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L’autocrate togolais de 48 ans vers le précipice

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Depuis que le Prince du Togo s’est maladroitement engagé dans ce projet inadmissible de parricide par le choix curieux d’humilier son père défunt et de salir sa mémoire en embastillant arbitrairement l’un des fils de celui-ci et en dissolvant son cadre d’expression politique qu’est le RPT, Faure Gnassingbé agit comme un homme égaré.
 
Il se fourvoie sur toute la ligne et rate littéralement toutes les initiatives qu’il prend aussi bien pour son compte que pour celui des togolais qu’il dit diriger.
 
En Afrique, il y a des choses que l’on ne fait pas, il y a des interdits que l’on ne transgresse pas impunément.
 
Le fait pour le Prince d’avoir fait le pari de ternir l’image de son géniteur à qui il doit tout y compris son poste actuel est un crime grave contre la morale et l’ensemble des valeurs qui identifient le peuple Kabyè comme d’ailleurs beaucoup d’autres peuples d’Afrique ou même du monde.
 
L’on est allé jusqu’à s’interroger sur l’identité de ce marabout ou de ce charlatan qui a pu donner ces conseils de fou au Prince au point de l’amener à poser des actes aussi malsains que celui d’embastiller grossièrement son propre frère de sang ou de dissoudre un parti politique dont son père défunt a consacré la pérennité à travers la fameuse phrase « le RPT a vécu, le RPT vit et le RPT vivra ».
 
A partir de ces instants, tous ceux qui ont une culture spirituelle élevée et un sens aigu du sacré savaient d’emblée que Faure Gnassingbé aurait du mal à se frayer un chemin du salut. Aujourd’hui, nous y sommes ou presque.
 
Le Prince se cherche à tout bout de champ. La fameux UNIR qu’il dit avoir créé à la place du RPT bat de l’aile. Le parti est toujours resté à l’étape embryonnaire sans charpente ni structures fiables et viables. Il se présente beaucoup plus comme une nébuleuse qui n’a ni tête ni queue et au travers duquel le Prince fait courir tous les cadres de l’administration publique avec notamment l’argent du contribuable togolais.
 
La question que l’on se pose est de savoir si le Prince pense au moins à demain. Supposons simplement qu’il ne soit plus au pouvoir à la suite de l’élection de 2015, que deviendra le fameux UNIR qui, jusqu’à présent ne dispose d’aucune structure en bonne et due forme ?
 
Qui sème le vent récolte la tempête dit-on souvent.
 
Le dossier Kpatcha Gnassingbé qu’il a initié et entretenu depuis avril 2009 est plus que jamais devenu une vraie arrête dans sa gorge. Aujourd’hui, le monde entier sait que Kpatcha Gnassingbé et ses coaccusés ont été coffrés pendant 6 ans par leur propre frère de façon arbitraire et parfaitement cruelle. Rien qu’un tel acte reste inhumain.
 
Quelle formule va-t-il trouver pour élargir ceux-ci et garder encore la face dès lors que depuis 2011, il a méchamment refusé de leur accorder la grâce présidentielle que ceux-ci ont eu l’humilité de solliciter malgré le droit qui était amplement en leur faveur ?
 
L’équation est très difficile à résoudre pour le jeune autocrate qui, chaque jour s’enlise dans la déraison et le non droit.
 
Tout compte fait, sur ce dossier, les Nations-Unies n’ont aucune envie de baisser les bras et il est d’ailleurs fort probable que le 16 février prochain, la Cour de Justice de la CEDEAO enfonce à nouveau le clou par une clarification limpide de son arrêt de juin 2014 qui avait déjà établi le caractère non équitable du simulacre de procès qui a condamné ceux-ci. Mais ce n’est pas tout.
 
Il y a aussi d’autres dossiers qui continuent de saper durement le moral et même l’ensemble des facultés du Prince.
 
Parmi eux, le fameux dossier des incendies qui ont consumé les biens de tant d’années d’efforts et de sacrifices consentis par les bonnes femmes de Lomé et de Kara. La magie par laquelle les services de renseignements du Prince ont mis la main sur les leaders de l’opposition sous prétexte qu’ils en étaient les commanditaires n’a toujours pas permis d’établir la vérité dans ce dossier.
 
Du coup le plan de musèlement de l’opposition n’a point marché. Or, il faut bien donner une suite à un dossier aussi criminel que grave pour une supposée République qu’est le Togo.
 
Par quel bout va-t-il prendre, par quelle alchimie saura-t-il se sortir d’affaire dès lors que ces leaders de l’opposition ont réussi à démontrer, à travers un rapport dument établi, que ces incendies ont été initiés et planifiés par des collaborateurs directs du Prince lui-même ? Là aussi les faits vont finir par rattraper le fils-héritier.
 
Encore très épineux, le front Pascal Bodjona du nom de celui-là qui a fabriqué de toutes pièces le Prince qui, contre toute attente a choisi à l’encontre de lui-ci la voie du parricide. Mais oui, en 2012, le fils-héritier a subitement décidé, sans raison valable de tourner ses crocs contre son frère et ami de toujours qui s’est battu des années durant pour lui donner un visage d’homme et le mettre dans le piédestal où il se trouve aujourd’hui.
 
A travers une fantaisiste et fallacieuse affaire d’escroquerie, Faure Gnassingbé a pris le risque de vouloir noyer Pascal Bodjona. Mais Dieu étant grand et surplombant tout, il a bien dit non. Et du coup, le Prince s’est là aussi exposé et pitoyablement ridiculisé.
 
Certes aujourd’hui, Pascal Bodjona est maintenu en prison mais dans un schéma de détention préventive qui en réalité ne tient vraiment plus. Et les avocats ainsi que la Cour de Justice de la CEDEAO à laquelle le fils de Lébilaki Bodjona a été amené à avoir recours, ne tarderont pas à prouver combien le Prince et ses sbires se sont littéralement égarés dans ce dossier qu’ils ont eu le malin génie de monter grossièrement contre un innocent et bienfaiteur qu’est Pascal Bodjona.
 
L’on peut supposer qu’ayant déjà démontré à maintes reprises sa cruauté et son implacable méchanceté, l’autocrate togolais de 48 ans pourrait encore fermer yeux, oreilles et bouche pour continuer ses basses besognes contre Pascal Bodjona, son frère Kpacha Gnassingbé et ses adversaires politiques. Mais pour combien de temps encore ?
 
A vrai dire l’on a le désagréable sentiment que le jeune monarque togolais aime bien dormir avec les problèmes, la colère et la haine tout à fait à l’antipode de cette recommandation biblique qui veut que la nuit ne tombe sur la colère d’aucun fils de Dieu.
 
Mais à moins de se croire naïvement éternel, le jeune monarque du Togo doit pouvoir s’aviser que tous ces faits vont finir par le rattraper et le plonger irrésistiblement dans le précipice qu’il redoute tant s’il ne se résout pas dès maintenant à les régler décemment avec courage et audace.
 
L’heure des hommes providentiels pour les Etats est révolue et il faut bien être une âme légère pour s’oublier aussi facilement dans la gloire et les privilèges matériels au point de perdre en soi tout ce qu’il y a d’humain et qui diffère justement l’homme des autres créatures de Dieu.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 1 février 2015


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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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