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Mobilisation record, répressions et arrestations massives de manifestants et violences contre les journalistes

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vendredi 21 novembre 2014, les rues de la capitale togolaise ont grondé. Et pour cause, une manifestation et une contre-manifestation, comme il est désormais de coutume, ont été organisées. Mais la manifestation du Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015), malgré la mobilisation record, a été dispersée au niveau du carrefour RAMCO à Asvitto par la Gendarmerie et la Police. Des blessés ont été enregistrés. Plusieurs personnes ont été arrêtées. Pour ne pas arranger la situation, des dizaines de militaires ont aussi été déployés en appui aux forces de sécurité.
 
Pour réclamer l’adoption et la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, l’alliance électorale de l’opposition dénommée Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015) a organisé une marche dans les rues de Lomé. Dans un registre plus confus, des associations et organisations proches du pouvoir ont, elles aussi, organisé une marche pour exprimer leur soutien au chef de l’Etat et réclamer que la Constitution ne soit pas modifiée, avec des manifestants acheminés à Lomé par des dizaines de bus.
 
Déjà dans la matinée, des milliers de partisans et militants du CAP 2015 ont envahi les rues adjacentes du point de départ de la manifestation, scandant des slogans appelant à la modification de la Constitution et à la limitation du mandat présidentiel. Des heures durant, le carrefour de Bè-Gakpoto et la rue menant au marché de Bè étaient noirs de monde, les milliers de militants attendant les leaders qui viendront donner le ton de la marche peu avant la mi-journée. Un départ retardé pour permettre aux partisans d’UNIR de finir leur manifestation, et éviter toutes possibilités d’affrontements, affirment certains observateurs.
 
La marche démarrée, ils étaient des dizaines de milliers à battre le pavé en direction de l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé où devrait se tenir, selon le planning rendu public par CAP 2015, un meeting avec une série de discours des leaders. Pour une estimation de la mobilisation, il y a lieu de dire que la foule des manifestants débordait du Boulevard Félix Houphouët Boigny jusqu’à Déckon. Une mobilisation qui a fait dire à la Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Brigitte Adjamagbo Johnson, que « c’est la foule des grands jours ».
 

Bavure
 
Mais la manifestation n’atteindra pas le point de chute, car à environ 400 m du Palais des Congrès, des policiers et gendarmes ont bloqué toutes les rues d’accès, au niveau du carrefour RAMCO. Quelques minutes d’observation ont suffi pour déclencher les hostilités. Après quelques instants de bousculades, les premiers coups de gaz lacrymogènes et de jets d’eau dans la foule partirent. A ces tirs, les manifestants répondaient par des jets de pierre. La dizaine de minutes d’affrontements ont occasionné des blessés.
 
Les effets d'une grenande sur le genou d'une femme
Les effets d’une grenande sur le genou d’une femme
 
Suite à la dispersion des manifestants, des véhicules du Service de Recherche et d’Investigation (SRI) sont entrés en activité, faisant des allers et retours avec à leurs bords des individus identifiés comme étant des manifestants. Aussi, des militaires se sont-ils positionnés à plusieurs endroits sur le boulevard du 13 Janvier et derrière l’agence principale de la BTCI et n’ont pas a hésité à brutaliser certains confrères qui filmaient leurs manœuvres. Un autre reporter a aussi été victime de menaces alors qu’il prenait des images au carrefour Déckon. C’est à ce même endroit qu’un militaire a chargé son fusil et menacé de nous tirer dessus.
 
Jusqu’à 17 heures, heure à laquelle nous quittions le quartier Bè, une poignée de jeunes opposaient encore une résistance farouche aux forces de l’ordre et de sécurité appuyés par des véhicules de militaires bien que ces derniers ne soient pas qualifiés pour encadrer des manifestations civiles.
 
Pourtant dans la soirée, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Gilbert Bawara, invité dans l’émission « Au cœur de la nation », a tenté de nier la présence des militaires aux côtés des gendarmes et policiers.
 
Le vendredi 28 novembre prochain, les associations de défense des droits de l’Homme seront aussi dans les rues pour réclamer, à l’instar de CAP 2015, les réformes constitutionnelles et institutionnelles avant la présidentielle de mars 2015.
 
G.A.
 
source : Liberté Togo
 

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Publié le 25 novembre 2014


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