Le MMLK et les populations d’Atchinédji en sit-in les 4, 5 et 6 novembre 2014 devant la Présidence de la République

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Le Mouvement Martin Luther King (MMLK) et les populations du canton d’Atchinédji vont observer les 4, 5 et 6 novembre prochains un sit-in devant la Nouvelle Présidence de la République pour dénoncer ce qu’ils appellent le « mutisme » du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, des responsables de la Banque Mondiale et de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) face aux dommages causés par la construction du barrage électrique de Nangbéto aux populations suscitées.
 
C’est au cours d’une conférence de presse animée samedi dans la salle de conférence du CESAL à Lomé où ils ont également dénoncé la « médiation présumée » de la Banque Mondiale entre ces populations et la CEB afin de trouver des solutions à ce problème qui, selon eux, « n’a que trop duré ».
 
Le 21 juillet dernier, à la sortie d’une rencontre entre la CEB, le gouvernement togolais, les représentants des populations victimes, la Banque Mondiale et le MMLK, les victimes et leur parrain, le président du MMLK, Pasteur Edoh Komi ont suspendu toute manifestation afin de « permettre aux négociations d’aboutir ».
 
« Contre toute attente, le chimère, la désillusion et le désenchantement ont vite effacé cette lueur d’espoir. Aucune rencontre n’a eu lieu et le sort des populations est resté statique. Ni la Banque Mondiale, ni la CEB, ni l’Etat n’a fait preuve d’aucune bonne volonté laissant ainsi tout le monde dans le flou », ont-il relevé dans une déclaration de circonstance.
 
Sans pour autant baisser les bras, ont-ils rappelé, des démarches ont été entreprises auprès de l’institution bancaire et une lettre ouverte a été adressée au Chef de l’Etat mais « elles sont restées sans suite », selon M. Edoh.
 
« Nous irons cette fois-ci à la Présidence et ils n’ont pas de motif de nous en empêcher », a-t-il ajouté avant de rappeler que le MMLK et les populations restent ouverts à toute négociation dont le but est de restituer les victimes d’expropriation de terres dans leurs droits.
 
A en croire Gabriel Gbédji Otoudé, représentant des populations du canton d’Atchinédji composé de 17 villages, plusieurs promesses ont été faites en 1987 lors de l’expropriation des terres mais aucune n’est tenue. « Nous sommes depuis bientôt 30 ans abandonnés à notre triste sort », a-t-il soutenu.
 
Telli K.
 

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