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Le Prince développe des arguments trop courts pour justifier son maintien au pouvoir

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Comme l’on pouvait bien s’y attendre, Faure Gnassingbé, le fils-héritier du feu général qui s’est fortuitement retrouvé dans le fauteuil laissé par son père, est réellement dos au mur.Il dispose aujourd’hui de tout, sauf naturellement d’un argumentaire convaincant pour justifier sa boulimie actuelle du pouvoir.
 
Si seulement au Togo, l’élection pouvait être transparente, si seulement dans notre pays, les citoyens pouvaient voter librement sur la base des programmes de société des candidats, sans achat de conscience ni intimidation ou intoxication, jamais Faure Gnassingbé ne pouvait espérer se retrouver à nouveau au pouvoir au soir du 25 avril prochain.
 
Tant les arguments qu’il développe sont minces, aléatoires ou plutôt fallacieux.
 
Le Prince fait croire qu’il a entrepris des chantiers qu’il se doit d’achever. Il dit avoir modernisé le Togo et lui avoir ouvert des perspectives qui doivent être consolidées.
 
Au même moment ses affidés font croire que le Togo est arrivé à niveau où, il serait risqué de laisser le destin de ce pays entre les mains des amateurs. Que le Prince serait aujourd’hui la seule personne expérimentée capable de pousser le pays vers des perspectives heureuses. Tout cela n’est que balivernes.
 
Voilà qui suscite des questions simples et tout à fait naturelles :
 
A quel moment de sa gouvernance, le Prince pense-t-il finir de consolider ses prétendus acquis pour se résoudre enfin à alors laisser démocratiquement le pouvoir auquel il s’accroche tant ?
 
Tous les Chefs d’Etat du monde qui ont librement et démocratiquement cédé le pouvoir n’avaient-ils pas d’acquis à consolider ? N’avaient-ils pas ouverts de chantiers qui mériteraient d’être achevés et parachevés ? De quoi parlent le Prince et ses affidés ? Passons.
 
Sur un autre registre, qu’était Faure Gnassingbé avant d’accéder aussi brutalement au pouvoir en 2005 ?
 
Son ministre de l’administration territoriale, Gilbert Bawara en émission sur une radio privée affirme qu’il était ministre et que ce poste lui a permis d’étoffer son expérience de la gestion d’un pays. Quelle prétention !!!
 
Ainsi donc, Faure Gnassingbé avait d’expérience et des mains matures pour gérer le pays. Voilà pourquoi il a eu tant besoin de s’appuyer sur la caution de l’opposition pour convaincre la communauté internationale à l’accepter à partir d’août 2006 au lendemain de l’accord politique global dont il éprouve tant de mal à assumer les recommandations.
 
Mais oui, Faure Gnassingbé était tellement mature et mur, qu’il a eu besoin, des années durant d’un Pascal Bodjona pour le défendre, l’élever et le protéger comme un œuf contre la fougue de la communauté internationale et même des togolais qui l’identifiaient à juste titre comme un usurpateur mue uniquement par une avidité immorale du pouvoir.
 
Le Prince-héritier du Togo a vraiment la main pour diriger dignement et décemment le Togo, voilà pourquoi sous lui, des vautours ont eu la largesse et les meilleurs opportunités pour faire sortir illicitement plus de 8.235 milliards de fcfa sans que le fisc n’ait les moyens de les contrer.
 
Mais dis donc ! Le fils d’Eyadema est tellement mue par cet objectif de bon devenir des togolais qu’il a lancé des emprunt obligataires qui ont servi à lui construire plus de dix résidences de haut standing dans presque toutes les villes et contrées du Togo au moment où l’écrasante majorité des togolais tirent le diable par la queue.
 
De quoi nous parle-t-on au juste ? De quelle expérience et quelle maturité nous parle-t-on dans le cas précis du Prince ?
 
Mais là aussi passons. Si on peut, par largesse admettre que Faure Gnassingbé a un bilan économique, que dira-t-on du bilan moral sur les dix ans qu’il boucle actuellement au pouvoir ?
 
Osera-t-on parler d’un bilan moral sous Faure Gnassingbé au moment où, son propre demi-frère, également fils du feu général se retrouve encore en prison malgré l’éloquente démonstration qui est faite par les instances internationales du caractère arbitraire de la détention de ce dernier ?
 
Faure Gnassingbé peut-il regarder les togolais droit dans les yeux pour parler du dossier Pascal Bodjona, son ami de tous les jours qu’il a cru devoir humilier juste à cause de son obsession aveugle du pouvoir ?
 
Les togolais peuvent aisément comprendre pourquoi Faure Gnassingbé et ses truands de collaborateurs font croire à qui veut les entendre que Pascal Bodjona est en prison pour « outrage à magistrat » plutôt que pour le coup politique dont tous les togolais sont bien au courant.
 
Voilà des attitudes puériles et incongrues qui illustrent parfaitement le niveau de lâcheté et d’immoralité du Prince et de ses sbires qui se sont lâchement accaparés du pouvoir au Togo.
 
Qui plus est, c’est encore sous Faure Gnassingbé que le Togo a connu le niveau de dépravation la plus aigue de son histoire morale et culturelle. Le sentiment qui s’en dégage est tout naturel, le poisson est pourri par la tête et ce pourrissement se métastase naturellement vers le reste du corps.
 
Comment ce pouvoir peut encore se présenter devant les togolais pour leur parler des acquis à consolider, des perspectives à défendre au moment où il s’est allégrement autorisé à compromettre dangereusement l’avenir des élèves dans ce pays ?
 
Si réellement ce pouvoir avait de la moralité et de la décence, trouverait-il encore de l’énergie pour affirmer gaiment à travers des affiches que c’est avec les élèves que « Faure se sent Faure » ?
 
Il faut simplement le dire, ce pouvoir à franchi le Rubicon de l’immoralité, de l’indécence, de la gloutonnerie…bref des excès de la chair pour prétendre encore se défendre devant des hommes lucides et intelligents.
 
Pour se maintenir, il n’aura d’autre choix que de procéder à l’achat massif des consciences, de recourir à la force brute, à l’intimidation et à l’intoxication des consciences comme à son habitude.
 
Faire croire que Faure Gnassingbé est le meilleur des candidats en course pour le fauteuil présidentiel est sans doute de l’imposture et une affirmation gratuite qui trahit plutôt l’excès de confiance et les grossières prétentions qui ont toujours caractérisé la famille Gnassingbé et ses amis haut-perchés au Togo.
 
La Chair s’accroche et jouit, pendant que l’Esprit, la divinité en l’homme se libère……
 
Voilà ce que nos dirgeants actuels doivent comprendre pour arrêter de mentir aux togolais. Ils se sont oubliés et emmitouflés dans la chair, c’est sans commentaire.
 
source : togoinfos
 

Commentaires

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Publié le 16 avril 2015 dans Envoyez cet article à un ami

1 Réponse pour “Le Prince développe des arguments trop courts pour justifier son maintien au pouvoir”

  1. Vitamine dit :

    C est du n’importe quoi.

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