Répression des militants du PNP au carrefour 3K: ce qui s’est réellement passé

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© aLome.com par Edem Gadegbeku & Jacques Tchako
Dernier jour des 3 nouvelles journées de manifestation de l`Opposition togolaise contre le régime UNIR
Lomé, le 02 décembre 2017. Devanture de l`Hôtel Sancta Maria. Meeting. Des milliers de Togolais ont de nouveau répondu à l`appel de l`Opposition, à ce dernier jour des 3 journées de mobilisation pour décrier concomitamment le pouvoir togolais dans plusieurs villes du pays. Un nouvel appel à manifester a été lancé sur jeudi 7 décembre prochain.


Le texte ci-dessous est une analyse publiée sur les réseaux sociaux par le Directeur de Publication du quotidien Forum de la Semaine, Dimas Dzikodo, en réaction à l’incident qui a eu lieu hier samedi au carrefour 3K après la marche de la coalition de l’opposition.

Des manifestants auraient été brutalisés et blessés par des militaires positionnés sur le boulevard Gnassingbé Eyadèma au niveau du carrefour 3K. La répression que plusieurs médias ont qualifié de bavure n’en serait pas une selon l’analyse du DP de Forum de la semaine qui n’y voit qu’une simple mesure sécuritaire mis en place pour contourner un plan secret d’un groupe de manifestants…

Lire l’intégralité de son analyse:

N’apprehendons pas les choses avec tant de facilité extraite de nos considérations émotionnelles. En tant que professionnels des médias, nous avons l’obligation de transcender nos ressentiments apparents pour capter la réalité des faits au-delà des apparences. Car les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent, dit-on souvent !

Au demeurant, ce n’est pas uniquement les manifestants qui étaient interdits de passage hier soir au niveau du carrefour 3K ou d’Atikoume. En fait il s’agissait d’un périmètre de sécurité défini suite à des informations précises recueillies de sources concordantes bien introduites dans l’état major du G14, faisant état de ce que des groupes organisés au sein des manifestants s’apprêtaient à descendre sur la Présidence.

La persistance de l’information, sa concordance quoique provenant de sources diversifiées, a poussé les autorités à prendre des mesures préventives en définissant un périmètre de sécurité dans les environs de la Présidence en érigeant des barrières sur les principales voies qui y mènent. L’objectif n’est pas d’empêcher les manifestants de rentrer chez eux mais plutôt d’empêcher « les manifestants dits incontrôlés » pourtant bien contrôlés d’aller poser un acte aux conséquences imprévisibles.

Une route fait partie du domaine public et peut être utilisée par qui veut. Mais les pouvoirs publics peuvent, s’ils le jugent opportun, indispensable et dans la mesure de l’urgence de l’heure, définir un périmètre de sécurité temporaire, que tout le monde, reines ou rois, grands et petits, est tenu de respecter.

Ce n’est pas parce qu’on est opposant, manifestants ou leaders d’un parti politique de l’opposition qu’il faut toujours se mettre dans une posture de défiance au point de ne rien respecter dans les règles qui régissent la vie sociale dans la cité.
Les déviations définies hier ne s’imposaient pas uniquement aux manifestants ni à leurs leaders. Ça s’imposait à tout le monde y compris les partisans du pouvoir et tous les passants devraient s’y plier.

Tout le monde s’y plierait et il n’y aurait point de grabuge. C’est parce que certains s’imaginaient au-dessus des lois de la République simplement parce qu’ils sont des opposants que ce qui s’est passé hier est advenu. On aurait pu tout éviter si certains, après la marche, n’avaient pas d’autres idées derrière la tête.

Si l’objectif était de violenter les manifestants à leur retour, pourquoi les barrages policiers se limitaient dans les périmètres de la Présidence? Pourquoi d’autres barrages ne sont pas érigés sur des voies menant vers Adidogome, Djidjolé, Bè, Baguida, Kegue etc.? Pourquoi? Les manifestants ne viennent-ils uniquement que d’Agoè? Et pourquoi les agents du MO ne laissaient pas d’autres personnes passer au niveau des barrages pour s’en prendre uniquement qu’à ces manifestants identifiés comme tels, mais imposaient la déviation à tous les passants?

Une chose est certaine, nul ne se laisse mordre par un serpent qu’il a vu d’avance

Que Atchadam et sa clique oublient qu’ils marcheront pour faire partir le Président de la République Faure Gnassingbe du pouvoir. Car ceux qui réclament le départ du Président Faure Gnassingbe ne sont pas ceux qui l’ont élu.
Le Togo compte environ sept millions de population et Faure Gnassingbe n’a pas été élu à 100%. Il est clair que des millions de Togolais n’ont pas porté leurs choix sur son projet de société. Si ces millions sont déversés dans les rues, il est clair qu’il y aura foule!
Mais il est aussi capital de souligner que d’autres millions de Togolaises et Togolais, la majorité prouvée dans les urnes (confirmation démocratique dira le Président français Emmanuel Macron) ont porté leurs choix sur lui et son programme de société. Alors pourquoi ceux qui n’ont pas voté Faure Gnassingbe, Président de la République, demandent son départ?

Et la majorité qui l’a confirmé démocratiquement en 2015, n’est-elle pas constituée de Togolais? Et si par extraordinaire Atchadam ou Fabre venait au pouvoir, que ceux-ci aussi se mettent dans les rues pour réclamer son départ? Et voilà ceux qui l’ont élu, c’est eux qui demandent qu’il reste et qu’il porte encore leur flambeau aux futures compétitions électorales. Parce qu’il est leur champion. Et pourquoi cela devrait-il faire mal aux autres compétiteurs? Pourquoi veulent-ils assieger la Présidence ? Pourquoi veulent-ils pousser des jeunes naïfs et manipulés dans un guêpier?

Pour prendre Faure Gnassingbe comme un sac de maïs et le faire sortir pour venir installer Atchadam Tikpi à sa place? Oh…un peu de quand même !

Il est vrai que c’est ce qui est promis aux esprits crédules au cours des manifestations sur fond de maraboutages acharnés. Mais les différents échecs diplomatiques, les sorties du Président ivoirien Allassane Ouattara, les déclarations du Président français Emmanuel Macron et les tractations des Présidents guinéen et ghanéen doivent faire revenir sur terre Atchadam Tikpi et ses valets, pour qu’ils se rendent à l’évidence qu’il n’y a pas d’autres issues que le DIALOGUE .

Et tout peut d’obtenir au cours d’un dialogue et non suite à des préalables. Et si UNIR aussi posait des préalables?
 

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