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Les Chancelleries démentent l’illusion de Faure Gnassingbé

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nicolas-martinez

« Suite à des échanges internes au groupe, les chefs de mission du Groupe des 5 (Nations Unies, Union européenne, Allemagne, France, Etats-Unis) se félicitent de la reprise du dialogue politique et de l´accord des parties sur le recours à la facilitation de Mgr Barrigah. Ils encouragent le pouvoir et l’opposition à tout faire pour aboutir à un consensus sur les réformes nécessaires à l´apaisement et la consolidation de la démocratie au Togo« .

Voilà les termes d’un communiqué publié lundi par le groupe des cinq ambassadeurs représentants les puissances internationales au Togo. A travers une telle réaction l’on perçoit naturellement l’empressement de ces chancelleries à voir le Togo s’apaiser et se démocratiser.

Autrement dit, ils reconnaissent, tout comme l’ensemble des togolais lucides que le pays est actuellement instable que ce soit du point de vue politique, économique ou social et qu’il faut impérativement dégager de consensus sur les réformes afin d’apaiser et de démocratiser le pays.

Voilà qui contraste justement avec les affirmations gratuites du Chef de l’Etat qui, au cours de son discours du 26 avril dernier, avait martelé presque naïvement que le Togo avait atteint un niveau considérable de stabilité, que la croissance était de mise, et qu’il fallait désormais regarder l’avenir que lui, Chef de l’Etat, était en train de tracer pour le peuple togolais.

« Après presqu’une décennie d’efforts et de dur labeur, le Togo a retrouvé la stabilité. Il a renoué avec la croissance. C’est un pays plein de promesses, à tous égards » avait déclaré le fils héritier.

Naturellement, l’on était gravement étonné par ce langage illusionniste du Chef de l’Etat qui donnait ainsi le désagréable sentiment qu’il n’avait pas une emprise effective sur les réalités du pays qu’il dit diriger.

Il avait même eu le courage de snober proprement le sujet crucial des réformes au point de s’adonner curieusement à un exercice tout aussi curieux de conseiller des partis politiques.

« …face aux enjeux majeurs liés au reliquat des réformes politiques en cours, je voudrais inviter toute la classe politique à dépasser les calculs partisans et les préoccupations électoralistes immédiates. Je voudrais inviter chacune et chacun à dépassionner le débat. A ne se laisser guider que par le souci primordial de doter notre pays d’un édifice institutionnel propice à son plein épanouissement ».

C’était sans doute très bien dit, mais dans le contexte du Togo, un tel message ne pouvait être destiné qu’à Faure lui-même et à son clan qui réduisent la gouvernance du pays en des calculs partisans et intéressés.

Ce qui justifie d’ailleurs que depuis 2006 où l’APG a été signé, ils n’ont pas été en mesure d’initier les réformes dont il est question ici. Tant les gars voient cette question de réformes comme la formule qui va les déboulonner du pouvoir dont ils ont si gracieusement hérité et qu’ils considèrent naïvement comme un bien privé, propre à la famille Gnassingbé.

Fort heureusement, les faits sont là pour démentir les langages propagandistes et électoralistes avec lesquels le fils héritier et ses sbires tentent d’endormir le peuple.

Le fait même d’avoir ouvert ce dialogue sur les réformes qui déchirent tant la classe politique et enrhument gravement la scène politique togolaise, est une preuve manifeste que le pays n’a pas encore connu de stabilité et qu’il est encore à une étape embryonnaire dans la recherche de cette stabilité.

Mieux, lorsque les chancelleries en poste au Togo se voient obligées de se féliciter de la reprise du dialogue politique et d’encourager le pouvoir et l’opposition à tout faire pour aboutir à un consensus sur ces réformes afin d’apaiser le pays et de consolider sa démocratie, est aussi une preuve frappante de ce que le monde entier attend que le Togo s’arrime enfin aux principes orthodoxes de la démocratie et de l’Etat de droit.

Alors de quoi parlait le Prince quand il affirmait que le pays avait chèrement acquis sa stabilité et que tout au Togo se passait comme dans le meilleur des mondes possibles ?

Certainement que le Prince avait bien envie de mettre la charrue avant les bœufs. Mais il se trouve que dans le management moderne des hommes, seuls le réalisme et le pragmatisme comptent. L’utopie et l’illusion appartiennent au monde du rêve.

Alors Faure Gnassingbé, face à ces deux paramètres, est bien obligé de faire le choix du réalisme ou de l’illusion.

 
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Publié le 27 mai 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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