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Les ministres coursiers du Prince reviennent bredouilles de leur mission

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Florent-Manganawe_Nicoue-Br


L’épreuve a été particulièrement rude.
 
Elle a été coriace, très coriace au regard de ce à quoi la délégation ministérielle à qui le Prince a confié la mission d’amadouer les enseignants dans les villes de l’intérieur, s’est heurtée partout sur le terrain.
 
L’humiliation a été des plus prononcées. Les enseignants, plus que jamais résolus et révoltés, n’ont pas mâché leurs mots. Ils ont tout déballé, tout déversé, tout craché à la figure de ces coursiers du Prince. C’est tout un regret.
 
Florent Manganawé, Nicoué Broohm et leurs compagnons d’infortune ont enfin touché du doigt le niveau de révolte et même de rancœur du corps enseignant et partant, de l’ensemble des travailleurs de l’administration publique.
 
Le terrain est effectivement miné et particulièrement parsemé d’embûches presqu’insurmontables.
 
Que ce soit à Lomé, à Atakpamé, à Kara, à Dapaong ou à Sokodé où ils étaient mercredi, ces coursiers de Faure Gnassingbé ont trouvé garçons sur leur chemin.
 
Les enseignants étaient tous prêts et suffisamment aguerris pour attendre de pied ferme ces avortons de ministres qui, sans scrupule, se sont donné le toupet d’aller vers eux pour soi-disant les conscientiser et leur faire part des « efforts consentis » par le gouvernement à leur égard. Putin !
 
Ils avaient cru qu’il suffirait de s’embarquer dans leurs véhicules 4X4 Fortuna, de se parer de leurs costumes de Chine, coiffés de cravates raillées ou carrelées pour impressionner les enseignants de l’intérieur…
 
Ils avaient cru, sans doute naïvement, que leur titre de ministres pouvait valoir quelque chose de pesant devant ces enseignants des villes de l’intérieur, mais hélas.
 
Ils ont finalement compris au terme de leur tournée dans au moins 5 villes du pays que la révolte actuelle des enseignants et de l’ensemble des travailleurs de l’administration publique est quasi inextinguible par de simples paroles ou de beaux discours.
 
L’heure est grave et ces guignols de ministres l’ont bien compris et vécu.
 
Comment ont-ils pu penser dans ces circonstances qu’ils pourraient aisément contourner les responsables de la Synergie des Travailleurs du Togo pour se faire accueillir et écouter par les travailleurs à la base ?
 
Ces enseignants seraient-ils autant idiots pour prendre un tel risque aussi maladroit qu’inintelligent ?
 
Le Prince et ses amis pensent vraiment qu’ils sont plus rusés que qui dans ce pays ?
 
Qui plus est, le message de ces coursiers dépêchés sur le terrain par le Prince et son Premier Ministre se limitait à des baratins du genre :
 
Les 280 points que réclame la Synergie ne sont pas fondés ; le gouvernement a consenti beaucoup d’efforts à l’endroit des travailleurs ; ces efforts vont se poursuivre dans les mois à venir.
 
C’est tout. Rien d’autre à se mettre sous la dent. C’est donc ce genre d’affirmations gratuites que ces coursiers du régime ont stockées dans leur gibecière avec la ferme conviction qu’ils pourraient aisément endormir des enseignants, pédagogues de leur état. Mon Dieu !!!
 
Ils pensaient en réalité se moquer de qui en fait ?
 
Quel que soit son niveau d’opiniâtreté, il nous semble qu’il est l’heure pour le Prince de s’interroger sérieusement sur la voie du dilatoire qu’il a toujours empruntée et qui, manifestement, est entrain de le plonger irrésistiblement dans un vrai précipice sans issue.
 
Comment ces coursiers de la République ont-ils pu s’aviser que des enseignants qui ont reçu cette mission sacerdotale d’infuser le savoir et le savoir-faire aux élèves, pouvaient être aussi dupes pour avaler ces couleuvres dont ils sont porteurs ?
 
Mais la grande question que l’on se pose est bien de savoir si le Prince se donnera effectivement le temps d’observer par lui-même l’échec d’une telle mission qui pourtant a coûté des millions au trésor public ?
 
L’échec de cette fameuse et ridicule tournée des ministres-coursiers est patent et tout à fait évident.
 
La preuve, jusqu’à ce jour aucun enseignant, quel qu’il soit n’a daigné reprendre le chemin des classes. Qui dit mieux ?
 
Les médecins et auxiliaires de santé ont vidé les hôpitaux et centres de santé dans toutes les villes du pays. Les travailleurs de la quasi-totalité des ministères ont fait des sit-in le lundi et il est clair qu’ils le feront encore vendredi prochain.
 
Faure Gnassingbé aura-il la lucidité de déposer les pioches pour commencer à prendre au sérieux le mouvement d’humeur des travailleurs de l’administration publique ?
 
Qui en fait lui conseille ces coups répétitifs de pioche ici et là et qui annoncent des travaux à coût de milliards au moment où le peuple dans son ensemble meurt de faim ?
 
Qui sont ceux-là qui utiliseront ces routes que le fils-héritier dit vouloir construire au Togo si tous les togolais crient déjà la faim et le désarroi ? C’est tout simplement dingue.
 
Lequel des togolais ne sait pas que tous ces coups de pioches sont des manœuvres électoralistes qui visent à arracher malhonnêtement des voix au peuple au cours du scrutin prochain ?
 
Faure Gnassingbé croit-il vraiment que de tels raccourcis malhonnêtes pourront lui réussir face à un peuple qui se sait suffisamment abusé et exagérément spolié par ce régime moribond que lui et son père défunt ont incarné et continuent d’incarner depuis près d’un demi-siècle ?
 
Mais tout compte fait, même si ses coursiers n’ont pas le courage et la lucidité de lui dire la vérité en face sur toute l’humiliation qu’ils ont subie sur le terrain, il se dégage au moins une constante :
 
les enseignants sont restés imperturbables et la grève continue de plus belle dans tous les secteurs et dans toutes les villes du pays.
 
Que feront alors le Prince et son Premier Ministre ? Envoyer encore une autre délégation qui va à nouveau sillonner vainement les villes du pays ?
 
Procéder au licenciement des 50 mille fonctionnaires que compte l’administration publique au Togo ?
 
Il faut tout simplement retenir que nos dirigeants sont de vrais comédiens. Ils amusent la galerie à satiété et apparaissent de plus en plus comme de vrais ridicules aux yeux de bon nombre des togolais.
 
Mais il est aussi évident qu’en voulant jouer aux durs et aux imperturbables face à une fronde sociale aussi coriace, ils sont naturellement en train de creuser leur tombe sans le savoir.
 
Qu’ils continuent donc de prendre à la légère ces mouvements d’humeur des travailleurs et l’on verra par quelle porte ils réussiront à se sortir d’affaire avant, pendant et après cette élection présidentielle derrière laquelle le Prince court avec autant de lâcheté et d’immoralité…..
 
source : togoinfos
 

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Publié le 19 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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