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L’aventure ambiguë du Prince

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S’il y a une question essentielle que l’on doit se poser, c’est sans doute de savoir les raisons essentielles qui fondent le farouche attachement du Prince au fauteuil présidentiel.
 
Pourquoi Faure Gnassingbé a-t-il autant pris goût au pouvoir au point de ne plus vouloir rien entendre, rien voir, rien sentir ?
 
D’aucuns diront que le fils du père aime tellement le Togo qu’il ne peut guère se passer, même un seul instant, de s’activer pour lui assurer une perspective heureuse. Et comme lui-même a semblé le dire lors de son investiture à Kara, il est mue par un objectif de travailler d’arrache-pied pour le Togo et les togolais.
 
Il disait justement que c’est avec humilité qu’il a accepté sont investiture et qu’ensemble avec le peuple togolais ils relèveront d’autres défis qui se présentent à ce pays. Fantastique !
 
Tout naïf qui ne connait pas bien les réalités togolaises se contenterait évidemment de ces veux pieux exprimés par le jeune Président. Il conclura volontiers que le Togo a tellement de la chance que Dieu a envoyé son Prince unique afin que quiconque croit en lui, connaisse la voie du Salut ! Une vraie blague…
 
La réalité, la vraie réalité dans le contexte du Prince est toute autre. Le fait est qu’aujourd’hui, l’on est bien en droit de conclure que Faure Gnassingbé a emprunté irrésistiblement la voie de la perdition et du naufrage politique. Il est dans une aventure parfaitement ambiguë qui va immanquablement le conduire à un précipice. Pourquoi ?
 
Simplement pour ce fait qu’ayant forcé son arrivée au pouvoir en 2005, il aurait dû comprendre qu’il était simplement en mission en vue d’anoblir l’image largement écornée de son père défunt et ensuite lancer le pays sur la voie d’une démocratisation affranchie et assumée.
 
Il se devrait dès ces moments de se doper d’un état d’esprit d’explorateur dont le rôle serait d’investiguer toutes les pistes possibles de réconciliation nationale, d’apaisement politique, de correction absolue des multiples cas d’injustice que l’arrogante gouvernance de son défunt père a pu engendrer durant les 38 ans.
 
Mais hélas, il a suffi qu’il trouve une petite embellie pour que Prince tombe dans une effarante culture de facilité marquée essentiellement par un appétit vorace du pouvoir. Il a trouvé tellement facile de gérer le Togo qu’il a vite fait d’en faire un métier plein et entier qu’il entend désormais exercer à vie.
 
Tant le pouvoir au Togo est juteux et pétris de tant de privilèges et de gloire, que Faure Gnassingbé ne sent plus du tout la nécessité d’envisager une possibilité pour lui de le quitter un jour ou l’autre. Du coup, il s’est béatement laissé aller à une forme de musèlement de toutes les forces alternatives possibles susceptibles de déranger sa jouissance pleine et entière du pouvoir.
 
Pour ce fauteuil, le fils-héritier voit loin, il voit tellement loin qu’il n’a vraiment plus le temps de s’occuper réellement des problèmes sociaux et même politiques qui se posent au pays.
 
Que les travailleurs de tous bords râlent pour réclamer de conditions acceptables de vie et de travail, n’est tant son affaire.
 
Que des hôpitaux, CMS et centres de santé soient dans un état exsangue où il manque à la fois infrastructures, médicaments ou personnel soignant adéquat ne le préoccupe guère.
 
Que des vautours venus de l’étranger siphonnent nos phosphates, nos ressources, font des surfacturations, exploitent abusivement la main d’œuvre togolaise, n’est pas un problème particulier pour lui.
 
Tellement il est concentrer à suivre et à scruter chaque mouvement des officiers et sous-officiers, tellement il est jaloux de son fauteuil qu’il n’a vraiment du temps que pour s’en préoccuper et le conserver autant que faire se peut.
 
Pour ce qui est du peuple, il sait qu’il lui suffit, à la veille de chaque élection d’engager une aventure de pose des premières pierres de tel ou tel autre projet dans telle ou telle localité pour embobiner d’emblée la population analphabète et naïve en vue de lui arracher de gré ou de force son vote.
 
Même si une telle démarche de mystification ne marchait pas, il y a bien sûr le plan B qui consiste à faire ramasser les urnes par les militaires qui vont se charger de changer les données du vote.
 
Dans tous les cas, tant qu’il a la preuve de l’efficacité de la force brute, des armes et de la brutalité sur les citoyens, il ne se gênera plus pour satisfaire une quelconque revendication sociale ou tout autre besoin du peuple.
 
Voilà résumé en quelques phrases, l’aventure ambiguë dans laquelle le Prince héritier s’est littéralement engagée et qui le bascule au jour le jour dans la dictature et la mise sous éteignoir des lois de la République. A une telle allure, il est fort à parier que Faure ne ferra guère de réformes tant qu’il sera Président au Togo.
 
Tellement il a expérimenté avec succès l’impact de l’intimidation, de la violence, des tirs tendus, des dribbles, de la mystification sur le peuple qu’il aurait du mal à abandonner une stratégie qui lui marche avant autant de succès quelles que soient son immoralité et son indécence.
 
Pour tout dire, l’on notera que le Prince s’est bien installé dans le style des dictateurs et autres despotes que les civilisations anciennes ont connus dans l’histoire.
 
Il a senti le goût des raccourcis qu’ils soient lâches ou non. Voilà donc pourquoi, il est si pressé d’aller vite aux élections dans une opacité totale, sans réformes ni transparence en vue de se consacrer un mandat de plus.
 
Le pouvoir a pris chez lui, l’identité d’une drogue qui l’obsède et l’emballe sans qu’il n’ait les moyens d’y résister. Ceci signifie en clair que par lui-même, jamais il ne quittera le pouvoir tant qu’il a encore le souffle de vie.
 
Avec un tel personnage dont l’état d’esprit est autant stéréotypé, que faudra-t-il faire ? L’épreuve de la réflexion est ainsi lancée !!!
 
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Publié le 31 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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