Les états généraux de la presse dans la perspective de 2015 ?

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Selon Fulbert Sassou Attisso, Journaliste-écrivain et Coordonnateur du mouvement Appel des Patriotes (AP), le gouvernement n’a pas besoin organiser les états généraux de la presse avant de régler le problème de professionnalisme dans le secteur du journalisme. Pour lui, «Ce n’est pas un hasard que l’Etat organise les états généraux de la presse».

Tout en étant pas contre le fait que les professionnels de médias s’organisent pour réfléchir sur la presse Togolaise, Fulbert Attisso estime que les dépenses de ces assises auraient servir à résoudre les problèmes qui sont déjà connus et identifiés par les organisations de la presse en leur sein. « Ma position n’a pas variée parce que lorsque ces état généraux de la presse ont été annoncés, j’ai développé une position qui est de retenue par rapport à la ténue de cette assise. Je n’avais pas acquiescé l’annonce du gouvernement quant à la tenue des états généraux dans la presse. Ma retenue s’explique par le fait que j’ai trois (3) réserves », a soutenu Fulbert Sassou Attisso, Coordonnateur AP.

M. Attisso pense que vu que les problèmes sont connus et identifiés par les organisations de la presse, on n’a pas besoin d’aller dans les états généraux parce qu’on pouvait utiliser ces dépenses pour régler illico-presto les problèmes. Ensuite, il estime que ces états généraux se tiennent dans la perspective de l’élection présidentielle de 2015.

« Pour moi, il s’agit d’une opération de charme que le gouvernement a engrangé pour faire en sorte que la presse puisse tomber dans son escarcelle de manière à ce que la prochaine élection ne soit pas trop difficile pour le pouvoir. Donc ce n’est pas un hasard que à quelque mois de ces élections, l’Eta annonce les état généraux de la presse», a martelé le Journaliste-écrivain.

Toujours au chapitre des réserves, Fulbert Attisso soutient qu’il n’y a rien qui rassure que les recommandations de ces états généraux vont être mises en œuvre parce que toutes les recommandations issues d’autres assises (la CVJR par exemple) n’ont pas été mises en œuvres. « Je peux parier que la seule recommandation que l’Etat va exécuter dans ces recommandations, c’est la revalorisation de l’aide l’Etat à la presse », a-t-il énoncé. Actuellement, elle est de 75 millions FCFA alors que dans d’autre pays, elle va jusqu’à 500 millions.

 
Togo Breaking News
 

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