LCF et City FM appartiennent à Zaïna Bodjona

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LCF et City FM appartiennent à Zaina Bodjona, la femme de Pascal, ex numéro 2 du régime mis au ban et renvoyé à l’opposition.
 
Secret de polichinelle, mais l’information vaut son pesant d’or : Au cours d’une émission Club de la Presse de radio Kanal FM, l’administrateur de Sud média, la société propriétaire de LCF et City FM, a déclaré que le nom actuel du propriétaire (sic) de Sud Média c’est la femme de Pascal Bodjona.
 
Une saillie qui a semé le doute dans l’esprit de l’animateur Sas Gawou et des autres invités. S’en suit une discussion chahutée pour savoir si le chef de l’Etat est aussi actionnaire de la société créée en 2007 au moment où Pascal Bodjona, alors Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé était tout-puissant.
 
Les togolaiseries avaient couru sur l’acronyme «vraisemblable » de la station de radio- le vraisemblable pouvant être vrai-, LCF se déclinait en aparté « La Chaîne de Faure ».
 
Mais Sud Média est une Société Anonyme à Responsabilité Unipersonnelle, et on se demande comment le chef de l’Etat aurait-t-il pu être actionnaire d’une société qui n’appartient qu’à une seule personne ?
Issue judiciaire ou politique à l’affaire LCF et City FM ?
 
L’affaire LCF et City FM se corse. Avec un dépôt auprès de la chambre administrative d’une plainte pour abus d’autorité contre la HAAC, on croyait que les responsables de Sud Média préconisaient la voie judiciaire pour régler le contentieux portant sur le retrait des fréquences.
 
En principe, LCF et City FM devraient reprendre les activités depuis le 9 février dernier, le recours à la Cour Suprême étant suspensif de la décision de la HAAC. Or tel n’est pas le cas : Les organes du groupe n’ont pas encore repris leurs activités.
 
Il semble que les dirigeants envisagent un plan B consistant à faire appel à une intervention de Faure Gnassingbé pour autoriser la HAAC à annuler sa décision.
 
En direct sur Kanal FM, en parlant de la « mandature sociale » de Faure Gnassingbé et plaidant la cause des quatre-vingts employés mis sous le carreau, Monseur Luc Abaki serait dans le registre d’un règlement par la voie politique.
 
Manque de confiance en la justice de la Cour Suprême ou tout simplement volonté d’éviter une humiliation à PitangTchalla, le président de la Haac ? Ou tout simplement volonté d’éviter à Pascal Bodjona, sorti de prison il y a un an, d’aller de nouveau à Canossa à travers la fermeture d’un élément symbole de la résistance d’un homme tonitruant devenu taiseux ?
 
A l’origine, la rumeur prêtait à LCF et City FM le destin d’être les instruments d’une propagande au service de Faure Gnassingbe. Mais ces média étaient devenus notoirement le tremplin pour relancer la carrière de Pascal Bodjona. Payent-ils ce changement de ligne éditoriale ?
 
Ou veut-on empêcher Pascal Bodjona, actuellement dans un silence souterrain, de disposer de médias à sa solde pour une éventuelle candidature à la présidentielle prochaine ?
 
source : Le Temps
 

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