L’Afrique détient les « clés » de son « avenir », selon Christine Lagarde

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« C’est l’Afrique elle-même et son peuple qui détiennent les clés de leur avenir », telle est la position de Christine Lagarde, le directeur général du Fonds Monétaire International (FMI) lors de la conférence économique qui se déroule à Maputo au Mozambique, rencontre internationale à laquelle participe le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Adji Otéth Ayassor.

 

Convaincue que pour que l’Afrique agisse efficacement sur la pauvreté qui touche 45% des ménages et sur son développement, Christine Lagarde estime qu’il lui faut construire son futur en tenant compte de trois (3) priorités, notamment les infrastructures, les institutions et le peuple.

 

« Les infrastructures à savoir l’énergie, les routes et les réseaux technologiques sont les fondations de tout édifice solide et durable. Au cours des 30 dernières années, la production d’électricité par habitant en Afrique subsaharienne a stagné. Seulement 16% des routes sont pavés contre 58% en Asie du sud. Ces déficits représentent des coûts énormes pour les entreprises et pour les populations », a-t-elle expliqué.

 

Pour ce qui concerne les institutions, il s’agit de mettre en place la gouvernance, la transparence et des cadres économiques sains. « L’Afrique dispose de plus de 30% des réserves minières du monde. Si ces richesses sont bien gérées, elles offrent des opportunités exceptionnelles de croissance et de développement économiques », selon Mme Lagarde.

 

« Le plus gros potentiel de l’Afrique, c’est sa population. C’est la clé pour que la région recueille pleinement les dividendes de sa croissance démographique. Selon certaines estimations, une augmentation de 1 point de pourcentage de la population active peut accroître la croissance du PIB de 0,5 point de pourcentage », a ajouté le directeur général du FMI.

 

Pour réussir le pari d’un développement qui prend en compte toutes les couches sociales, un accent doit être mis sur l’éducation des filles. « La perte économique due à l’écart d’éducation entre les filles et les garçons dans les pays en développement pourrait aller jusqu’à 90 milliards de dollars par an, soit autant que le déficit des infrastructures pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne », a-t-elle regretté.

 

Telli K.

 

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