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Présidentielle du 15 avril au Togo : Avantages et inconvénients des quatre candidatures de l’Opposition

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La marche vers la présidentielle du 15 avril prochain au Togo a amorcé son dernier virage depuis avec la clôture du dépôt des candidatures. Ils sont au total cinq dont quatre de l’opposition à avoir effectivement déposé leurs dossiers de candidature à la commission électorale nationale indépendante (CENI) pour la présidentielle prochaine.
 
C’est le résultat donné par l’instance en charge de l’organisation des élections au Togo à la clôture du dépôt de candidature ce 1er mars à minuit. Il s’agit de quatre candidats issues des rangs de l’opposition à savoir le candidat du Cap2015 Jean-Pierre Fabre ; le candidat de l’ADDI Tchabouré Aimé Gogué ; le candidat du NET Gerry Taama ainsi que le candidat du MCD Me Tchassona Traoré et le président sortant candidat de l’UNIR Faure Gnassingbé.
 
Les dossiers de ces cinq candidats sont transmis depuis lundi au ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation pour vérification de conformité des différentes pièces exigées. Après cette étape, ces dossiers seront retransmis à la CENI pour être ensuite transmis à la Cour Constitutionnelle pour validation définitive 25 jours au moins avant la date du scrutin. La liste définitive des candidats est attendue pour le 21 mars prochain et le 30 mars sera probablement celle du démarrage de la campagne électorale.
 
Même si l’opposition a des candidats en course pour cette présidentielle, elle continue de dénoncer le passage en force du régime en place et surtout son coup de force.
 
Constat
 
Après la proclamation des noms des candidats ayant effectivement déposé leurs candidatures pour la présidentielle du 15 avril prochain, trois constats peuvent être faits.
 
On note d’abord, quelques grands absents comme Alberto Olympio, du Parti des Togolais premier à annoncer sa candidature mais qui, pour non fiabilité du fichet électoral à refusé de déposer sa candidature, le CAR de Dodzi Apévon qui continue de réclamer les réformes constitutionnelles, Gil Christ Olympio de l’UFC qui n’a pas donné une position claire sur sa non participation à l’élection.
 
Ensuite, une fois de plus, l’opposition togolaise n’a eu de consensus autour d’une candidature unique pour accroître sa chance de battre Faure Gnassingbé. Même si, pour le candidat du CAP 2015, Jean-Pierre Fabre il va à cette élection pour battre Faure Gnassingbé, il est aussi vrai qu’une multiplicité de candidature de l’opposition risquerait d’émietter les voix de l’opposition sur pour une élection à un tour où avec une seule voix de plus, le candidat d’UNIR peut être proclamé vainqueur.
 
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la situation de 2010 risquerait de se reproduire. Car, même s’il est évident qu’un candidat de l’opposition puisse gagner Faure Gnassingbé au cours de cette élection, mathématiquement il est plus difficile de le démontrer quand le nombre de candidats de l’opposition est élevé. D’ailleurs, l’exemple du Sénégal reste une école, Wade arrivé en tête au premier tour aurait pu gagner s’il s’agissait d’un seul tour. Or, l’ensemble des voix de l’opposition donnait celle vainqueur.
 
Enfin, il convient de noter par rapport à la liste de candidats publiée par la CENI que, contrairement aux autres années où, on retrouvait plus de candidats issus du sud et un seul candidat dans la région septentrionale (du pouvoir), cette année, on retrouve quatre des cinq candidats qui viennent du nord Togo. Ce qui constituerait un avantage certain pour l’opposition, le candidat du Cap qui est le seul issu du sud. Car, quoique l’on dise, pour le moment, le vote au Togo se fait surtout sur la base du régionalisme et ensuite la capitale Lomé où on trouve plus de la moitié des électeurs est acquise à la cause de l’opposition en particulier le Cap2015. Au même moment, le nord jadis acquis à la cause du seul candidat de la région, celui du pouvoir sera divisé entre les trois autres candidats de cette zone. Ce qui va constituer un obstacle pour le candidat d’UNIR, Faure Gnassingbé qui risque à coup sûr de perdre une partie de son électoral.
 
Malheureusement, malgré ces avantages que l’opposition peut tirer, l’on assiste à une opposition au sein de l’opposition qui risque comme toujours de démobiliser l’électorat de celle-ci. Puisque, entre les partis et ODDH qui continuent d’exiger les réformes et ceux qui ont décidé de prendre part à cette élection, les attaques par médias interposés sont de plus en plus montées d’un cran ces derniers jours. Ce qui risquerait de démobiliser les électeurs. La preuve en est le fort taux d’abstention observé lors des dernières législatives de juillet 2013.
 
Lomé, Jean Claude Bakali pour togonews.info
 

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Publié le 5 mars 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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