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Les togolais attendent le discours de Faure Gnassingbé dans le dossier Bodjona

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fauregna


Un rappel : Lorsqu’en avril 2009, les éléments de Félix Katanga, à l’époque patron de la Force d’Intervention Rapide (FIR), avaient nuitamment envahi le domicile de Kpatcha Gnassingbé pour lancer des tirs nourris avec des armes lourdes y compris des obus, Faure Gnassingbé n’a pas attendu 72 heures pour expliquer au peuple togolais, les raisons de cette attaque orchestrée contre son frère consanguin et l’arrestation qui s’en était suivie de celui-ci devant l’ambassade des USA au Togo.
 
Avec un visage gravement ému notre cher Président avait expliqué qu’il avait fait l’objet d’un vaste complot visant à le renverser, que le plan était évident, que ses présumés assassins allaient profiter de son voyage sur la Chine pour abattre son avion.
 
Très révolté, le fils-héritier avait promis que tous ceux qui préparaient ce coup allaient répondre de leurs actes devant la justice avant de fustiger l’attitude de tous ceux qui ont encore « la nostalgie du passé » et qui veulent l’empêcher lui, d’évoluer dans les réformes qu’il a entreprises.
 
Certes, il avait exprès manqué de dire aux togolais que le vrai différend qui l’opposait à ses frères, était la gestion opaque et absconde qu’il faisait de colossal héritage laissé par leur père défunt ; il a fallu qu’un simulacre de procès ait lieu en 2011 pour que Rock et Essolizam Gnassingbé vomissent tout ça à la barre.
 
Mais on peut franchement dire qu’à l’époque, le fils-héritier avait eu l’honnêteté et la politesse d’informer les togolais que c’était lui qui avait envoyé Katanga pour attaquer le domicile de Kpatcha Gnassingbé du fait qu’il avait des soupçons que ce dernier voulait lui faire un coup d’Etat.
 
C’était vraiment courageux de sa part et beaucoup de togolais avaient vu en lui un homme qui veut bien assumer sa responsabilité en bien ou même en mal.
 
Aujourd’hui, le fait que Kpatcha Gnassingbé et ses coaccusés soient encore en prison malgré l’arrêt rendu par la Cour de Justice de la CEDEAO ordonnant la cessation de la violation de leur droit à un procès équitable, se comprend aisément, puisqu’ils ont été arrêtés par le Président de la République lui-même et donc ils ne pourront être libérés que par sa seule volonté.
 
Ce n’est pas républicain certes, mais le fait est là et bien compris par tous.
 
En revanche, là où aucun togolais ne comprend finalement pas le Prince, c’est bien dans le dossier Bodjona. Homme puissant de la politique togolais, le proche des proches du Prince, l’homme à tout faire.
 
Celui-là même qui a réussi par ses réseaux, son savoir-faire, son flair politique à donner des ressorts crédibles au pouvoir du jeune Prince depuis avril 2005 jusqu’en 2011 en passant par août 2006 où il a usé de sa ruse, sa dextérité, son zèle et son intelligence pour arracher un accord politique global aux leaders de l’opposition togolaise légitimant ainsi le pouvoir moribond de Faure Gnassingbé.
 
Cet homme de main sera éjecté du gouvernement fin juillet 2012 puis plongé dans une rocambolesque affaire d’escroquerie internationale. A l’époque personne au Togo n’en revenait…
 
L’on se demandait comment un Pascal Bodjona qui jouit de tous les privilèges au sommet de l’Etat, un Pascal Bodjona qui dispose d’autant de réseaux et aide les gens à longueur de journée, pouvait-il se rendre complice d’un tel acte aussi infamant pour lui-même que pour le République dont il est l’un des principaux bâtisseurs ?
 
C’est vrai qu’à l’époque d’aucuns soupçonnaient déjà une main du Prince derrière cette affaire curieuse.
 
Mais l’on avait à l’époque, peu d’éléments probants pour l’affirmer avec certitude à part cette interrogation sur son ingratitude et sa capacité curieuse à lâcher cet homme même si ce dernier avait réellement contribuer à opérer un tel acte délictueux qui, en réalité, ne causait pas un tort directe au peuple togolais. Cela d’autant que beaucoup, sous Faure Gnassingbé ont volé et pillé affreusement les ressources du contribuable togolais sans qu’ils n’aient été inquiétés et à défaut ont été bizarrement promus.
 
L’on se disait comment Faure Gnasingbé pourrait laisser ce Pascal Bodjona tomber en disgrâce alors que c’est ce dernier qui l’a de bout en bout aidé à transporter sa croix aux temps chauds ?
 
Beaucoup sont arrivés à cette conclusion qu’il s’agissait finalement d’ un canular, que rien de grave ne pouvait arriver à Pascal Bodjona tant que Faure Gnassingbé sera encore dans le fauteuil présidentiel, car si un Pascal a quelque chose à craindre, ce serait forcément avec les ennemis politiques d’en-face qui pourraient bien lui en vouloir d’avoir légitimé le pouvoir de l’héritier.
 
Il a fallu, il a vraiment fallu les multiples et sempiternelles gymnastiques et acrobaties juridiques. Il a fallu des forfaitures et des dénis de droit. Il a fallu des coups de force, des arrêts au rabais.
 
