Le Faussaire est à la Présidence de la République du Togo

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Dans la nuit du décès de son son feu père Gnassingbé Eyadéma, tout le monde sait à peu près la mascarade qui a été organisée par son fils Faure Gnassingbé et ses affidés en violation flagrante de la Constitution [l’actuelle Constitution tripatouillée en 2002]. Ainsi donc, Gnassingbé fils, Faure, se fait « nommer » Président. D’abord par certains généraux qui ont fait un coup d’Etat en ne laissant pas la Constitution s’appliquer et par la suite, par des terroristes en col blanc qui feront une contorsion juridico politique, de la vraie [Debbascherie], pour le maintenir au pouvoir. Et pourtant, en son article 144, la Constitution dit : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en période d’intérim ou de vacance ou lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire. La forme Républicaine et la laïcité de l’etat ne peuvent faire l’objet d’une révision ». C’était la première infraction.

Deuxième. Au moment du décès de son père, Faure était Ministre des Mines. Il va démissionner de son poste pour retrouver celui de Député. Or il s’avère qu’aucun Ministre ne peut démissionner du Gouvernement sans que le Président n’en prenne acte. Donc, la démission de Faure le jour de la mort de son père était nul et de nul effet. Puisque le président par intérim qui aurait dû être le Président de l’Assemblée, n’était pas encore en fonction. Ce qui sous entend que Faure Gnassingbé, en février 2005, prenait la tête du pouvoir avec sa casquette de Ministre. Ce qui était anticonstitutionnel comme le dit l’article 63 de la Constitution : « Les fonctions de président de la République sont incompatibles avec l’exercice du mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à caractère national, et de tout emploi privé ou public, civil ou militaire ou de toute activité professionnelle… ».

Troisième infraction, il va démissionner de son fauteuil de président parachuté pour se représenter aux élections alors qu’il aurait dû être disqualifié et mis aux arrêts pour «gangstérisme politique». Car, les actes que lui et sa clique avaient commis sont punis par la Constitution d’autant que cela s’appelle faire du faux et usage du faux. Faure Gnassingbé a donc fait du faux et usage du faux, punit par loi selon l’article 148 de la Constitution Togolaise : « toute tentative de renversement du régime constitutionnel par le personnel des forces armées ou de sécurité publique, par tout individu ou groupe d’individus, est considérée comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionnée conformément aux lois de la république ».

Il en ressort de ce qui précède que Faure Gnassingbé n’a pas sa place à la Présidence. Et pourtant, il y est depuis 2005 à la suite des 38 ans de règne de son défunt père. Au total, plus de 50 années de règne «illégal» [ndlr], des Gnassingbé à la tête du Togo…

Aujourd’hui, ironie du sort, ce sont d’honnêtes citoyens, des professeurs d’universités… qui sont mis aux arrêts au détriment du premier Faussaire Faure Gnassingbé, qui se la coule douce à la Présidence de la République Togolaise.

Gnassingbé Eyadéma a pris le pouvoir par la force et a gouverné par la force. Son fils Faure Gnassingbé en fait de même depuis 2005. Serait-il exagéré si le peuple faisait usage de l’article 150 de la Constitution Togolaise qui dit : « En cas de coup d’Etat, ou de coup de force quelconque, tout membre du gouvernement ou de l’assemblée nationale a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants. Dans ces circonstances, pour tout togolais, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs. Tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la république »…? LA BALLE EST AU CENTRE…
 
Fabbi. K

 

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