Les délégations des 19 Etats membres du G7+ à Lomé pour la 3ème réunion ministérielle

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© Afreepress (Lomé, le 29 mai 2014)-La troisième réunion ministérielle du groupe des Etats fragiles, en abrégé G7+ a été ouverte jeudi à Lomé par le premier ministre Arthème Séléagodji Ahoomey-Zunu, en présence du premier ministre du Timor-Leste, Kay Xanana Gusmao et de la présidente du G7+, Emilia Pires, a constaté l’Agence de presse Afreepress.

C’est l’occasion pour les 19 pays de cette association « volontaire » qui ont une expérience récente de conflits et classés par les institutions de Bretton Woods comme « Etats fragiles », d’échanger sur l’évolution et le niveau de réalisation du New Deal, la politique internationale qui guide ces Etats depuis à Juba au Soudan du sud en 2011.

Prenant la parole à l’ouverture de cette importante à l’issue de laquelle les Etats vont faire des recommandations, le premier ministre togolais a insisté sur le fait que l’expérience du Togo montre que la construction de l’Etat et de la paix est un processus de longue haleine qui se nourrit de essentiellement du dialogue et du bannissement de la violence dans toutes les démarches politiques.

« La suspension de la coopération nous paraît être le pire ennemi pour la construction de la paix et de l’Etat ou de toute démarche vers le développement. Le Togo a connu entre 1990 et 2005, une crise politique qui a eu des répercussions néfastes sur sa situation économique et sociale, devenue comparable à celle des pays post-conflit. Pendant cette période, le taux de croissance économique ne dépassait guère 1% en moyenne annuelle, face à un taux de croissance démographique de 2,5% », a déclaré le premier ministre.

Une nouvelle ère est ouverte, selon lui après l’accession du président Faure Gnassingbé à la magistrature suprême en 2005 avant d’ajouter qu’ « aujourd’hui, l’ambition du Togo, affirmée dans la Stratégie de Croissance Accélérée et de Promotion de l’Emploi (SCAPE), est d’atteindre des rythmes de croissance plus élevés, pourquoi pas à deux chiffres sur une longue période ».

Pendant deux jours, c’est-à-dire du 29 au 30 mai, les délégations des 19 pays, notamment de l’Afghanistan, du Burundi, de la République Centrafricaine, du Tchad, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo,  de la Guinée, de la Guinée Bissau, d’Haîti, du Libéria, de la Papousie-Nouvelle-Guinée, de la Sierra Léone, de la Somalie, des Iles Salomon, du Soudan du sud, du Timor-Leste et du Togo auront à faire des recommandations à leurs partenaires techniques et financiers. 

Etaient également présents à cette rencontre internationale, Abdoulaye Mar Dieye, le directeur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) pour la région Afrique, les représentants-résidents des organisations internationales accréditées au Togo et une forte délégation ministérielle.

Telli K.

 

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