Il a fallu que des conseillers du Prince entrent en jeu, se pavanent d’avion en avion à la recherche des éléments de preuves contre Pascal Bodjona en lieu et place des commissions rogatoire.
 
Il a aussi fallu des interventions directes des ministres garde des sceaux, des coups de fils des officiers généraux et colonels. Il a fallu, des menaces directes de ceux-ci à l’endroit des juges qui voulaient faire du droit dans ce dossier, pour que l’on se rende compte, peu à peu, que tout se jouait au rythme du vœu clairement, mais clandestinement exprimé par le Prince. Mais oui.
 
L’une des preuves les plus éclatantes de cette mélodie entonnée et permanemment chantée par le Prince contre Pascal Bodjona a été l’arrêt rendu par la Cour Suprême le 21 novembre 2013 pendant que Faure Gnassingbé était en séjour en terre française.
 
Alors que le juge rapporteur avait adopté tous les moyens de droit soulevé par la défense de Pascal Bdjona, alors que l’avocat général qui défend l’Etat, en avait adopté 3 des 4 quatre moyens comme étant fondés, alors que la partie plaignante ne s’était pas associée à la procédure….Les juges de la chambre judiciaire, présidés par Abdoulaye Yaya qui d’ailleurs était le juge rapporteur qui avait adopté les 4 moyens dans son rapport, ont rendu, ce 21 novembre 2013, un arrêt pour le moins délirant, rejetant comme par un coup de baguette magique, tous les 4 moyens de la défense.
 
Par la suite l’on a bien compris comment les choses s’étaient passées. La veille, Abdoulaye Yaya avait subi des menaces sérieuses au point où l’un de ses épouses vers qui ces menaces étaient finalement orientées, a fini par piquer une crise et précipitée dans une clinique à Lomé.
 
Cette même veille, l’arrêt de folie a été précipitamment rédigé et faxé au Prince à Paris par un des ténors du droit au Togo avant qu’il ne soit lu le lendemain aux avocats de Pascal Bodjona.
 
Tout cela se passe au Togo, une supposée République.
 
Le comble a été les conditions de la deuxième arrestation de fils de Kouméa ce 21 août 2014 alors même qu’il venait de déposer auprès du juge d’instruction, une requête qui, en droit, dessaisissait momentanément ce dernier du dossier.
 
Incroyable, Fo Pascal fera l’objet, contre toute attente, d’un mandat de dépôt et conduit, la mort dans l’âme, à la prison civile de Tsévié. Depuis lors, il y est sans que cela n’émeuve ni le Prince lui-même ni quelque juriste que ce soit au Togo.
 
Les leaders de l’opposition regroupés dans le CST et l’Arc-en-ciel ont sorti un communiqué demandant au juge de procéder à la libération de Pascal Bodjona du fait que l’argument que ce dernier avait utilisé pour le renvoyer en prison manquait de pertinence, mais rien.
 
Les journaux ont écrit pour dénoncer toutes les forfaitures et injustices dont Bodjona fait l’objet de la part de ce régime qu’il a lui-même bâti de ses mains, encore rien.
 
Il apparait donc clairement que Pascal Bodjona ne pourra être libéré que sur ordre personnel de Monsieur le Président de la République comme ce fut le cas le 9 avril 2013.
 
Et pourtant l’on nous dit, officiellement qu’il s’agit d’une affaire de droit commun, une affaire d’escroquerie. Comment est-ce possible dans une République ?
 
Bon passons. Ce qui en réalité dérange et qui fait l’objet de cet article, c’est bien la lâcheté du Prince. Pourquoi n’a-t-il pas l’honnêteté et le courage de dire aux togolais, à travers un discours clair que c’est lui qui poursuit Pascal Bodjona ?
 
Cela nous libérerait tous du combat pour le respect des valeurs républicaines.
 
Pourquoi Faure Gnassingbé ne se donne-t-il pas le courage d’être honnête avec son peuple pour lui expliquer ce qu’il reproche réellement à Pascal Bodjona et qui explique les déboires actuels de ce dernier ? C’est une honte.
 
« Finalement, cette histoire nous montre clairement qu’il s’agit d’une guerre des chefs. Nous juges, nous attendons tous que le Président de la République nous dise un jour ce qu’il reproche concrètement à votre fils » s’était indigné récemment un magistrat de la Cour Suprême devant un parent de Pascal Bodjona.
 
« Nous avons tous honte de nous retrouver dans ce pétrin où tout le monde nous traite de tous les noms d’oiseau alors que nous n’en sommes pour rien » a encore ajouté ce magistrat qui a avoué avoir été clairement instruit d’abattre juridiquement Pascal Bodjona. « Je ne vais pas l’abattre, je le leur remets quid à eux de l’abattre » avait-il poursuivit ailleurs dans un cabaret juste au lendemain de l’arrêt du 21 novembre 2013.
 
Monsieur le Président de la République et bien Cher Prince, nous attendons tous votre discours pour nous expliquer clairement ce que vous reprocher de ci-grave à Pascal Bodjona pour que vous soyez autant obligé de mettre tous les magistrats du Togo au pas pour qu’ils ébranlent toute la charpente juridique dont dispose le Togo afin d’avoir la tête de votre ami et proche collaborateur d’hier…. Cela ne saura que vous grandir et témoigner de votre franchise et votre honnêteté.
 
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Publié le 8 octobre 2014 dans Envoyez cet article à un ami

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