Limitation du mandat présidentielle/Effet immédiat : « J’ai toujours combattu l’exclusion » (Francis Ekon, Pdt de la CPP)

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L’un des sujets qui fait grands bruits au sein de la classe politique togolaise depuis quelques mois est celui de la limitation du mandat présidentiel. Selon l’article 59 de la constitution : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans. Il est rééligible ».

 

Elu en 2005, Faure Gnassingbé a été réélu en 2010. Selon les dispositions de l’article 59, rien ne l’empêche actuellement de se représenter à la présidentielle de 2015.

 

Le sujet est également inscrit au menu d’un dialogue ouvert depuis le 19 mai dernier entre les partis politiques parlementaires (pouvoir et opposition) sous la facilitation de Mgr Nicodème Barrigah, ancien président de la Commission Vérité, Justice et réconciliation (CVJR).

 

Le Cadre Permanent de Dialogue et de Concertation (CPDC, rénové) a aussi fait le tour de ce sujet. En somme, apparemment le principe est acquis : mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. Mais, attention ! Il y a une autre exigence, de la part des principaux partis politiques de l’opposition : +mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois, « avec effet immédiat ».

 

« L’idée qui se cache, c’est l’exclusion : faire en sorte que le président de la République (Faure Gnassingbé) n’ait pas la possibilité de se présenter à la présidentielle en 2015 », a dénoncé dimanche sur City Fm, Francis Ekon, président de la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP).

 

« Nous sommes doués dans notre pays, pour rendre les choses simples, difficiles. J’ai toujours combattu l’exclusion. Lorsque vous faites une réforme en pensant à un individu, vous devez savoir que ce que vous allez faire, est entaché de vice. Oublions pour le moment Monsieur Faure Gnassingbé », a-t-il martelé.

 

« Souvenez-vous de la conférence nationale souveraine où j’ai présidé des réunions du Haut Conseil de la République. Des décisions avaient été prises, excluant le président de la République et le Premier ministre de la course à la présidentielle. Cela a amené d’énormes problèmes.

 

Nous avons été obligés, sous la pression de la communauté internationale, de revenir sur la décision qui concerne le chef de l’Etat », a-t-il poursuivi.

 

Selon M.Ekon, le plus important pour le moment est de réfléchir au mandat qui est approprié pour le Togo.

 

« Si c’est un mandat de 5 ans renouvelable une fois, alors, adoptons-le. Maintenant, si de grands juristes veulent parler de la rétroactivité de la loi, mais qu’ils en parlent. Chacun a ses positions », a-t-il averti.

 

« Quelle est la force politique que nous avons aujourd’hui pour exclure le président de la République de la prochaine compétition ? », s’est interrogé le président de la CPP, avant d’affirmer : « Nous allons encore perdre beaucoup de temps dans des débats aveugles ».

 

« Si le président décide lui-même de ne pas être candidat, c’est une autre affaire. Mais si c’est un dialogue avec pressions, arguments etc…qui va aboutir à cela, je suis relativement septique », a souligné M.Ekon. FIN

 

Junior AUREL

 

Savoir News

 

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