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Les 10 promesses de campagne que FAURE GNASSINGBE ne pourra pas tenir avant la fin de son mandat

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© togoactualite – En 2005, Faure Gnassingbé a été « élu » sur la base d’un projet de société en 20 points pompeusement tiré « les 20 plus ». Alors qu’il était prévu être mis en œuvre en cinq ans, deux mandats après ce projet se révèle être un catalogue de bonne intention. Preuve que même si on reconduisait Faure Gnassingbé encore un, deux ou trois mandats encore les promesses faites en 2005 ne pourront jamais être appliqué. En fait, le problème, ce n’est pas Faure c’est le système qui est bloqué et qui doit être renouvelé pour permettre à notre pays de redécoller. Mais les laudateurs qui vivent au bon soin du statut quo, ne veulent pas le changement qui signera la fin de leur intérêt. Nous vous proposons le top 10 des promesses de campagne faites par Faure Gnassingbé en 2005 et qu’il ne pourra pas satisfaire avant la fin de son deuxième mandat de cinq ans à la tête du pays.
 
1.  « Je doublerai en 5 ans le budget de la santé » : Contrairement à cette promesse, durant ces deux quinquennats, Faure Gnassingbé a prouvé que les secteurs clés de la santé et de l’éducation ne sont pas ses priorités. Une coupe de 24 milliards cumulés a été effectuée dans ces deux secteurs ces dix dernières années alors que le budget de la présidence de la République a grimpé de 200% durant la même période. Pendant que la santé et l’éducation voient leur dotation diminuer le ministère du développement à la base, à des fins électoralistes, voit son budget passer de 2 milliards à 13 milliards en un an.
 
Les infrastructures hospitalières et éducatives sont dans un état lamentable. Les médecins et les enseignants -qui font partis des mal payés de la sous région-observent périodiquement des mots d’ordre de grève qui paralysent leurs secteurs dans le mutisme total du N°1 togolais. Beaucoup estiment que c’est parce que les autorités ne se soignent pas dans des hôpitaux et n’envoient pas leurs enfants dans les écoles du pays qu’ils les abandonnent et on plaide pour une loi imposant aux dirigeants de se soigner dans le pays.
 
2.  Les urgences et les indigents seront pris en charge : Qui est ce Togolais qui peut aujourd’hui admettre qu’il a reçu les premiers soins dans une structure de soin de santé du Togo ? Même dans la région des Savanes, région qui bat le record du taux de pauvreté du pays, ne pas avoir de l’argent pour ces premiers soins peut être fatal. Les nombreux accidentés que fait la route togolaise sont là pour en témoigner. Les directions des actions sociales n’existent que de nom.
 
3.  « Le Sport sera popularisé avec la construction et l’aménagement de 1000 terrains de jeu » : L’école et le sport sont les deux lieux où on apprend à la jeunesse la discipline et l’ordre. Mais au Togo, les deux sont en crise. Le sport en général et le football particulièrement fait parler du pays en mal ces derniers temps. Dans plusieurs disciplines, le Togo ne dispose pas d’infrastructures sportives répondant aux normes internationales. Les deux stades de football sont aujourd’hui dépassés et les sports de mains ne disposent pas de salle de jeu ce qui rend difficile la pratique du sport. Et pourtant en 2005, Faure a promis construire 1000 terrains de jeu au cours de son premier mandat. En 10 ans, il n’en pas construit un seul. A son actif, la rénovation du stade de Sokodé. Mais plus grave depuis deux ans le peuple attend le compte promis par le chef du gouvernement, Ahoomey-Zunu des cotisations faites par la population en soutien aux Eperviers.
 
