Le président togolais exclut de limiter le nombre de mandats présidentiels

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Accra Le président togolais Faure Gnassingbé, en visite au Ghana, a exclu mardi de réformer la Constitution pour limiter le nombre de mandats présidentiels, comme le réclame l’opposition, et a laissé entendre qu’il pourrait être candidat à sa succession en 2015.
 
Sur sa possible candidature en 2015, qui suscite de vives tensions au Togo, M. Gnassingbé a déclaré vouloir « réserver la primeur » de la nouvelle à ses compatriotes à Lomé, « si (son) parti (lui) fait confiance ».
 
« Tout ce que je peux vous dire, c’est que la Constitution en vigueur sera rigoureusement respectée », a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Accra, après une rencontre avec son homologue ghanéen John Mahama.
 
L’opposition togolaise réclame depuis plusieurs mois que des réformes politiques soient menées, notamment sur la limitation du nombre de mandats présidentiels et le mode de scrutin, avant la présidentielle de 2015.
 
Selon la Constitution togolaise, le nombre de mandats n’est pas limité. Rien n’empêche donc M. Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, de briguer un troisième quinquennat en 2015.
 
Les réformes voulues par l’opposition ont déjà été rejetées une fois par le Parlement, où le parti au pouvoir détient la majorité.
 
« Naturellement, l’opposition et les partis politiques peuvent avoir une opinion sur telle ou telle chose, mais ce vers quoi nous devons tous tendre, c’est la stabilité surtout, et le respect des dispositions constitutionnelles », a insisté M. Gnassingbé, lors d’une de ses rares interventions publiques.
 
Le chef de file de l’opposition togolaise, Jean Pierre Fabre, qui a rencontré samedi le président Gnassingbé à Lomé, avait cependant prévenu, à l’issue de cet entretien, que la présidentielle de 2015 n’aurait « aucun sens
sans ces réformes ».
 
La rencontre entre MM. Fabre et Gnassingbé a eu lieu au lendemain d’une manifestation de milliers de partisans de l’opposition contre le régime, manifestation réprimée par la police.
 
Porté au pouvoir par l’armée à la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma qui a gouverné le pays d’une main de fer pendant 38 ans, Faure Gnassingbé a remporté en 2005 et 2010 des scrutins présidentiels dont les résultats ont été contestés par l’opposition.
 
str-cdc/tmo
 
source : AFP
 

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