Présidentielle : Des ODDH et partis de l’opposition à nouveau au créneau pour exiger les réformes politiques, avant la tenue de ce scrutin

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Des Organisations de Défense des Droits de l’Homme (ODDH) et certains partis politiques de l’opposition sont à nouveau montés au créneau mercredi après-midi pour exiger les réformes politiques avant la tenue de la prochaine présidentielle.

 

Cette sortie fait surtout suite à la position de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti politique de l’opposition) qui n’entend pas boycotter ce scrutin, même si les réformes ne sont pas opérées avant le scrutin.

 

Des ODDH et partis politiques qui soutiennent Jean Pierre Fabre, le président de l’ANC et candidat du Combat pour l’Alternance Politique (CAP 2015, regroupement de sept partis) n’entendent pas l’accompagner dans son action. Ils se disent prêts à poursuivre la lutte, afin que les réformes soient opérées, avant toute élection.

 

« Nous affirmons et nous réaffirmons que les réformes sont indispensables avant toute élection au Togo. Nous estimons que tout le monde (la société civile, les partis politiques etc…) doit se mobiliser pour comprendre que ces réformes voulues par 85% des togolais doivent être faites. Nous voulons que ces 85% des togolais entrent en symbiose pour réclamer ces réformes », a déclaré Me Zeus Ajavon.

 

« Nous allons mobiliser la population, nous allons mobiliser la diaspora pour obtenir ces réformes avant toute élection. Et je ne vois pas ce qui peut nous empêcher d’avoir ces réformes », a-t-il souligné.

 

Le climat politique est un peu morose ces derniers mois, parti au pouvoir et opposition notamment le principal parti politique de l’opposition étant à couteaux tirés sur une proposition de loi portant réformes politiques.

 

Les discussions sont bloquées depuis quelques jours à la commission des lois, les deux camps étant très tranchés sur la disposition relative à la limitation du mandat présidentiel (10 ans au plus). Dans l’actuelle constitution, le mandat n’est pas limité.

 

Pour les députés de l’ANC, le texte prendra immédiatement effet, une fois adoptée. Exigence qui vise le président Faure Gnassingbé élu en 2005 et réélu en 2010. En terme clair, les députés de l’ANC tentent de bloquer la route à Faure Gnassingbé pour une nouvelle candidature au prochain scrutin. Attitude qui n’est pas du goût de leurs collègues du parti au pouvoir pour qui, le compteur doit être remis à zéro, après le vote du texte.

 

Rappelons qu’aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue de ce scrutin présidentiel. Mais il pourra se tenir « à la mi-avril », a indiqué mardi à l’Agence savoir News, le ministre de l’administration territoriale Gilbert Bawara. FIN

 

Junior AUREL

 
source : savoir news
 

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