4.  La réconciliation et l’unité : son accession au pouvoir dans un bain de sang à la suite du décès de son père a mis en mal l’unité nationale. Pour corriger cette image sombre qui lui colle la peau, Faure Gnassingbé met en place une Commission vérité justice et réconciliation (CVJR). En recevant le rapport de fin de mission de cette Commission, il déclara « C’est avec courage et lucidité qu’il nous faudra lire, avant de les tourner, toutes les pages de cette mémoire controversée pour éviter le retour des vieux démons… ». Malgré ces déclarations, le fils d’Eyadema n’a véritablement pas œuvré pour une vraie réconciliation du peuple martyrisé sous le long règne de son géniteur. A quelques jours de la présidentielle de cette année, où il a fait le forcing en se présentant pour la troisième fois, profitant du toilettage constitutionnel fait par son père pour lui, la crainte des organisations de défense des droits de l’Homme est que le pays replonge dans la violence post-électorale vue que les réformes préconisées par l’APG ne sont pas appliquées.
 
5.  « Je donnerai une place prépondérante à la société civile dans le dialogue social » : depuis plusieurs mois la société civile réclame l’ouverture de dialogue franc et sincère sur les multiples sujets de revendication. Mais en lieu et place de cela, elle n’a pour réponse que le mépris et l’insolence. Pour preuve durant plusieurs mois des pans entiers de l’administration sont paralysés et la grogne sociale couve dans plusieurs localités du pays.
 
6.  « L’obligation pour chaque titulaire d’une fonction publique de rendre compte de son mandat sera instituée » : la charité bien ordonnée commence par soi même, nous apprend l’adage. Comme le chef de l’Etat Faure Gnassingbé n’a jamais rendu compte à la nation de la gestion du pays et n’a jamais déclaré ses biens comme l’exige la Constitution, les responsables d’institutions du pays et fonctionnaires togolais continuent dans la dilapidation des ressources du pays. Pire la corruption et le cumul de fonction sont les choses les mieux partagées.
 
7.  « Je ferai attribuer par le ministère de l’éducation des bourses présidentielles d’excellence » : Cette bourse présidentielle promise depuis 10 ans est devenue aussi rare que les larmes d’un chien. Pour la majorité des étudiants togolais, bien moins qu’une bourse présidentielle, ce qu’ils réclament c’est le payement régulier de leurs bourses. Mais cela pour l’avoir, il faut qu’ils fassent entendre leur voix dans la rue et en affrontant les forces de sécurité.
 
8.  « Je poursuivrai le développement de la décentralisation avec des pouvoirs réels aux collectivités locales » : depuis un quart de siècle, les élections locales ne sont plus organisées dans le pays et les collectivités locales sont dirigées par délégation spéciale. Alors que la décentralisation faisait partie du programme de gouvernement de Faure Gnassingbé il y a dix ans, c’est au contraire, l’opposition qui a bataillé dur pour que les élections locales soient organisées avant les dernières législatives. Cette revendication de l’opposition a été confrontée au silence assourdissant du pouvoir qui ne voulait pas ces élections car craignant que les grandes villes du pays basculent dans l’escarcelle de l’opposition.
 
9.  Les retraités : Ils ont épargné de l’argent pour leurs vieux jours. Mais une fois admise à la retraite, les fonctionnaires togolais ont toutes les peines à rentrer dans leurs droits. Ce pouvoir qui a poussé l’outrecuidance jusqu’à supprimer les allocations de départ à la retraite qui permettaient aux fonctionnaires de se réaliser avant de partir en retraite.
 
10  « Je renforcerai les relations entre le peuple togolais et ses forces armées et de sécurité » : Faure Gnassingbé sait que l’armée est le cache-sexe de son régime et proclamer qu’il va renforcer les relations entre le peuple et l’armée est un serment d’ivrogne qu’il ne pourra jamais réaliser. Car si l’armée togolaise devenait républicaine entrainera inéluctablement la fin de ce régime. A chaque contestation, le régime n’existe pas à sortir les forces de l’ordre et parfois des militaires à la rescousse pour mâter dans le sang la population aux mains nues.
 
Voilà le dix promesses électorales que Faure Gnassingbé ne pourra pas réaliser avant la fin de son mandat. Cette liste n’est pas exhaustive. Si nous voudrons lister toutes ces promesses faites au peuple, les pages de cet article ne suffiront pas.
 
lomévi (www.togoactualite.com)
 

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Publié le 27 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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