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Flash info :: | Le coup de force électoral d’avril 2015 au Togo | Selom Klassou a représenté ce vendredi Faure Gnassingbé à l’investiture du président du Cap-Vert, Jorge Carlos Fonseca, réélu démocratiquement début octobre 2016 (officiel). | Mettre la pression pour les réformes : CAP 2015 en tournée fin août à partir de Tône (nord) | Le match amical Gabon-Togo de fin mai prochain n’aura pas lieu. | Commémoration des 56 ans d’indépendance du Togo: Faure Gnassingbé a ouvert officiellement les portes du Radisson Blu 02 février ce 26 avril 2016.



Pourquoi je vote contre Faure Gnassingbe

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Les Togolais se rendent aux urnes dans moins de trois semaines, plus précisément le 25 avril 2015 pour élire leur futur président de la République. Alors que la majorité des Togolais, 85%, sont favorables à l’alternance, chiffre révélé par un sondage d’Afro-Baromètre, les réformes pouvant ouvrir la voie à ce changement sont renvoyées aux calendes grecques. L’actuel locataire du Palais de la Marina, Faure Gnassingbé qui, visiblement ne veut pas de ces réformes, veut rempiler pour un troisième mandat, ne laissant le choix à la majorité des Togolais qui aspirent aux changements que de le renvoyer par les urnes. C’est pour cette majorité de Togolais, ceux qui rêvent du changement et d’alternance pour notre pays.
 
Ceux qui croient à la force du bulletin de vote et qui espèrent que notre pays peut rentrer dans le concert des nations civilisés et démocratiques offrant les chances égales à tous que cette rubrique est destinée. Intitulée « Pourquoi je vote contre Faure Gnassingbé », la rubrique vous offre l’occasion de donner les raisons pour lesquelles vous votez ou vous appelez à voter contre l’actuel président de la République.
 
Nous publierons les textes que vous nous ferez parvenir par adresse mail : contact@togoactualite.com. Vous pouvez si vous le désirez garder l’anonymat.
 
 

POURQUOI JE VOTE CONTRE FAURE GNASSINGBE

 
Faure Gnassingbé disqualifié pour diriger le Togo. Dans quelques jours, sauf surprise, le Togo connaitra un cinéma-électoral comme à son habitude. Les élections dans ce rectangle de pays sous l’ère du clan Gnassingbé et affidés depuis l’ère démocratique, sont dénuées de leur sens. Elles constituent une promenade de santé pour ceux qui pensent avoir le titre foncier du pays. Les élections sont pour le régime togolais une occasion  »rêver » d’enlever à la démocratie tout son sens et d’user de fraudes inimaginables grâce aux institutions nationales et moyens de l’état dont ils disposent pour se maintenir au pouvoir avec la complicité d’une certaine communauté internationale et d’une opposition de plus en plus irresponsable et complice préférant s’associer à ses mascarades renouvelées pour des mobiles qui sont propres à ceux qui se réclament pourtant des forces du changement et de l’alternance.
 
Carton rouge à Faure Gnassingbé, le chantre d’une nouvelle mascarade électorale en ce 21ème siècle, la mascarade de trop pour un président de la République par filiation qui est tout sauf à sa place.
En clair, Faure Gnassingbé est disqualifié pour diriger le Togo, parce que le Togo est censé être une république avec des lois qui la consacre. Faure Gnassingbé se retrouve à la tête du Togo par filiation et par procuration. Il ne serait pas fils d’Eyadema qui a totalisé lui-même 38 ans de règne, que lui Faure, son fils ne serait jamais président du Togo. Donc Faure Gnassingbé se retrouve à la tête du Togo par la force des choses non à la faveur des règles démocratiques. Le bon sens voudrait qu’il postulat pour diriger le Togo et y arrive par la volonté du peuple souverain, malheureusement il a préféré s’imposer aux togolais sans avoir leur onction.
 
A la mort de Gnassingbé Eyadema, Faure a bénéficié d’un triple coup de force, constitutionnel, institutionnel puis électoral. Les articles de la constitution ont été bidouillés nuitamment pour faire de Faure en sa qualité de ministre en l’espace de quelques minutes, député, président de l’assemblée nationale puis président de la république. Les institutions de la république ont été à la solde du fils du père grâce à l’armée dont une bonne partie reste au service du clan au pouvoir. A la suite du tollé général qu’a provoqué ces monstres violations des institutions et des lois du pays, le régime fait semblant de rétablir l’ordre constitutionnel pour perpétrer quelques semaines après un coup de force électoral soldé par au moins un millier de morts selon la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme.
La constitution togolaise même dans ces différentes versions toilettées prévoit que tout citoyen qui use de coup de force puisse subir la rigueur de la loi.
 
