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Réduit à son ombre, le Prince ferme lâchement les écoles

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En avril 2013, lors d’une marche pacifique d’élèves à Dapaong, deux élèves ont perdu la vie sous le coup des tirs tendus des forces de l’ordre et de sécurité.
 
Douti Synalingue et Ansèlme Gouyano venaient ainsi d’être victimes d’un acte barbare et cruel de la part des agents véreux et sanguinaires acquis à la solde du Prince et de son régime.
 
Jusqu’à ce jour, justice n’est pas toujours pas rendue à ces élèves martyrs qui venaient ainsi de voir leur vie lâchement éclaboussée dans une indifférence totale du despote et de son pouvoir.
 
Deux ans après, les mêmes contextes se reproduisent. L’Etat ne veut toujours pas garantir le minimum de conditions optimales aux fonctionnaires de l’administration publique et par ricochet aux enseignants obligeant ainsi ceux-ci à entrer à nouveau en grève.
 
Devant cette situation qui perdure, les élèves, encore une fois, se sont vu obligés de sortir dans les rues pour réclamer à nouveau leurs enseignants et en même temps des cours.
 
Le phénomène a été impressionnant mardi dans les rues de Lomé comme dans bien d’autres villes du pays où des centaines d’élèves ont envahi les rues.
 
Comme solution, le Prince emprunte, encore une fois, un raccourci inadmissible par la fermeture jusqu’à nouvel ordre de tous les établissements publics et privés du Togo.
 
Dans son entendement, il suffira de fermer les établissements pour réduire le monde scolaire au silence et donc éviter les mouvements d’humeur des élèves, enseignants et parents.
 
Mais jusqu’où, une telle démarche aussi lâche pourrait avoir son effet ?
 
Comme à son habitude, le régime du Prince confond toujours la résignation du peuple à une forme de consentement.
 
Voilà pourquoi, à tout bout de champ, il soutient toujours que le Togo est un pays stable alors même que tous citoyens, au quotidien, boudent et tirent le diable par la queue au moment où la minorité au sommet de l’Etat vit dans une richesse insolente en pillant systématiquement l’essentiel des deniers publics.
 
Mais ce qui est frappant, c’est le recourt au mensonge opéré sans honte par le gouvernement dans le communiqué qu’il a rédigé pour annoncer aux togolais, la fermeture des écoles.
 
Il est béatement soutenu dans ce texte qu’ « alors que les discussions se poursuivent entre le gouvernement et les centrales syndicales sur la plateforme revendicative déposée par la synergie des travailleurs du Togo, ces mouvements se sont accentués ».
 
Voilà du faux. Depuis le jour où il a maladroitement fait irruption au CHR de Lomé où il a tenu des propos aussi arrogants que déplacés à l’égard des travailleurs togolais, le PM n’a plus cherché à mener une quelconque discussion avec les responsables de la synergie.
 
Qu’il entreprenne des discussions avec d’autres centrales à coquille vide, est un fait. Mais de là soutenir grossièrement que les discussions se poursuivent avec les auteurs de la plateforme est du faux.
 
Certes, dans la soirée du même jour de sa sortie ratée, il a tenu une ultime réunion avec eux à la primature et par la suite, il a aussi passé un coup de fil à la présidente de la STT, mais c’était beaucoup plus par souci d’intimidation et de menace plutôt qu’autre chose.
 
Alors de quelles discussions le gouvernement nous parle-t-il au moment où le chef du gouvernement lui-même estime que son gouvernement ne va plus s’attarder sur les revendications de primes des travailleurs ?
 
A quel moment le PM a-t-il à nouveau engagé des discussions avec la STT à part celles du 02 février où il a longuement vociféré sans rien proposer de concret ?
 
Et à supposer qu’une telle discussion avait réellement eu lieu, elle porterait sur quoi concrètement ?
 
Sur la question du redressement de la grille salariale et des primes ou sur les équipements de travail sur lesquels le PM a cru devoir insister à sa sortie du 02 février au CHR ?
 
A partir du moment où il a clairement soutenu qu’il n’entendait plus s’attarder sur les revendications des primes et conditions de vie des travailleurs alors même que c’est cela qui constitue l’épine dorsale de la plateforme revendicative des travailleurs, l’on peut logiquement conclure qu’il n’y a plus de débat envisageable entre les deux entités.
 
Voilà justement le genre d’incohérences que nous contestons vivement dans l’attitude de nos gouvernants. Ils ne se donnent jamais les moyens de leur politique. Ils affirment des choses sans jamais pouvoir les assumer.
 
Le PM croit-il vraiment pouvoir se passer des revendications actuelles de la synergie ?
 
Sinon pourquoi a-t-il délibérément choisi de mettre les pieds dans les plats en s’en prenant vertement aux responsables de la synergie pour ensuite affirmer dans un communiqué qu’il poursuit les discussions en vue de trouver de solution idoine ?
 
Quelle crédibilité le PM pense-t-il avoir si réellement contraint par les réalités du terrain, il se voit ainsi obligé de réengager des discussions avec la STT sur la question des primes et le redressement de la grille salariale alors même qu’il avait publiquement et naïvement de tout rejeter ? Vraiment pitié !
 
Il est temps que nos dirigeants sortent de cette illusion complète du pouvoir qu’ils n’ont en réalité pas.
 
Ils se ridiculisent au jour le jour aux yeux des togolais avec des affirmations gratuites, des mensonges et faux-fuyants aussi lâches qu’irresponsables.
 
Tout compte fait, le Prince et son PM doivent se rendre à l’évidence qu’ils n’ont d’autres choix que de satisfaire pleinement aux revendications des travailleurs. Ceux-ci détiennent un pouvoir incommensurable dont nos gouvernants semblent ne pas avoir conscience.
 
Si par un simple mot d’ordre, les 95% des travailleurs togolais rentrent en grève et qu’ensuite tous les élèves sortent dans les rues de Lomé à Cinkansé pour réclamer leurs enseignants, au nom de qui le Prince et son PM parlent alors ?
 
S’ils sont conséquents envers eux-mêmes, ils doivent pouvoir comprendre que personne ne les soutient réellement, qu’ils ne représentent plus que l’ombre d’eux-mêmes et donc tirer les conséquences logiques qui s’imposent.
 
Le forcing qu’ils sont en train d’opérer jusqu’à présent a forcément une fin. Prions simplement qu’elle leur soit pas trop fatale.
 
source : togoinfos
 

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Publié le 18 février 2015 dans Envoyez cet article à un ami

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