Réformes : Gilbert Bawara met en garde contre ce qui peut faire échouer la proposition de loi

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Invité dimanche dans l’émission « 12-13 » de la radio Nana FM, le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales, Gilbert Bawara a mis en garde les signataires de la proposition de loi introduite il y a quelques jours à l’Assemblée nationale pour la réforme de la Constitution, contre un certain nombre de comportements qui peuvent faire échouer les réformes exigées.
 
« Si c’est le même état d’esprit qui a prévalu en juin 2014 qui continue à les animer ; si l’objectif, c’est de continuer à être enfermé dans le sectarisme et l’esprit partisan, il sera difficile de parvenir à un compromis », a déclaré le ministre », a-t-il déclaré tout en précisant que les perspectives d’aboutissement de la proposition de loi seraient différentes « si les raisons pour lesquelles le projet de loi avait été rejeté en juin 2014 n’existent pas parce que chacun a évolué et qu’il y a un nouvel état d’esprit».
 
Il persiste et signe, le projet de loi de réforme constitutionnelle initié par le gouvernement a échoué le 30 juin 2014 à cause de l’insuffisance de volonté d’ouverture et d’esprit de recherche de compromis et de consensus et du manque de réalisme de la part d’une frange de l’opposition sur l’éventualité de la candidature de Faure Gnassingbé, à la tête du pays depuis bientôt 10 ans.
 
Selon M. Bawara au cours de l’audience accordée par le chef de l’Etat à Jean-Pierre Fabre samedi, la délégation conduite par le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a exprimé des préoccupations concernant les réformes institutionnelles et institutionnelles avec en toile de fond, la proposition introduite à l’Assemblée. « A cet égard, le président a tout simplement rappelé que le discours de cette proposition s’inscrit dans une procédure et il faut la laisser suivre son cours, le président de la République n’a pas pris de position particulière », a-t-il ajouté.
 
« A cette occasion, il a également rappelé son attachement au dialogue, à la concertation et au consensus. Au Togo comme partout au monde, une réforme politique majeure, notamment celle de la Constitution ne peut être que le fruit d’un compromis et d’un consensus. Ces constats ont été rappelés à Jean-Pierre Fabre au cas où il l’aurait oublié », a-t-il relevé.
 
Il est prématuré de se prononcer sur le sort de cette proposition de loi, a-t-il conclu.
 
Telli K.
 

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