Répression au Burkina Faso : Des éléments du camp du 4è RI de Dapaong suspectés, les FAT démentent

image_pdfimage_print

manif_burkina_soldats
Parmi les soldats, certains ne parlent ni le Mooré, ni le Dioula!


La maison de Tchalim Tcha Koza saccagée à Ouagadougou en guise de représailles
 
Des langues ont commencé à se délier après la répression de la manifestation du 30 octobre à Ouagadougou. Il nous revient depuis Ouagadougou que des éléments du camp du 4è RIA de Dapaong auraient été ceux qui ont ouvert le feu sur les manifestants. Ce que dément la haute hiérarchie militaire du Togo.
 
L’information nous vient d’un correspondant à Ouagadougou. Peu avant la répression des manifestations du 30 octobre dernier, l’ancien président Blaise Compaoré ont fait appel à l’aide de « son homologue togolais ». « C’est ainsi que des éléments auraient été dépêchés depuis le camp du 4è RI de Nioukpourma situé à 15 km à l’ouest de Dapaong pour « donner un coup de main » à Compaoré. Et le 30 octobre, ce sont eux qui étaient en première ligne et ont ouvert le feu sur les manifestations, faisant une trentaine de morts », affirme une source militaire. Mais le lendemain, le chef d’Etat-major adjoint de l’armée togolaise, le Colonel Komlan Adjitowou a « fermement » démenti la présence de soldats togolais sur le territoire burkinabé. « Je démens formellement la présence de quelques forces togolaises que ce soient sur le sol du Burkina-Faso », a-t-il déclaré.
 
Nous apprenons aussi que des manifestants qui s’étaient rendu compte de l’implication de soldats togolais, s’en seraient pris aux Togolais ainsi qu’à leurs biens. Il nous revient qu’une demeure appartenant à un ancien ministre du régime togolais, Tchalim Tcha Koza , a été mise à sac. Quelle relation existerait-elle entre cet ancien irréductible du régime et les manifestations au point que sa demeure devienne la cible de manifestants ?
 
Ce ne serait pas la première fois que des informations faisant état de l’implication de soldats togolais dans les affaires intérieures du Burkina Faso sont portées à l’attention de l’opinion publique. Rappelons-nous qu’il y a un peu plus de 27 ans, dans la nuit du 15 octobre 1987, un coup d’Etat perpétré par Blaise Compaoré avait ôté la vie au président Thomas Sankara ainsi qu’à une douzaine de ses proches. En ce temps, des haut-gradés de l’armée togolaise avaient été cités sans qu’il y ait eu de suite. Aujourd’hui, c’est cette même armée dont des éléments sont encore cités comme ayant accompli la basse besogne. Et l’itinéraire emprunté par Blaise Compaoré semble corroborer ces informations.
 
Des sources d’un correspondant à l’intérieur du pays, l’ancien président burkinabé a d’abord rallié Dapaong en hélicoptère, une ville frontalière avec le Burkina Faso avant de descendre dans la capitale Lomé. Mais pour des raisons que nous nous forçons d’élucider, l’homme n’a pas eu droit à l’asile qu’il espérait trouver au Togo. Il est alors reparti sur Yamoussoukro où le président Alassane Ouattara lui a rendu déjà visite.
 
Il y a quelques jours, des citoyens du monde entier, par un appel à tourner la page – tournonslapage.com-, ont pris sur eux d’œuvrer pour empêcher les mandats élastiques en Afrique, et le Burkina et le Togo figurent parmi les pays concernés. Aujourd’hui les Burkinabé peuvent penser à autre chose qu’à un référendum pour modifier leur Constitution. Il reste aux autres pays concernés par cet appel à prendre leur destin en mains.
 
Abbé Faria
 
Liberté Togo
 

Commentaires

comments

Ecrire un commentaire

Saisissez votre mail.

Please type the characters of this captcha image in the input box

Merci de taper les caractères de l'image Captcha dans le champ

*