A ce jour Faure Gnassingbé qui devrait répondre de ses actes devant des juridictions dans un pays normal, se retrouve malgré ses faits graves à la tête du Togo et postule pour un troisième quinquennat après une décennie d’un pouvoir cadeau au bilan négatif.
Faure, chef de l’état depuis 10 ans est disqualifié pour postuler pour un troisième mandat mais étant à la tête d’un pays de non droit il continue de passer outre les règles démocratiques et de poursuivre ses coups de force électoraux assuré d’une impunité no limit.
 
Au plan politique, Faure Gnassingbé refuse depuis 2006, l’année de la signature de l’Accord Politique Global (APG) qui préconise le retour à un cadre constitutionnel et institutionnel normal, d’opérer ses réformes. Ce qu’il a promis de faire tout au long de ses mielleux discours, alors que c’est de l’APG qu’il tire son pseudo légitimité au regard des centaines de morts qu’a occasionné son avènement au pouvoir.
Faure Gnassingbé a usé de dilatoire et tourné dans la farine la classe politique de l’opposition, les représentations diplomatiques, les confessons religieuses qui n’ont cessé de l’appeler à faire les réformes avant la tenue des scrutins notamment la présidentielle de 2015.
 
Faure Gnassingbé ne mérite d’occuper le fauteuil présidentiel, il s’est révélé un champion en violations des droits de l’homme avec des dossiers phares et d’autres dossiers de togolais anonymes qui font face à une justice aux bottes du numéro un togolais.
Au rang des dossiers phares ceux de kpatcha Gnassingbé et co-accusés, Bertin Agba, Pascal Bodjona, les victimes des exactions de 2005, des incendies des marchés de kara et de Lomé, de la révocation des députés pour ne citer que ceux là.
 
Dans aucun de ces dossiers le pouvoir de Faure Gnassingbé n’a pu trancher en faveur du droit. La justice de Faure, s’est révélée, une véritable honte pour la république. Les citoyens, victimes de cette parodie de justice ont dû recourir à la cour de justice de la CEDEAO, la cour africaine des droits de l’homme et des peuples ou encore le groupe de travail sur la détention arbitraire de Genève. Une chose est constante devant ces juridictions supra nationales, le Togo a été condamné à payer des centaines de millions de FCFA au titre de dommages que les victimes ont subi ne serait-ce que sur le plan des violations des droits de l’homme.
 
Mieux le pouvoir de Faure Gnassingbé a passé outre les décisions de justice de ces juridictions et des institutions onusiennes notamment le groupe de travail sur la détention arbitraire pour démontrer son statut d’un état hors la loi.
 
Au plan économique, malgré son discours dans lequel le fils d’Eyadema reconnait que seule une minorité jouit des richesses du pays. Trois ans après cette déclaration, aucune disposition n’est prise pour réduire l’écart entre les immensément riches qui appartiennent tous au clan au pouvoir et ceux qui ont du mal à avoir deux repas quotidiens. Le Togo de Faure Gnassingbé reste un pays au service de la minorité au pouvoir.
Les marchés continuent de s’attribuer gré à gré sans oublier les scandales financiers sans aucune suite judiciaires avec de temps à autres les braquages des commerçants et commerçantes et s’il le faut en plein midi sans que les très efficaces services de renseignements et les très compétents services de sécurité ne trouvent les auteurs de ces actes de psychoses nationales. Les auteurs pour certains sont dans les bonnes grâces de la dictature héréditaire.
 
Faure et sa clique peuvent crier politiques de grands travaux, croissance à 6%, Togo émergence 2030, le résultat est là, un échec cuisant pour le clan qui dirige le Togo par la force des choses dans le clientélisme, l’amateurisme, l’improvisation et l’impunité.
 
En plein 21ème siècle le système de santé est dans un chaos indescriptible. Le coton, l’alcool, les gants, l’eau courante sont des denrées rares. Nul besoin de rappeler que le matériel de soins est inexistant et vétustes. La clique au pouvoir qui se soigne à l’extérieur n’a que faire des cris des togolais qui sont emportés par le petit mal de tête, de ventre et d’autres maladies bénignes et pourtant le Togo regorge de professionnels de santé de qualité. Le même tableau peut être peint dans le domaine de l’éducation, de l’agriculture, des infrastructures, du fonctionnement des institutions, en économie et autres. Le pays de Faure Gnassingbé est en putréfaction avancée en dépit de la politique de saupoudrage pour surfer sur la conscience des faibles d’esprit et de quelques rares naïfs.
 
Le fils du père, continue sa politique de spectacle dans un désordre inouï.
C’est avec cette prestidigitation au sommet de l’état doublé d’un certain gangstérisme que le descendant de la race aryenne du Togo, compte s’offrir le mandat 3, le mandat de trop dans un scrutin-cinéma aux résultats connus et aux conséquences inconnues.
 
Carton rouge pour Faure Gnassingbé et son projet de bail illimité sur le Togo qui mérite mieux que des dirigeants sans vision ni patriotisme.
 

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Publié le 11 avril 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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