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Par lâcheté, Faure fait de Pascal Bodjona le martyr de son régime

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Les faits qui se succèdent dans le dossier de Pascal Bodjona comme dans bien d’autres encore, illustrent parfaitement l’idiotie et la légèreté du régime qui régente le Togo sous Faure Gnassingbé.
 
Non seulement beaucoup de collaborateurs du Prince sont tombés dans l’immoralité et l’indécence, mais la majorité d’entre eux pataugent dans l’amateurisme et l’ignorance qui font d’eux de simples tonneaux vides spécialistes de bruits inutiles ou même ridicules.
 
Mais le plus choquant reste la cécité politique dont le Prince lui-même fait preuve et qui donne le désagréable sentiment que l’homme n’incarne aucune des dignes valeurs qui distinguent le peuple Kabyè de bien d’autres peuples.
 
Nous avions écrit dans un article qui rendait compte du sens que revêtent les cérémonies d’initiation du jeune Kabyè que, pour le Kabyè, la valeur humaine et les vertus cardinales de reconnaissance et du respect de la dignité d’autrui priment sur toute autre considération.
 
Dans cet article, nous avions amplement démontré qu’à travers un processus rigoureux d’intégration sociale du jeune, le Kabyè inculque des notions phares d’amour du prochain, et développe fondamentalement les facultés d’intelligence et d’habilité chez le jeune de sorte qu’une fois dans la vie active, celui-ci se conduise en homme digne et pétri de valeurs universellement admises.
 
Mais la culture de la facilité, la cruauté et la méchanceté, l’empressement de nos dirigeants à s’accaparer de tout, l’irrésistible tendance qu’ils développent de ne profiter que des biens du pays sans jamais se soucier des autres sont des indicateurs sérieux qui remettent réellement en cause les fondamentaux de l’éducation qu’ils sont supposés avoir reçue à la base.
 
Le problème essentiel qui oppose Faure Gnassingbé à Pascal Bodjona n’est rien d’autre que la question du pouvoir.
 
Ayant eu à se battre dans tous les sens pour donner un visage humain au régime du Prince, ayant utilisé tout ce que Dieu lui donné d’intelligent, de verbe, d’aura et de personnalité pour incarner quelque chose de digne et de respectable autour du Prince, Pascal Bodjona s’est subitement retrouvé dans une jungle de jaloux, de complexés et d’aigris.
 
Le complexe en et autour du Prince a malheureusement pris le pas sur la reconnaissance que ce dernier se devait de vouer au fils de Lébilaki Bodjona. Faure redoute Pascal Bodjona du fait de la capacité de ce dernier à haranguer les foules et à affirmer son étoffe d’homme d’Etat, valeurs que le peuple recherche avidement et en vain chez le fils du feu général.
 
Du coup, au lieu de se décomplexer pour apprendre et profiter autant que possible des atouts naturels dont jouit son ami de tous les jours, le Prince a maladroitement choisi d’ouvrir un boulevard à la légèreté, au complexe, à la jalousie et à l’enfantillage qui l’ont conduit à vouloir manger son faiseur d’hier.
 
Voilà comment l’homme s’est retrouvé dans cette bassesse qui a consisté pour lui à initier le fameux dossier Bodjona dont le but malsain est de démolir politiquement ce dernier par des artifices fallacieux qui frisent le ridicule et ébranle tout l’appareil judiciaire du pays.
 
Tous les magistrats aujourd’hui poussent des jurons et se montrent confus chaque fois qu’ils sont appelés à connaître de ce dossier du quinquennat de Faure Gnassingbé.
 
De force, ils sont obligés, pour sauver leur pitance, de faire la volonté du Prince, mais de quelle manière ? En rendant des décisions démentielles et en se confondant dans des contradictions tout aussi malheureuses que puériles.
 
Les maladresses se sont tellement multipliées dans ce dossier que même la Cour Suprême, la plus haute juridiction de l’Etat s’est retrouvée dans ce pétrin de commettre des erreurs graves d’appréciation des points de droit qu’ont soulevés les avocats de Pascal Bodjona dans l’un de leurs derniers recours.
 
La cour en question s’est littéralement égarée au point de viser, dans son argumentaire de rejet de ce pourvoi, le dispositif d’un autre arrêt qui n’avait d’ailleurs pas fait l’objet de pourvoi. Fait très grave et même scandaleux qui jette de l’opprobre sur non seulement la justice togolaise mais l’ensemble de l’appareil de l’Etat du Togo.
 
C’est donc le délibéré de cette fameuse « erreur matérielle » qui sera rendu jeudi prochain par la Cour Suprême dans cet épineux dossier Bodjona. Une vraie honte.
 
Mais ces juges auront-ils le courage jeudi de revenir fondamentalement sur le fond du dossier et reconnaître honnêtement que le fait qu’ils se soient au départ égarés sur les points de droit soulevés par la défense a de toute évidence agi sur la décision rendue ?
 
Rien n’est moins sûr dès lors que la plupart d’entre eux agissent en larbins et en pantins dont le rôle est de valider simplement les désidératas du Prince et de ses sbires.
 
Tout compte fait, le droit est comme le soleil qu’aucun individu si puissant soit-il ne saura cacher avec de simples mains. Qu’ils disent le droit jeudi ou non, la nature et même l’ensemble des togolais connaissent bien la vérité dans ce dossier.
 
Un jour ou l’autre, cette nature qui régule ci-bien les choses saura faire droit à l’homme de Kouméa qui subit aujourd’hui les affres de ses bienfaits, de son intelligence, de son aura, de son courage et audace politiques…bref des atouts naturels dont le bon Dieu l’a doté.
 
La seule chose qu’il reste à Pascal Bodjona à faire, c’est de rester intègre, courageux sans chercher de quelque manière à se venger de qui que ce soit.
 
Il se doit de rester égal à lui-même sans jamais rentrer dans la compromission du fait de la souffrance physique et psychologique que l’on lui inflige à lui et à sa famille, mais de s’ouvrir à la providence qui saura rétablir l’ordre et la justice selon ses propres règles auxquelles aucun humain si puissant soit-il ne saurait résister.
 
Si quelqu’un avait dit à Fo Blaise qu’il partirait du pouvoir en un jour chassé par le peuple tel un chien galeux, il ne l’aurait jamais cru. Il faut bien que nos dirigeants actuels se montrent plus intelligents et plus conséquents envers eux-mêmes et envers la nature pour ne pas subir, en un jour, le violent courroux des forces de cette nature.
 
Togoinfos
 

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Publié le 18 novembre 2014


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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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