La convocation du corps électoral ne peut pas se faire avant le 21 mars 2015, selon ADDI

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Le rappel par la Cour constitutionnelle le lundi 2 février 2015 des délais constitutionnels de convocation du corps électoral continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Après le Comité d’Action pour le renouveau (CAR) qui parle de « non-événement » et de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) qui opte pour une date « consensuelle » des élections, c’est le tour de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI opposition).
 
Prenant à témoin le chronogramme de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le parti de Professeur Aimé Tchabouré Gogué a estimé à travers un communiqué parvenu à l’Agence de presse Afreepress que la convocation du corps électoral ne pourra se faire que le 21 mars 2015 au plus tôt et donc en dehors des délais constitutionnels délimités entre le 17 février et le 5 mars par la Cour constitutionnelle.
 
« La liste électorale définitive qui constitue le corps électoral à convoquer, ne sera connue que le 21 mars 2015. Et conformément à l’article 80 du code électoral qui stipule que le corps électoral est convoqué par décret en conseil des ministres sur proposition de la CENI, la CENI ne pourra proposer au gouvernement une date des élections qu’à compter du 21 mars », indique le communiqué.
 
Face à cette situation, ADDI reproche au communiqué de la Cour constitutionnelle de ne pas avoir pris les dispositions « idoines », pour dit-elle, « le respect scrupuleux des délais constitutionnels dans l’organisation des élections présidentielle de 2015 ».
 
Le parti d’opposition se dit alors inquiet « des risques de précipitation de révision des listes électorales, source d’élections conflictuelles ».
 
ADDI dit craindre aussi que le gouvernement ait le désir de passer en force vers des élections sans faire les réformes prescrites par l’Accord politique global (APG) recommandées selon elle par la CVJR et souhaitées par plus de 85% de la population togolaise.
 
Il y a nécessité, a proposé Aimé Gogué, « de relancer les discussions politiques en vue des réformes constitutionnelles, gage d’une élection crédible, transparente et pacifique ».
 
Un appel pressant est lancé par le même biais au gouvernement, à la classe politique, à la société civile et aux partenaires du Togo « à s’investir pour l’aboutissement heureux des réformes et de la transparence de l’élection ».
 
Telli K.
 

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