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Le Prince agite encore la palme de la terreur contre Abass Kaboua

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Il y a quelques mois, nous avions écrit un article qui a connu un succès exceptionnel. Son titre était : Faure confond le Kabyè au sorcier de la maison.
 
Dans ce texte, nous avions démontré combien le fils-héritier a horreur des critiques venants des esprits éclairés qui sont d’origine Kabyè.
 
Preuves à l’appui, nous avions démontré que l’empressement de Faure Gnassingbé à embastiller systématiquement les cadres et gros pontes Kabyè tenait de cette conception qu’il a et qui est d’ailleurs répondue dans ce milieu que tant qu’un sorcier n’est pas dans votre maison, aucun autre sorcier ne sortira de l’extérieur pour te faire du mal.
 
Les preuves que nous avions utilisées à l’époque étaient naturellement les cas Kpatcha Gnassingbé et coaccusés, Pascal Bodjona, Agba Bertin, Olivier Amah Boko, Abass Kaboua etc….
 
Tout ce monde a été et reste encore dans le viseur du Prince tant qu’il n’aura pas la certitude que ceux-ci lui laisseront le boulevard pour qu’il rempile et s’affirme au sommet de l’Etat comme la seule hirondelle qui a droit et pouvoir de faire le printemps au Togo.
 
Tous ces faits que nous avions décrits à l’époque se sont révélés vrais puisque jusqu’à ce jour, Kpatcha Gnassingbé et coaccusés sont encore maintenus en prison alors même que des arrêts et avis multiples ont été émis à l’international confirmant le caractère arbitraire de leur détention.
 
Il en est de même pour Pascal Bodjona qui reste toujours en détention préventive pour une affaire sortie directement de l’imaginaire du Prince-despote. Agba Bertin a été réduit au silence après avoir réussi la prouesse de s’échapper des mailles des fauves du pouvoir de Lomé.
 
C’est aussi le cas de Olivier Amah qui s’est vu contraint de prendre le chemin du maquis pour éviter un énième emprisonnement injuste et cruel du pouvoir du Togo.
 
Aujourd’hui, alors qu’il est pourchassé de toute part par les travailleurs qui lui réclament des conditions minimales de vie et de travail, le Prince est encore resté dans cette obsession de s’accorder un mandat de plus.
 
Réduit finalement dans ses derniers retranchements, il voit désormais le mal partout, un peu comme épouvanté par un danger dont il ne maîtrise ni les tenants ni les aboutissants.
 
C’est justement dans ce contexte de frousse permanente qu’il a fait l’option de capturer à nouveau Abass Kaboua, le tonitruant président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) qui venait de mettre sur pied, ensemble avec certains leaders de partis politiques et organisations de la société civile, le fameux front Tchoboé.
 
Ce front qui se positionne contre le processus électoral en cours n’est pas de nature à donner un sommeil tranquille au Prince.
 
Voilà pourquoi il a décidé de ressusciter la fameuse affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara pour justifier l’envoi d’une convocation à l’homme de Somdina.
 
Dès ce mardi à 9heures Abass Kaboua est à nouveau devant le doyen des juges d’instruction qui, à coup sûr, va à nouveau le basculer vers les portes de la prison.
 
Mais oui, puisqu’il est Kabyè et il fait autant mal par ses propos et ses multiples révélations, le Prince n’a d’autre choix que de le réduire au silence derrière les verrous.
 
En réalité, le fils-héritier a l’apparente impression que la formule marche à coup sûr, puisqu’elle a permis de « neutraliser » Pascal Bodjona, Agba Bertin, Kpatcha Gnassingbé et consort. Pourquoi il s’arrêterait alors en si beau chemin dès lors qu’il a les preuves matérielles que cette sorte de panacée qu’il a contre ses opposants, marche sans faille ?
 
Ainsi donc, Abass Kaboua va se retrouver à nouveau en prison dès ce mardi.
 
Il y ira, non pas forcément parce qu’il aurait effectivement brûlé un quelconque marché du Togo, mais parce qu’il brûle par sa verve et son verbe, les intérêts du Prince bien-aimé.
 
Qui au Togo ou même ailleurs peut dire mieux ? Manifestement personne.
 
Et tout cela se passe à quelques semaines de l’élection présidentielle à laquelle Faure Gnassingbé tient tant pour s’octroyer un mandat de plus au Togo.
 
En tout cas, pour permettre à nos lecteurs de se retrouver par rapport à ce que nous avons évoqué dans cet article, nous reproduisons ci-dessous, l’article précédent qui illustrait parfaitement la manière sans doute maladroite avec laquelle, le Prince a décidé de confondre le Kabyè au sorcier de la maison.
 
Voici l’intégralité de l’article
 
Faure confond le Kabyè au sorcier de la maison
 
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Vendredi 12 août 2014 à 14 heures, le commandant Olivier Boco Amah, président de l’association des victimes de la torture reçoit un coup de fil d’un huissier commis par Idrissou Djagba.
 
L’entretien va rester très bref. Ce dernier a sous la main, une convocation le concernant où doit-il la lui déposer ?
 
Le sulfureux doyen des juges d’instruction, l’homme que le pouvoir utilise allègrement pour l’essentiel des coups judiciaires foireux au palais de justice de Lomé a effectivement été instruit de décerner une note de convocation à Olivier Amah. Et il l’a fait avec empressement.
 
Mais oui, celui-là que le pouvoir de Prince avait injustement et arbitrairement incarcéré pendant deux ans et demi dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, puis dans un autre montage d’incitation au soulèvement de l’armée, est encore recherché par le même pouvoir.
 
