Réformes politiques : Le CST et la Coalition Arc-en-ciel dans les rues de Lomé ce vendredi

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Des militants et sympathisants du Collectif Sauvons le Togo (CST) et de la Coalition Arc-en-ciel ont battu le pavé ce vendredi dans les rues de Lomé, pour exiger des réformes constitutionnelles et institutionnelles, a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.

 

Partis de Bè-Gakpoto, les manifestants ont sillonné certaines artères de la capitale, avant de chuter à Bè Kodjindji pour un meeting.

 

Au milieu du cortège, on notait la présence de plusieurs responsables du CST et de la Coalition Arc-en-ciel dont Me Zeus Ajavon, Jean Pierre Fabre, Me Dodji Apévon, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, Gerry Taama et Dr Georges William Kouessan.

 

Soutenu par la Coalition Arc-en-ciel, le CST a lancé trois jours de manifestations : un meeting s’est déroulé jeudi à Bè Kodjindji. Il est également prévu une autre marche samedi à Lomé.

 

« Nous sommes dans les rues ce vendredi, parce que nous voulons des réformes. Et nous avons compris qu’en étant ensemble, nous sommes plus forts et nous arriverons à obtenir ces réformes », a déclaré à l’Agence Savoir News Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) et membre de la Coalition Arc-en-ciel.

 

« Nous voulons que désormais, la limitation de mandat soit réinsérée dans notre constitution ; que plus jamais, aucun togolais ne peut se permettre de vouloir gouverner ce pays pendant plus de dix ans. Nous voulons un mode de scrutin à deux tours pour l’élection du président de la république », a-t-elle ajouté.

 

Pour Jean Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et membre du CST, la limitation du mandat présidentiel « doit s’appliquer immédiatement », une fois les textes adoptés.

 

Les réformes politiques constituent le principal sujet qui divise la classe politique togolaise. Les principaux partis politiques de l’opposition exigent une limitation de mandat présidentiel avec +effet immédiat+ et un mode de scrutin à deux tours.

 

Selon des textes de réformes envoyés récemment au Parlement par le gouvernement « sous forme de projet de loi », ces deux points figurent en bonne partie. Sauf que la limitation ne tient pas compte de +l’effet immédiat+ exigé par l’opposition. Cette exigence des principaux partis de l’opposition vise le président Faure Gnassingbé, élu en 2005 et réélu en 2010.

 

Pour l’instant, rien ne l’empêche se représenter à la présidentielle de 2015, car selon l’article 59 de la constitution : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans. Il est rééligible ». FIN

 

En Photo : Des responsables du CST et de la Coalition Arc en ciel dans les rues de Lomé ce 27 juin 2014

 

Junior AUREL

 

Savoir News

 

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