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Les signes précurseurs d’un Printemps en Afrique de l’Ouest

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Ouagadougou était mardi comme une ville morte. Magasins et boutiques étaient fermés.
 
Plusieurs milliers de centaines de burkinabè étaient dans les rues pour dénoncer ce que l’opposition appelle le coup d’Etat Constitutionnel de Blaise Compaoré et demander le retrait pur et simple du projet de Loi sur la révision constitutionnelle qui vise à permettre au président sortant de briguer un nouveau mandat en 2015.
 
Voilà en substance, le commentaire qui a été fait de la gigantesque marche qui a eu lieu mardi dans les rues de Ouagadougou pour dire non à la révision constitutionnelle.
 
Les images parlaient d’elles-mêmes. Une marée humaine massée à perte de vue à la place de la Nation. Jeunes, vieux, filles, femmes, tous étaient sortis pour prouver à Compaoré et à ses affidés que l’heure de leur départ a sonné, vraiment sonné.
 
C’est en principe la grande honte, la grande humiliation qu’il faut réserver à tout dirigeant qui se montre glouton, gourmand et qui cherche par tous les moyens à s’accrocher au pouvoir avec avidité et déraison.
 
C’est évident que mardi soir, Blaise Compaoré n’a pas fermé une seule fois l’œil après avoir vu l’illustration stration expresse du refus systématique de son peuple de le voir rempiler à nouveau après avoir passé 27 ans bien comptés à la tête du Faso.
 
Mais entendra-t-il raison pour ordonner le retrait de ce projet de loi surtout qu’il nous est rapporté que certains députés membres du parti au pouvoir s’installaient déjà mardi soir dans un hôtel proche de l’Assemblée Nationale pour se rendre sans encombre à la séance de jeudi matin ?
 
Il est fort probable que Compaoré, en bon militaire qui n’abdique jamais, cherche encore à jouer crânement sa chance en maintenant le vote à tout prix du projet de Loi jeudi par l’Assemblée Nationale.
 
Mais il est clair qu’il est fortement amorti par cette éloquente démonstration de force de l’opposition démocratique au Burkina Faso.
 
Mais alors, qu’est-ce Faure Gnassingbé, le Président du Togo, fils-héritier du feu général Eyadema retient-il de ce qui est en train d’arriver à Blaise Compaoré au Burkina Faso ?
 
Sans chercher à répondre à sa place, nous relevons simplement des similitudes parfaites entre le contexte burkinabè et celui du Togo.
 
Blaise n’est pas vomi par le peuple burkinabè du fait seulement qu’il aurait un mauvais bilan après avoir fait 27 ans à la tête de ce pays.
 
Le peuple burkinabè crie sur M. Compaoré du fait surtout de sa gourmandise et de son avidité à vouloir s’éterniser dans le fauteuil qu’il a cruellement arraché à son ami Thomas Sankara après avoir lâchement assassiné ce dernier en 1987.
 
Naturellement et selon la science, l’homme est usé, amorti. La morale dira que son désir d’être encore au pouvoir est indécent.
 
En philosophie, l’on observera qu’il est victime d’une habitude qui l’a déformé, blasé et qui le plonge dans le délire et la déraison car après 27 ans, soit plus d’une génération à la tête d’un pays, il n’a plus encore rien à démontrer si ce n’est ce simple plaisir de se flatter d’être un Président de fait.
 
Mais alors, Faure Gnassingbé qui fait partie de la nouvelle génération de Chefs d’Etats africains, veut-il vivre la même humiliation que celle que subit actuellement son grand-frère du Faso avant d’entendre raison ?
 
Il faut juste rappeler que la déraison et le délire dans le contexte du Togo sont encore plus flagrants.
 
50 ans de règne d’une même famille, du père en fils à la tête d’une supposée République. Une incapacité notoire du fils à aborder avec lucidité, cohérence, efficacité et rigueur les défis qui se présentent au pays.
 
Une dépravation aiguë des mœurs et valeurs républicaines dans le pays qui s’illustre tristement avec une forme lâche de chasse aux sorcières par le canal d’une instrumentalisation éhontée de la justice et du droit.
 
Un laisser-aller navrant qui offre l’occasion en or à la minorité au pouvoir de s’accaparer de l’essentiel des richesses du pays pendant que l’écrasante majorité des togolais croupissent dans la misère et le besoin.
 
Le diagnostic est fait par le Prince lui-même sans qu’il ne se donne les moyens d’y remédier.
 
Mais alors est-il prêt à comprendre que le temps des Chefs d’Etats providentiels est vraiment révolu et qu’il faut apprendre à instaurer une forme d’élégance et de fair-play dans la gouvernance d’un Etat qui se veut moderne ?
 
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C’est vrai qu’au Togo, le fils-héritier a tendance à jouer sur la résignation du peuple qui, agacé par les multiples échecs de l’opposition dans sa lutte pour l’alternance politique, préfère accumuler ses frustrations.
 
C’est aussi vrai qu’étant venu au pouvoir en 2005 par l’onction de l’armée composée majoritairement des hommes de l’ethnie de son père, il ne compte plus que sur cette armée pour s’incruster indéfiniment dans ce fauteuil.
 
Mais pendant combien de temps encore pourrait-il surfer sur ces considérations aléatoires pour continuer à jouir des privilèges du pouvoir ?
 
Il y a en réalité des signes qui ne trompent pas les hommes de raison et les observateurs avisés. Blaise Compaoré est un miliaire qui a bâti de ses mains, l’armée qui a failli de près le lâcher en 2012.
 
Il a aussi eu tout le temps, en 27 ans de gouvernance, de ne placer que ses hommes à tous les niveaux de l’appareil de l’Etat, mais la formule a cessé de marcher et tout le monde le voit aujourd’hui. Son sort est presque scellé à l’heure où nous parlons au Burkina Faso.
 
Il faut bien que le Prince du Togo apprenne à anticiper en réformant l’Etat afin de pouvoir se frayer une porte honorable de sortie.
 
Autrement, s’il cherche à jouer encore sur la force brute comme il en donne la tendance, l’humiliation qui lui sera réservée un de ces matins aussi bien par cette armée sur laquelle il compte que par le peuple dans son ensemble risque d’être encore plus patente.
 
Ben Ali, Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi étaient tous forts et ont vraiment dirigé leur pays d’une main de fer. Mais ils ont été éteints par de banaux soulèvements dans leurs pays respectifs.
 
Il faut que le bon sens et la raison prévalent enfin au sommet des Etats du Faso et du Togo pour nous mettre à l’abri de tous ces dangers affreux.
 
Il y a aussi une vie après le pouvoir. Blaise Compaoré, Faure Gnassingbé… cherchez aussi à jouir de cette vie heureuse un jour ou l’autre.
 
Ce n’est pas parce que les militaires sont toujours au gardez-vous à chacun de vos passages que forcément ils vous aiment ou vous adulent. Ils le font par devoir républicain.
 
Votre salut est avec le peuple. Cherchez à le préserver en respectant sa volonté !!! C’est ce que toutes les puissances occidentales sont en train de vous rappeler.
 
Cela ne saura que vous anoblir aux yeux du monde plutôt que de vouloir toujours prendre lâchement le risque de vous éterniser au pouvoir contre la volonté de vos peuples et au prix de votre dignité et même de vos vies.
 
togoinfos
 

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Publié le 29 octobre 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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