C’est donc clair, que le fils du père veut à nouveau la tête du commandant, le plus vite possible avant la présidentielle de 2015. Mardi donc, Olivier Amah sera manifestement déposé dans l’une des prisons du Togo dès que l’on lui notera la cause de la convocation.
 
Mais il ne sera pas seul dans le coup. Des noms comme celui de Abass Kaboua, le Président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC) circulent également. Tous les deux sont d’ethnie Kabyè de la Kozah et avaient été incarcérés quasiment dans les mêmes conditions avant les législatives de juillet 2013.
 
Leur crime n’est rien d’autre d’avoir osé dire non aux permanentes divagations du régime du Prince qui d’ailleurs tire ses racines de la même Kozah.
 
Il ne saurait d’ailleurs en être autrement dès lors qu’un autre gros ponte comme Pascal Bodjona, également originaire de la même préfecture, est en train de subir les affres de cette rage du Prince.
 
Le sort de Kpatcha Gnassingbé, frère du Prince avait déjà été scellé depuis 2009 à travers une parodie de procès largement décrié par la Communauté Internationale y compris la Cour de Justice de la CEDEAO. Mais le Prince n’en a cure. Il a juste un souci : réduire les Kabyè au silence.
 
Cet empressement à museler à tout prix les Kabyè hostiles à l’amateurisme criard du pouvoir tient, cette fois-ci de cet enjeu électoral de 2015. Faure Gnassingbé n’a aucune envie de céder le fauteuil dont il a gracieusement hérité depuis 2005. Il tient à y rester qu’il pleuve ou qu’il neige.
 
Et ce ne doit donc pas être ses supposés frères Kabyè qui devront ramer à contre-courant de cette visée hégémoniste et de règne, qu’ils se sentent brimés et terrifiés ou non.
 
Si vraiment, la providence l’aidait à mettre définitivement la main sur un certain Agba Bertin, il en serait très heureux, car ce dernier constitue encore et toujours une vraie menace pour son régime.
 
Il a une envie manifeste de tout raser sur son passage en vue de s’octroyer les gages sérieux de pérennisation de son sucré pouvoir dont il use et abuse à satiété.
 
Pour ce faire, ses affidés, connaissant bien les aspirations profondes de leur mentor s’évertuent à tout coudre de fil blanc et dans une maladresse sans pareille pour jeter en prison, tous ceux que le Prince redoute. Oui, la prison !!!
 
Voilà l’épée de Damoclès qui convient le mieux au lugubre plan du Prince.
 
Silence !!!!! Le plan de terreur et du forcing est tout prêt. Tout Kabyè qui ose marmonner contre les désidératas du guide éclairé sera mis sur le bûché.
 
Certes, beaucoup d’esprits lucides s’interrogent sérieusement sur la nécessité effective de tous ces coups lâches contre les Kabyè. Mais il faut simplement faire l’effort de comprendre le Prince aussi bien dans son mental que dans ses réalités.
 
Voilà donc quelqu’un qui est né au palais, n’a vécu qu’au palais, n’a jouit que des privilèges du palais pendant 48 ans…Voilà donc quelqu’un qui a bien entendu son papa avertir, qu’il ne faut jamais lâcher le pouvoir au risque de ne plus jamais le rattraper. Comment un tel personnage peut-il concevoir une vie hors du palais ?
 
C’est tout à fait impossible puisque les sociologues et les psychologues nous enseignent avec pertinence que la culture et la construction même de l’être tiennent pour l’essentiel de ce qu’il a appris et vécu toute sa vie durant.
 
Autrement dit, nos croyances, nos idées, nos actions…sont fondées et guidées par ce que nous avons appris et vécu.
 
De même qu’il sera difficile de demander à un chinois de parler couramment français avant de l’avoir appris et pratiqué, il sera naturellement difficile sinon impossible de demander à Faure Gnassingbé de CEDER alors qu’il n’a appris, toute sa vie durant, qu’à ENGRANGER.
 
Vu sous cet angle, il apparait alors clair que toute initiative qui vise à lui faire comprendre qu’il doit apprendre à céder au sens large du terme, va se heurter à son courroux et à sa farouche opposition.
 
Attendre donc du Prince qu’il Céde quoi que ce soit, revient en somme à sectionner le nerf sciatique de son ESSENCE.
 
Et il semble que c’est ce que les Kabyè, aussi opiniâtres, sont non seulement en train de lui demander, mais surtout s’activent avec énergie à lui faire comprendre.
 
Il ne peut qu’aller en guerre contre eux surtout qu’il retient bien cet adage des siens qui dit clairement que si le sorcier n’est pas dans ta maison, aucun autre sorcier ne pourra y avoir accès pour te faire du mal.
 
Que des Kabyè aussi demandent à Faure Ganssingbé de céder le pouvoir à quelqu’un d’autre, ressemble pour lui à un acte de sorcellerie qu’il lui faut combattre à tout prix.
 
Dans son entendement, il lui suffira de dessoucher tous les « sorciers » de son ethnie d’origine pour s’assurer une vie heureuse et paisible à la tête du Togo pour autant d’années qu’il voudra, puisqu’un autre sorcier d’ailleurs ne pourra y avoir accès.
 
De tels calculs puérils et malsains qui rangent de côté les intérêts et droits du peuple souverain pourraient-ils tenir longtemps dans une République en ce 21ème siècle ?
 
Mais qui pourrait objectivement l’amener à se faire une nouvelle réalité pour enfin céder au peuple sa liberté et ses droits confisqués ? C’est toute l’essence même du combat qui doit être mené au Togo.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 3 mars 2015


Catégorie(s) : Chroniques
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"Je suis Jean-Pierre FABRE, je ne suis pas à vendre ni à acheter. Je ne vénère pas l'argent."



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