fait et que reste –t-il à faire ? Quelles sont aujourd’hui les priorités socio-politiques ? Pourquoi des acteurs politiques avisés qui ont subi les conséquences des méfaits du gouvernement lors de la mise en œuvre de plus d’un Accord peuvent-ils encore souscrire à des imprécisions et aller contre des principes qu’ils sont censés défendre ?
 
L’horizon politique révèle déjà que le parti UNIR prépare sa victoire à l’élection présidentielle de 2015. Pendant ce temps, on se lance des fléchettes dans l’opposition et le débat sur la candidature unique tourne au vinaigre.
Ben KITEGI (Le Républicain)
 

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Publié le 10 avril 2014


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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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